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    France

    Le vote blanc en France, une reconnaissance à minima

    media Des citoyens attendent leur tour pour voter à Vaulx-en-Velin, près de Lyon, le 22 avril 2012. REUTERS/Emmanuel Foudrot

    C'est un vrai serpent de mer dans la vie politique française. Trente textes parlementaires ont été déposés en 20 ans sur le sujet. Finalement, le vote blanc ne sera plus considéré comme un vote nul. Le Parlement a adopté définitivement mercredi 12 février 2014 une proposition de loi centriste. Un texte très édulcoré, mais un premier pas tout de même.

    Le décompte du vote blanc entrera en vigueur le 1er avril. Concrètement, les électeurs ne pourront donc pas l'utiliser pour les municipales du mois prochain, mais à partir des élections européennes, fin mai.

    Pas question pour autant de compter sur un vrai bulletin blanc, qui serait proposé à côté des bulletins des candidats. Il faudra pour l'électeur bricoler lui-même une feuille de papier blanc. Ce sera accepté, ou beaucoup plus simple : les enveloppes vides seront considérées comme des votes blancs.

    « Une avancée » pour l'ensemble de la classe politique

    Dans la classe politique, on se félicite de ce qu' on considère comme une vraie avancée. « La reconnaissance du vote blanc est intimement liée à la notion de démocratie représentative », a plaidé Alain Vidalies, le ministre des Relations avec le Parlement, qui a soutenu ce texte déposé par les centristes.

    Pour le socialiste Jean-Jacques Urvoas, « voter blanc, c'est un acte réfléchi ». Quant au centriste François Bayrou, il en avait fait une des propositions de son programme présidentiel, en 2007 et en 2012. A droite, même son de cloche : pour le sénateur Pierre Charon, le vote blanc n'est pas qu'une vague fantaisie, mais un thermomètre de la démocratie.

    L'électeur FN n'est pas attiré par le vote blanc

    « Mieux vaut voter blanc que bleu Marine », renchérissent les écologistes. Ils sont en effet nombreux dans la classe politique à se dire qu'autoriser le vote blanc permettra peut-être de faire baisser la fièvre frontiste. Même si dans les faits, cela n'est pas le cas, le profil des électeurs étant est radicalement différent.

    « Celui qui est motivé par le vote blanc, disent les chercheurs en science politique, a entre 25 et 45 ans. Il est inséré dans la vie active, a un niveau d'études plutôt élevé, et un vrai intérêt pour la classe politique. Rien à voir avec l'électeur FN. »

    Autre fausse idée reçue : le vote blanc ne fait pas non plus baisser l'abstention. Là aussi, c'est une question de profil d'électeur. L'abstentionniste type est un jeune de milieu ouvrier. Il vit en ville et se désintéresse de la vie politique.

    Pas de vote blanc pour l'élection présidentielle

    La belle unanimité de la classe politique française cache par ailleurs le fait que la réforme ne bouscule pas l'ordre électoral. Il suffit de regarder la réaction des militants du vote blanc : « On a du mal à être vraiment contents, dit Stéphane Guyot, président du Parti du vote blanc. C'est une reconnaissance à minima. »

    Pourquoi ? D'abord parce que ce vote blanc ne sera reconnu ni à l'élection présidentielle, ni pour les référendums. L'argument avancé : il aurait fallu changer la Constitution pour le permettre. Autre motif d'insatisfaction : le vote blanc ne comptera pas dans les suffrages exprimés. Autrement dit, cela n'aura aucun impact sur les résultats d'une élection.

    Dans le cas de l'élection présidentielle française, un candidat est élu à la majorité absolue. Or, si on comptait les votes blancs et nuls, un candidat obtenant moins de 50% sur son nom ne pourrait pas être élu. Cela aurait été le cas pour Jacques Chirac en 1995, élu président avec 52,6% des suffrages exprimés, mais 49,5% des votants.

    Cela aurait aussi été le cas pour François Hollande, qui a gagné avec 51,6% des suffrages exprimés, mais 48,6% des votants. C'est un constat qui nourrit depuis deux ans, à droite et à l'extrême droite, l'idée que François Hollande n'est pas légitime à l'Elysée.

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