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Philippe Manœuvre : «On ne lâchera pas le vinyle !»

media Christophe Carmarans / RFI

Le célèbre rock-critique français Philippe Manœuvre est un habitué de la Cidisc. Ardent défenseur du vinyle, il se réjouit de sa résilience. Chez lui, il n'écoute que des microsillons et en passe à l'antenne dès qu'il le peut dans ses émissions à la radio.

Qu’est-ce que l’amateur de vinyle vient chercher ici à la Cidisc ?
On vient chercher les vieilles pièces, des choses qu’on avait laissé passer à l’époque parce que, dans les années 1960, on avait malheureusement pas le budget pour acheter tout ce qu’on voulait. Donc pour nous tous, les baby boomers, je dirais que la quête continue. On continue à chercher des disques. On est dans le disque, c’est notre vie …

Etes-vous venu chercher un disque en particulier aujourd’hui ?
Après mûre vérification, j’aimerais bien trouver le premier album des Rolling Stones en monophonique avec le pressage anglais. Je l’ai déjà mais en pressage américain. Et maintenant ça me gêne. Je voudrais que, pour tous mes groupes anglais, j’aie le pressage anglais et que pour tous mes groupes américains, j’aie le pressage américain. Donc, voilà, c’est des petites choses comme ça… Mais en fait, j’ai aussi une émission de radio et moi j’aime beaucoup passer les 45 tours. Je pense que le 45 tours, c’était vraiment « la mitraille » de la radio. On a toujours besoin de retrouver des petites versions de disques qu’on a aimé. Et puis les versions 45 tours étaient mieux, elles étaient différentes. Sur les albums, c’était mixé moins violent, moins pimpant. Quand les gens décidaient qu’un titre allait sortir en 45 tours, il était remixé et, je ne sais pas, il y a une réverbération différente. Moi, c’est ça qui m’intéresse.

Chez vous, vous n’écoutez que du vinyle ?
Voilà ! J’ai un métier qui fait que j’ai mon bureau à Rock et Folk où toute la journée j’écoute des CD nouveaux qui arrivent. Mais, quand je rentre le soir chez moi, j’écoute du vinyle !

Sur quel matériel ?
J’ai un matériel normal. Une platine Technics lambda. J’ai eu, à une époque, des tentations de gros matériel avec des câbles invraisemblables qui coûtaient des millions le mètre (sic !) mais, en fait, à un moment je me suis dit : « mais tout ça, c’est pour écouter le Velvet (le Velvet Underground, ndlr), alors en fin de compte, je n’ai pas besoin d’un matériel ultrasophistiqué comme les gens qui écoutent du jazz ou de la musique classique. Je suis donc revenu à ma chaîne d’adolescent avec des enceintes JBL, un petit ampli et cette platine Technics … et on est très heureux ensemble (rire). Tout va bien, quoi ! Avec le vinyle, on n’a pas besoin de haute fidélité d’exception. Si on a de la haute fidélité d’exception, ça marche encore mieux mais le vinyle garantit une très bonne qualité à tout le monde, quel que soit le module sur lequel on le passe.

Le magazine Rolling Stone annonce que les ventes de vinyle on progressé de 30% en 2013 et que celle du CD on chuté de 16% durant la même période. Est-on en train d’assister à un renversement de tendance ?
Ecoutez, c’est nous qui l’avons signalé en premier à Rock et Folk il y a cinq ans ! Alors vous êtes gentil de me ramener Rolling Stone comme ça mais il y a longtemps que ce journal n’est plus la Bible qu’il a été dans les années 1970 (sourire narquois). Ceci dit, oui, dans un monde où, tous les ans, les ventes de CD diminuent depuis l’invention du mp3 en 1993, depuis cinq ans, les ventes de l’album vinyle remontent. Et je dois dire que, pour toute l’industrie du disque, c’est un message fort. Moi, je suis en train de préparer des compilations vinyle avec Universal. On va sortir douze compilations de Gainsbourg, de Bashung, d’Eddy Mitchell, de Graeme Allwright, Hugues Aufray … Tout ça pour les jeunes qui viennent aujourd’hui. Ils ont envie d’avoir les grands morceaux de Gainsbourg ou de Bashung en vinyle. Eh bien, on va leur faire des nouveaux vinyles, des nouvelles compilations ! Tout le monde travaille là-dessus. L’industrie se reprend. Et finalement, si les gens veulent du vinyle, on va leur donner du vinyle. Parce que le vinyle, c’est un truc qui fait la liaison avec le XXe siècle. Là, aujourd’hui, on se rend bien compte qu’on est parti dans le futur, dans l’avenir, dans les nouvelles technologies, et on ne veut pas lâcher le vinyle ! Le vinyle, c’est comme le livre. Je ne sais pas combien de temps ils tiendront mais c’est un bel objet qu’on emmène avec nous.
 

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