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    France

    Le football sous toutes ses formes au salon Galaxy Foot de Paris

    media Mesurer sa puissance de frappe et sa précision au tir, c'est possible au salon Galaxy Foot. Christophe Carmarans / RFI

    Pour sa septième édition, le salon Galaxy Foot, qui se tient Porte de Versailles à Paris jusqu’à mercredi, joue les prolongations et s’étend sur cinq jours. Cet événement populaire est devenu le rendez-vous incontournable des acteurs et des amateurs du ballon rond.

    Qui a dit que la France n’était pas un pays de football ? Et que la prestation des Bleus à la Coupe du monde 2010 en Afrique du Sud avait terni durablement l’image du sport-roi dans l’hexagone ? Même si ces deux assertions ne sont pas totalement erronées, elles sont en partie contredites par un fait, ou plutôt par un salon. Inauguré en 2005 au Parc floral de Paris, Galaxy Foot, une exposition annuelle unique en son genre, remporte un succès grandissant année après année. A tel point que, pour la première fois, l’événement s’étale maintenant sur cinq jours (clôture mercredi 16 avril), au lieu de trois lors des éditions précédentes.

    Un événement plus qu’un salon

    L’effet Coupe du monde dans deux mois au Brésil n’y pas étranger bien entendu. Mais il n’y a pas que cela. C’est surtout par son côté œcuménique que Galaxy Foot séduit les fans : près de 50 000 visiteurs l’an dernier, certainement beaucoup plus cette année. Un peu « business » évidemment, mais pas trop. Et interactif autant que faire se peut. Il s’adresse à tous les publics concernés, de près ou de loin, par le foot. « C’est plus un événement qu’un salon » se plaît à dire Frédéric Tharaud, directeur de Galaxy Foot qu’il a racheté en 2007 à sa fondatrice Nathalie Boy De La Tour, aujourd’hui déléguée générale de la Fondation du football.

    « On a voulu ce salon pour toutes les populations, toutes les familles du football, poursuit Frédéric Tharaud. On essaie à la fois d’y mêler foot pro et foot amateur, mais aussi les nouvelles pratiques comme le foot à cinq, le futsal, le foot freestyle. Et cette année, poursuit-il, nous consacrons une large place aux jeux vidéo avec plus de 6 000 m2 dédiés, en partenariat avec PlayStation ». « Nous avons aussi des animations assez ludiques comme le snooker-football, le bubble-foot ou le tir radar. On essaie, conclut-il, de concerner toutes les pratiques et d’avoir aussi tous les acteurs, les équipementiers ou les clubs. »

    Les tournois de foot à cinq remportent évidemment un franc succès, encore plus quand s’invitent d’anciennes gloires comme Luis Fernandez ou Rai, lequel officie aussi cette année en tant que parrain de l’événement. « Je viens d’abord et avant tout par amitié pour les organisateurs car je fais partie du projet depuis le début, puisqu’ils aident depuis longtemps ma fondation Gol de Letra » explique l’ancien capitaine de la Seleçao et du Paris Saint-Germain. « Je suis content de voir que le salon grandit d’année en année. Il y a ici un mélange qui fait le charme du salon. Même au Brésil, nous n’avons pas d’événement de ce type. »

    Figurines et manettes

    Intarissable sur le Subbuteo, Thomas Pontet, lui, est là pour relancer la pratique de ce jeu un peu tombé en désuétude en France, où la fédération ne compte guère que 200 adhérents à l’heure actuelle. Inventé en 1947 par l’Anglais Peter Adolph, le Subbuteo se pratique avec des figurines que l’on pousse d’une pichenette sur un tapis vert et qui créent des situations semblables à celles du foot. « C’est le seul jeu de simulation de football qui perdure vraiment », maintient Thomas. « Même la console, si vous jouez 30 40 heures, vous vous lassez. »

    A voir, car les fans de la PlayStation ne lâchent pas facilement leurs manettes dans l’espace immense qui leur est dédié par le puissant sponsor japonais. Les yeux rivés sur l’écran, hermétiques à ce qui se passe autour d’eux, ils démontrent que l’on peut, sans problème, jouer au foot avec ses mains et y passer des journées entières. Pas terrible en revanche pour la condition physique, mais c’est un autre débat. Du sport et du spectacle en revanche, il y en a sur le stand du freestyle où se produisent le Français Gautier Fayolle et l’Anglais Andrew Anderson, respectivement champions du monde 2011, 2012 et 2013, le premier dans la catégorie « show » et le second dans celle de la « battle ».

    Incroyable ce que ces deux-là arrivent à faire avec un ballon, une sphère avec laquelle ils jonglent en musique en usant de toutes les parties, ou presque, de leur anatomie ! « On a voulu jouer beaucoup plus sur l’artistique, en portant chemise et nœud papillon plutôt que d’utiliser les codes urbains qui sont les codes classiques du freestyle » souligne Gautier, 23 ans, une vraie star du milieu qui gère sa carrière comme un artiste et s’est déjà produit dans 30 pays, en compagnie de son acolyte anglais.

    Etonnamment, il n’a commencé le freestyle qu’à 14 ans. « On peut commencer tard, assure-t-il. Si on s’entraîne trois à quatre heures par jour, on peut arriver à de bons résultats et on progresse assez vite. La différence avec nous, c’est qu’on invente beaucoup de nos gestes. C’est important d’avoir sa propre identité. » Une identité et une discipline de vrai pro. Quatre heures minimum d’entraînement quotidien (jongle, cardio, assouplissements) et presque jamais de foot grandeur nature, par peur de la blessure. « Si je joue très peu au foot, c’est que j’ai des responsabilités avec mes sponsors, des contrats de prestation que je dois honorer et aussi les compétitions. » Un vrai pro, on vous dit.

    Le quizz, puis les pénos

    Le foot, le vrai, celui des samedis après-midi pluvieux sur terrain stabilisé et des dimanches matin brumeux dans la gadoue, Pascal Poupeau connaît. Du moins, il a connu. Cet arbitre qui officie maintenant en Ligue 2 est venu au salon dispenser la bonne parole sur le stand de la Ligue d’Ile-de-France. Contrairement à une idée reçue, arbitrer n’est pas devenu plus difficile ces quinze dernières années. « On médiatise beaucoup les faits marquants, remarque-t-il, mais dans les ligues inférieures, même si ça n’est pas toujours facile, ça n’est pas pire qu’avant. »

    A l’écoute, trois ados participent à un quizz sur les règles d’arbitrage. « Ils sont assez calés dans l’ensemble, au niveau des lois du jeu » observe Pascal. Une fois le quizz terminé, vient la récompense : une séance de tirs au but face à un écran vidéo où les trois adolescents peuvent « allumer » sans risque de casser une vitre ou d’avoir à aller chercher le ballon à 30 mètres derrière le but. Plus loin, des trentenaires affûtés et de vaillants quadragénaires s’affrontent dans un match de foot à cinq. Ca crie, ça peste, ça invective ; le foot ne se joue jamais en silence. Et comme pour faire plus vrai encore, en voilà un qui doit sortir sur blessure, victime d’un coup. Moralité : au salon du football, on ne pratique pas forcément le football de salon.
     

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