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    France

    France: une jeune Russe victime d'un chantage aux papiers?

    media La jeune fille avait participé l’an dernier à des rassemblements de la Manif pour tous. (Ici Paris, 2 février 2014) REUTERS/Benoit Tessier

    C’est le journal Le Figaro qui le rapporte dans son édition du jour, ce mercredi 5 mars. La police des Yvelines, en région parisienne, aurait soumis une jeune Russe à un chantage pour obtenir sa naturalisation française. Le ministère de l’Intérieur a demandé l'ouverture d'une enquête de l'Inspection générale des services.

    D’après Le Figaro, Anna est une jeune fille brillante : elle a obtenu son baccalauréat avec mention « Très bien » et est désormais en hypokhâgne, un cursus littéraire sélectif qui prépare aux concours des grandes écoles. La jeune fille viserait d’ailleurs la plus prestigieuse : l’Ecole normale supérieure.

    Cela fait près de dix ans, selon le quotidien, qu’elle vit en région parisienne avec sa famille. Ses parents ont déjà obtenu la nationalité mais elle a dû attendre sa majorité pour en faire la demande. Elle franchit le pas en mars dernier, après avoir tout juste atteint l’âge requis.

    « Chantage absolument atroce »

    Fin septembre, elle est convoquée au commissariat de police. Et l’entretien aurait pris une tournure inattendue. « Elle s’attendait à un entretien de personnalité », explique à RFI François-Xavier Bellamy, adjoint au maire de Versailles à qui la jeune fille a fini par se confier. « Mais elle a eu droit à une sorte de chantage absolument atroce ».

    La jeune fille avait participé l’an dernier à des rassemblements de la Manif pour tous, ce collectif né en réaction au projet de loi sur le mariage pour tous. Selon l’élu, les policiers lui ont demandé de donner le nom de personnes ayant manifesté avec elles, « de dénoncer ses propres amis qui n’avaient commis d’autres crimes que d’avoir participé à des manifestations pacifiques et déclarées contre un projet de loi du gouvernement ».

    Elle devait aussi se rendre à une réunion des Veilleurs - un groupe qui se définit comme défenseur du droit de l'enfant à avoir un père et une mère – et donner les noms des organisateurs et des participants. En cas de refus, les policiers auraient rendu un avis défavorable à sa naturalisation, assure François-Xavier Bellamy. « La perspective de l’expulsion devenait tout à fait concrète ».

    « Preuves concrètes »

    Proche de la Manif pour tous et des Veilleurs, l’adjoint au maire de Versailles en charge de la Jeunesse et de l’Enseignement supérieur dit avoir été « estomaqué » par cette histoire à laquelle il a cru tout de suite, car « les éléments qu’elles me confiaient étaient si précis qu’on aurait pas pu les inventer ». Quelques jours plus tard, Anna lui a « apporté des éléments matériels : des messages, des textos qu’elle avait reçus ».

    Sur les conseils de l’élu, la jeune femme éteint son téléphone le jour de la réunion des Veilleurs à laquelle elle ne se rend pas. Quand elle le rallume, elle y trouve des messages des policiers lui intimant l’ordre de respecter les consignes qui lui avaient été données. Fort de cette preuve, François-Xavier Bellamy intervient alors auprès de la préfecture des Yvelines. Selon Le Figaro, le dossier de naturalisation d’Anna a finalement reçu un avis favorable à tous les stades de la procédure.

    Mais l’issue positive n’enlève rien aux faits pour François-Xavier Bellamy. Il s’indigne que « la fragilité d’une jeune fille, qui aurait pu être détruite par cette histoire, ait été utilisée pour faire du renseignement ». Et surtout « que les moyens policiers soient utilisés pour ficher des opposants politiques ». Le ministère de l’Intérieur s’en défend et, pour tenter de désamorcer une polémique qui pourrait être embarrassante pour lui, Manuel Valls a demandé une enquête à l’Inspection générale des services. Les conclusions seront connues d’ici un mois.

    « Cette enquête n’a lieu que parce que l’affaire est devenue publique », note néanmoins François-Xavier Bellamy. Mais le ministère rappelle, lui, que « toute personne peut, depuis le 2 septembre 2013, directement saisir l’Inspection générale de la police nationale lorsqu’elle estime qu’un manquement à la déontologie a été commis à son encontre ».

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