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Journée mondiale de la radio: la bonne santé d'un média en pleine mutation

media La radio a souffert moins que les autres médias de la concurrence d'internet, de quoi réjouir Laurent Sadoux ici en direct dans «Afrique Midi» sur RFI. Christophe Carmarans / RFI

Alors que l’Unesco célèbre aujourd’hui à Paris la 3e Journée mondiale de la radio, ce média ne s’est jamais aussi bien porté en France où il a atteint des audiences record en 2013. Moins concurrencé par Internet que la presse écrite et la télévision, le média radiophonique a même bénéficié de certaines avancées de la Toile 2.0.

« Le cinéma est devenu parlant, la radio finira en images » affirmait,  péremptoire, Jean-Marie Gourio dans l’une de ses fameuses « brèves de comptoir ». Média en pleine mutation, la radio ne s’était pas aussi bien portée en France depuis 40 ans. Selon les derniers chiffes de l’institut Médiamétrie publiés le 14 janvier dernier, 43,6 millions de Français ont écouté la radio en semaine en novembre-décembre 2013 contre 43,3 millions en 2012 à la même période, soit un gain net de 300 000 auditeurs.

C’est une belle performance dans un univers ultra-concurrentiel où l’auditeur potentiel est sollicité de toute part, à toute heure et en tous endroits, via les écrans et les appareils mobiles. Cependant, le temps n’étant pas extensible, les Français ont écouté la radio un peu moins longtemps : 2h56 quotidiennement en moyenne en novembre-décembre 2013 durant les jours de semaine contre 2h58 l’année précédente, principalement le matin et en fin d’après-midi. C’est le (petit) revers de la médaille. « Les choses changent mais pas de la manière dont on s’y attendait », constate Philippe Couve, ancien journaliste à RFI devenu consultant.

à lire également : Cécile Mégie, directrice de RFI : «À la radio, la caméra n'est pas voyeuse»

Les jeunes attirés par la vidéo, même à la radio

« Au début des années 2000, poursuit-il, on a pensé que le podcast [émission ou musique téléchargée qui permet l’écoute en différé, ndlr] allait se développer considérablement, mais on est en train de plafonner ». D’après les derniers chiffres de Médiamétrie, on compterait quand même plus de 15 millions de téléchargements mensuels en France mais ces résultats sont trompeurs et ne veulent en réalité pas dire grand-chose. Etant donné que beaucoup de podcasts se font par abonnement, on sait qu’ils ont été téléchargés mais pas s’ils ont vraiment été écoutés. Nuance de taille. « En fait, remarque Philippe Couve, une partie de la concurrence est venue d’un endroit que l’on n’attendait pas : YouTube », phénomène très majoritairement constaté auprès des moins de 35 ans.

En France, 4,6 millions d'auditeurs écoutent quotidiennement la radio sur un support numérique. Christophe Carmarans / RFI

« Les ados et les jeunes adultes qui écoutent de la musique aujourd’hui ne vont pas aller sur une radio mais plutôt sur YouTube. Et même s’ils ne vont pas nécessairement regarder la vidéo, le son va venir de YouTube ». Cette observation a contraint, ou encouragé, les stations à faire de la radio filmée - on en revient à Jean-Marie Gourio - et à installer, depuis quelques années déjà, des caméras dans leurs studios, les moins envahissantes possibles pour ne pas perturber invités, animateurs et journalistes. La tendance se propage au point que la radio de service public Le Mouv’ , destinée aux 16-34 ans, va devenir 100% visuelle à l’automne prochain.

« Cela correspond aux nouveaux modes de consommation des médias », explique Joël Ronez le directeur du Mouv’. « Les vidéos sont très plébiscitées et nous proposerons donc aux auditeurs d'écouter et de regarder Le Mouv’ 24 h sur 24 » [via des vidéos filmées dans les studios, des clips de chansons et des créations infographiques pour accompagner la musique, ndlr]. « Contrairement aux vidéos, les radios créent très rarement le ‘buzz’, car pendant très longtemps il n’y a pas eu d’équivalent à YouTube », renchérit Philippe Couve. « C’est en train de changer grâce à SoundCloud  [une plateforme de distribution audio en ligne, ndlr] mais la viralité [propagation d'un contenu produite par les usagers, ndlr] que l’on peut y constater est sur la musique, pas encore sur la radio parlée ».

Liberté, actualité, interactivité

Si les habitudes changent, les atouts de la radio restent immuables grâce à la multiplication des instruments d’écoute qui vont du banal poste de radio aux appareils nomades de plus en plus sophistiqués en passant par l’éternel autoradio mais aussi la télévision qui offrent à l’auditeur une totale liberté de choix. Plus que jamais, on peut écouter la radio partout, en toute circonstance, et faire autre chose en même temps. Si la musique demeure une constante dans le désir d’écoute, l’actualité joue un rôle primordial dans le succès des radios. Il suffit de constater les succès de l’ensemble des stations dites « généralistes » dans les tranches d’information du matin et de la fin d’après-midi.

Dans ses études, l’institut Médiamétrie relève d’ailleurs régulièrement des pics d’audience lorsque des événements majeurs surviennent. Ainsi, sur cette période de novembre-décembre 2013, des faits aussi variés que le passage du typhon Haiyan aux Philippines, la qualification de l’équipe de France de football à la Coupe du monde, le début de l’opération Sangaris en Centrafrique ou la mort de Nelson Mandela en Afrique du Sud ont contribué à faire monter un peu plus les audiences. De plus en plus, l’auditeur est invité à donner son avis ou à poser des questions en direct aux journalistes et aux invités, une interactivité recherchée et appréciée, des deux côtés du poste.

Plus de la moitié des Français écoutent la radio à leur domicile mais de moins en moins sur un poste traditionnel. Christophe Carmarans / RFI

De tous les médias, la radio est aussi celle qui a le moins subi la concurrence d’Internet. L’une des raisons réside dans ce que l’on appelle la sérendipité, autrement dit le fait de découvrir quelque chose de façon inattendue. « Dans un monde où l’on accède à de l’information de plus en plus filtrée via la télévision de rattrapage, Facebook, Twitter et autres, la radio reste l’un des seuls endroits où l’on peut être encore confronté à des contenus ou à des sujets que l’on n’attendait pas » indique Philippe Couve. Alors que la télévision, et encore plus la presse écrite, ont vu leurs recettes publicitaires baisser en 2013, celles de la radio ont légèrement progressé, un autre signe de bonne santé.

Vers encore plus de confort ?

Si la situation actuelle est satisfaisante, la mutation n’est pas achevée au plan technologique. Disponible sur une partie du territoire français depuis moins d’un an, la 4G devrait théoriquement faire progresser encore les audiences chez les mobinautes [internautes utilisant des appareils mobiles, ndlr] agacés à juste titre par le manque de fiabilité du réseau 3G qui occasionne des coupures fréquentes en pleine nature mais aussi en ville et dans les transports en commun. L’horizon semble en revanche toujours bouché du côté de la RNT (Radio Numérique Terrestre), domaine où la France a pris un retard conséquent par rapport à la Grande-Bretagne et à l’Allemagne.

Quant à la radio payante par satellite, elle n’a pour le moment pris forme qu’en Amérique du Nord mais avec quel succès ! XM et Sirius Satellite Radio qui ont fusionné en 2008 comptent à l’heure actuelle 25 millions d’abonnés qui payent mensuellement entre 6,99$ et 16,99$ pour un choix quasi-infini de musiques et de programmes (165 chaînes) avec un confort d’écoute maximal et sans publicité. Le rêve. Au vu des investissements nécessaires cependant - XM Sirius utilise neuf satellites qui suivent la rotation de la Terre en orbite géosynchrone - on n’est sans doute pas près de voir ce service arriver en Europe. Dommage pour la diversité, mais tant mieux pour la sérendipité.

 

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