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    France

    Débat relancé en France sur son rôle dans le génocide rwandais

    media A l'intérieur du Mémorial du génocide de Kigali, le 5 avril 2014. REUTERS/Noor Khamis

    Le président rwandais, Paul Kagame a accusé ces derniers jours les militaires français de génocide et complicité de génocide. Des propos qui ont contribué à relancer en France un débat sur le rôle de la France. Plusieurs journaux, organisations et personnalités politiques ont demandé la levée du secret-défense sur l'ensemble des documents concernant les relations entre la France et le Rwanda.

    Il y a ceux qui sont convaincus que la mission d'information dirigée par Paul Quilès en 1998 n'a pas tout dit et qui évoquent l'absence de documents. Comme le rapport qu'auraient dû logiquement faire les militaires français qui se sont rendus sur les lieux du crash de l'avion du président Juvenal Habyarimana le 6 avril au soir, des télégrammes diplomatiques entre Paris et Kigali sur la formation du gouvernement intérimaire responsable du génocide ou encore des archives de certains des acteurs clefs de cette période. Notamment celles du président François Mitterrand ou de son ministre de la Défense, François Léotard.

    « Nous avons fouillé dans les archives pendant 8 à 9 mois, ça a été difficile à obtenir, mais on a vraiment tiré tout ce qu'on a pu », explique l'ancien ministre Paul Quilès. Près de 15 000 pages ont été consultées, dont 7 000 déclassifiés, 88 personnes auditionnées dont 74 scriptées et annexées au rapport final. C'est ce bilan que défend le président de mission d'enquête parlementaire de 1998.

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    « Les archives ne sont pas une boîte magique d'où sortirait la vérité », explique la chercheuse Claudine Vidal. Mais obtenir la déclassification de toutes les archives militaires et d'autres ministères permettrait, selon elle, d'avoir « une vue des engagements et des opérations plus précise et plus complexe que les éléments qui servent actuellement soit à dénoncer, soit à défendre ». D'autres experts sur le Rwanda s'interrogent sur le contenu des archives rwandaises, soulignant que le rapport dit Mucyo qui accusait déjà la France reposait quasi exclusivement sur des témoignages.

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    Cette commission rwandaise qualifiée d'indépendante et présidée par le procureur de l'époque, Jean de Dieu Mucyo, était « chargée de rassembler les éléments de preuves de l'implication de l'Etat français dans la préparation et l'exécution du génocide ». « Les Rwandais n'ont jamais pris la peine d’examiner leurs propres archives pour accuser Paris, mais une partie de la vérité se trouve probablement là-bas », explique l'un d'eux.

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