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    France

    Le revue Prescrire pointe 68 médicaments plus «dangereux qu’utiles»

    media Certains des 68 médicaments pointés par Prescrire présentent des «risques disproportionnés». Cristina Pedrazzini/Getty Images

    En France, Prescrire, la revue médicale indépendante vient de distribuer ses bons et mauvais points aux produits de l’industrie pharmaceutique. Seule récompense, celle attribuée à un vaccin contre la méningite qui précède la longue liste de 68 spécialités, des médicaments à éviter à cause des risques qu’ils font prendre aux patients.

    C’est la sixième année consécutive sans « Pilule d’Or ». Créée par Prescrire, la seule revue médicale indépendante française, cette distinction est destinée à récompenser un médicament qui apporte un progrès décisif pour les patients. Selon son directeur, Bruno Toussaint, « l’année 2013 est une année de plus sans progrès important apporté par de nouveaux médicaments ». Pourtant, quand on feuillette les revues spécialisées, tous les laboratoires font assaut d’assertions soutenant que leur nouveau produit x ou y est une « innovation remarquable » ou représente un « progrès décisif » dans la lutte contre telle ou telle maladie… 

    Une amélioration modeste
     

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    Bruno Toussaint, directeur de la rédaction de la revue médicale «Prescrire», lors d'une conférence de presse à Paris, le 17 janvier 2011. AFP/MIGUEL MEDINA

    Alors, les rédacteurs de Prescrire seraient-ils des mauvais coucheurs qui refusent le progrès ? Disons qu’ils sont plutôt pointilleux et exigeants et ils le sont d’autant plus peut-être que leur revue ne dépend pas des laboratoires pour exister, mais exclusivement des abonnements. Toujours est-il qu’en analysant les nouveautés disponibles en 2013 en France, Prescrire a quand même distingué dans son palmarès le Nimerix (GSK), un vaccin contre la méningite à méningocoques de type A, C, W 135 et Y. Ce vaccin, salué parce qu’il apporte une « amélioration modeste et qu’il a contribué à améliorer la prévention chez certains nourrissons », est destiné aux enfants de 1 à 2 ans devant voyager en zone d’épidémie.

    Pour 2013, le Nimerix est donc la seule spécialité qui ressort du flot de nouveaux traitements développés dont l’immense majorité est dérivée de médicaments existants. Mis à part le lot de nouveautés qui n’en sont pas, Prescrire a complété sa liste noire qui s’enrichit cette année de 68 médicaments « dont la balance bénéfices-risques est défavorable dans toutes les situations cliniques dans lesquelles ils sont autorisés ».

    Classés dans la catégorie « plus dangereux qu’utiles », certains de ces 68 médicaments présentent des « risques disproportionnés par rapport aux bénéfices qu’ils apportent » juge la revue. Ainsi, le strontium ranélate commercialisé sous le nom de Protelos, un traitement de l’ostéoporose à risque élevé de fractures, mais qui peut entraîner des troubles neurologiques et cardiovasculaires pouvant aller jusqu’au décès. Fabriqué par le laboratoire Servier (connu notamment pour le Mediator), le Protelos devrait voir ses jours comptés puisque l’Agence européenne du médicament du médicament (EMA) vient aussi de recommander sa suspension du marché.

    Efficacité minime et transitoire

    Prescrire dit encore tout le mal qu’il pense de la quinine (Hexaquine, Okimus, Quinine vitamine C Grand), utilisée dans le traitement des crampes. Cette molécule peut être à l’origine d’effets indésirables graves voire mortels comme des réactions allergiques massives (chocs anaphylactiques) ou des troubles hématologiques, alors que la revue juge son efficacité faible. Le dompéridone (Motilium) est un autre médicament dangereux ciblé par Prescrire  qui, pour traiter les reflux gastro-oesaphagiens, rappelle qu’il existe d’autres médicaments nettement moins dangereux.

    La revue épingle tout autant l’Izilox (moxifloxacine), un antibiotique de la famille des quinolones « pas plus efficace que d’autres », écrit Prescrire, mais qui expose à de syndromes de Lyell et à des hépatites graves. Tout aussi critiqués, les médicaments de la maladie d’Alzheimer qui ont « une efficacité minime et transitoire » mais qui peuvent être à l’origine d’effets secondaires graves quand ils sont prescrits en association avec d’autres médicaments.

    La dernière « Pilule d’Or » remise par la revue Prescrire l’a été en 2008 au Carbaglu qui apporte une « survie normale et prolongée » aux enfants atteints d’un trouble congénital mortel du cycle de l’urée, notait alors la revue.

     

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