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    France

    Un rapport d’Amnesty dénonce les violences faites aux Roms en Europe

    media Des CRS français évacuent des familles roms d'un campement illégal à Saint-Priest, près de Lyon, le 28 août 2012. REUTERS/Robert Pratta

    À l'occasion de la journée internationale des Roms, ce mardi 8 avril, Amnesty International publie un rapport intitulé « Nous réclamons justice » dans lequel elle dénonce les violences infligées aux populations roms originaires de Bulgarie ou de la Roumanie. Trois pays sont ciblés : la France, la République tchèque et la Grèce.

    Expulsions forcées, destruction de leurs biens, utilisation de gaz lacrymogènes, les populations roms sont régulièrement harcelées et victimes de violences policières, souligne le tout dernier rapport d'Amnesty International. Parqués dans des camps insalubres, rien n'est fait pour protéger ces familles. Bien au contraire, affirme Amnesty : l'État et les politiques alimentent et attisent même, parfois, ces discriminations et ces violences.

    On se souvient notamment des propos au sujet des camps roms de Manuel Valls, alors ministre de l'Intérieur : « Ces populations ont des modes de vie extrêmement différents des nôtres. Les Roms ont vocation à revenir en Roumanie ou en Bulgarie ».

    La circulaire interministérielle d'août 2012 est un autre exemple des discriminations dont sont victimes les Roms. Ce dispositif, censé permettre le relogement des populations après le démantèlement de leur campement, n'est pas suffisamment appliqué, juge encore le rapport de l’ONG. Rien n'est donc fait pour mieux aider ces familles roms, chassées de toute part, à s'intégrer. Pour Amnesty International, il y a urgence, l'Europe doit prendre ses responsabilités et en finir avec l'errance de ces populations.

    « Une illustration de ce qui se passe en Europe »

    Marco Perolini est chercheur au sein du programme Europe et Asie centrale d'Amnesty International.

    « Les autorités au niveau national, mais aussi les autorités européennes, n’ont pas encore mis en place toutes les mesures nécessaires pour combattre les discriminations et les violences contre les communautés roms. À travers les exemples de la France, de la République tchèque et de la Grèce, on voulait illustrer ce qui se passe en Europe : le fait que le harcèlement et la violence sont opérés par plusieurs acteurs, parfois par la police, parfois par des groupes de partis ou des groupes semi-organisés, et parfois par des individus isolés.

    Dans ces trois pays, les Roms ne sont pas seulement les victimes de violences et de harcèlements racistes, ils sont aussi discriminés dans d’autres domaines, comme l’éducation ou l’accès au logement. On demande donc de condamner toute violence raciste à l’égard des personnes roms et on demande à la police et aux autorités judiciaires de faire en sorte que tout mobile discriminatoire soit identifié lorsque ce type de violence se produit. »

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