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    France

    La France inaugure le nouveau quartier général de la cyber-défense

    media La nouvelle antenne de l'Agence nationale de sécurité des systèmes d'information (Anssi). Olivier Fourt / RFI

    Le Premier ministre inaugure ce 20 février les nouveaux locaux de l'Agence nationale de sécurité des systèmes informatiques, ANSSI. La lutte contre les cyber-menaces a été élevée au rang de priorité par le Livre blanc sur la sécurité et la défense dévoilé par François Hollande début 2013. Depuis, le gouvernement a annoncé un milliard d'euros pour moderniser la cyber-défense.

    Aujourd'hui Jean-Marc Ayrault se rend au 31 quai de Grenelle, dans le Sud de Paris, dans une tour récemment rénovée au nouveau siège de l'ANSSI : cette agence qui dépend de Matignon et qui a été crée en 2009. C'est dans ces bâtiments que travaillent les experts de la sécurité informatique chargés de veiller sur la sureté des systèmes de communications des ministères ainsi que de surveiller les réseaux informatiques liés aux infrastructures critiques comme les centrale électriques, les aéroports, les hôpitaux...

    Un centre en alerte 24 heures sur 24

    Dès 2010, l’ANSSI a du intervenir après une attaque massive contre les réseaux informatiques du ministère des Finances. D’ici 2015 l'ANSSI va monter en puissance puisqu'elle va passer de 357 spécialistes à 500 informaticiens. En effet, les attaques sont quotidiennes et touchent tout le monde. Les grands groupes industriels comme le géant du nucléaire Areva, et plus récemment l’entreprise de défense Safran, ne sont pas épargnés. Le ministère de la Défense, qui dispose de son propre centre d'analyse et de lutte informatique, le CALID (situé au même niveau que l'ANSSI dans la tour « Mercure »), affirme avoir traité 790 incidents ou attaques l'an dernier. « Il ne s’agit là que des problèmes suffisamment graves pour être remontés jusqu’aux services du ministère. D’autres anomalies sont régulièrement prises en comptes par les pourvoyeurs d’accès ou grâce à des pare-feux classiques », précise-t-on à l’état-major.

    Courriels piégés

    La typologie des intrusions varie d’une attaque à l’autre comme, l'explique le contre-amiral Arnaud Coustillère en charge de la cyber-défense à l'état-major des armées à Paris : « Il s’agit parfois d’attaques par courriels piégés qui entrent dans votre réseau, qui s’installent pour ensuite prendre le contrôle de votre ordinateur et récupérer de l’information en toute impunité à des fins d’espionnage. Mais il y a aussi des choses qui sont du niveau de la cyber-contestation. Nous avons ainsi identifié un pirate qui opère depuis l’Algérie et qui a attaqué plus de 6 000 sites en France, dont un certain nombre au sein du ministère de la Défense. Son mode d’action consiste à remplacer la première photo d’une page internet par un drapeau et une revendication ! » . Les comptes Facebook du ministre de la Défense ou du chef d’état-major des armées sont également très régulièrement piratés ! Dans ces cas précis les pages incriminées peuvent être retirées en quelques heures seulement.

    → A (RE)LIRE : Cyber-menaces: des modes opératoires très opportunistes

    Cyber-sabotage

    De l’aveu même des responsables de la cyber-défense au ministère de la Défense, ce n'est pas le piratage d'un site internet lié à la communication des armées qui inquiète les stratèges, mais l'état-major considère que les cyber-attaques peuvent avoir des effets dévastateurs, en s'infiltrant jusqu'au centre nerveux des systèmes automatisés. « Quand on a affaire à des attaquants qui ont derrière eux les services de renseignement d’un pays, ils réussissent tôt ou tard à s’infiltrer dans vos réseaux. Nous voyons les menaces évoluer vers ce qu’on appelle l’informatique embarquée. Cela consiste à s’attaquer aux automatismes et c’est ce qui peut aujourd’hui menacer nos organismes d’intérêts vitaux, comme la distribution d’eau, l’alimentation électrique, ça peut-être aussi votre ascenseur qui cesse de fonctionner normalement, car ces automates ont des adresses IP, ils sont remis à jour régulièrement, ils reçoivent des ordres de l’extérieur, et si un pirate informatique touche à ses automatismes, il peut remettre en cause la fiabilité complète des systèmes », explique le contre-amiral Coustillière..

    Recrutement d’experts

    ANSSI, CALID, la France durcit son bouclier contre les pirates informatiques, mais « il faut encore trouver des cerveaux pour faire le travail », assure-t-on à la Direction générale pour l’armement (l’agence publique qui gère les grands programmes d’avenir en matière de défense). La DGA a choisi de développer une nouvelle branche spécialisée qui s’installe au sein de l’entité DGA « maîtrise de l’information » à Bruz, près de Rennes, en Bretagne. « Notre objectif est de recruter de l’ordre de 400 ingénieurs, qui sortent des meilleures universités, et des grandes écoles d’ingénieurs pour développer des équipements et des techniques de défense contre les agressions électroniques. Même s’il y a de la concurrence avec le secteur privé, nous estimons aujourd’hui que nous retenons une candidature sur une sélection de dix CV considérés comme très sérieux », concède Laurent Collet Billon le délégué général pour l’armement.

    Le ministère de la Défense emploi aujourd'hui 1 400 « cyber-combattants » et compte en recruter 350 de plus d'ici la fin de la loi de la programme militaire (LPM) en 2019. Enfin, tout le monde reste très discret sur la question de la mise au point d’armes « cybernétiques » en France, mais depuis 2008, l’armée s'est lancée dans la mise au point de systèmes informatiques dits « offensifs ». Autrement dit des virus informatiques très virulents mais aussi très discrets pouvant être utilisés contre des adversaires étatiques ou non et contre les ennemis de la France…

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