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    France

    La France a-t-elle payé une rançon pour la libération des journalistes?

    media Le reporter Didier François (g.) et le photojournaliste Edouard Elias, deux des journalistes français retenus en otages en Syrie qui ont retrouvé la liberté ce 19 avril après 10 mois de détention. AFP PHOTO/STRINGER TURKEY OUT

    La France a-t-elle payée une rançon pour obtenir la libération des quatres journalistes français retenus en otages en Syrie ? Alain Marsaud, député UMP des Français de Syrie, en est persuadé, tout comme des sources proches des services de renseignement français. Les Emirats Arabes Unis et le Qatar auraient également joué un rôle central dans la libération, selon des sources sécuritaires françaises et libanaises.

    Suivez en direct sur les antennes de RFI le retour en France d’Edouard Elias, Didier François, Nicolas Hénin et Pierre Torres, ce dimanche à partir de 8 h 15, heure de Paris (6 h 15 TU). Romain Caillet, chercheur sur les questions islamiques, en direct de Beyrouth et Arnaud Danjean, eurodéputé et ancien de la DGSE, sont les invités de cette édition spéciale.

    Jeudi dernier, Bernard Bajolet, directeur général de la Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE), est auditionné par six membres de la commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale pour parler de la Syrie. En fin d’audition, des députés l’interrogent sur l’avenir des otages français retenus sur place. Selon l’un des participants, le directeur répond alors, sibyllin : « Je ne suis pas pessimiste ». L’homme sait sans doute, au moment où il parle, que les tractations sont en cours et qu’elles ont de bonnes chances d’aboutir.

    → A (RE)LIRE : Les journalistes français libérés en Syrie en route pour Paris

    Car, « depuis la libération des otages espagnols, le 30 mars dernier, les choses se sont accélérées », explique un bon connaisseur du dossier. Tous les otages ont transité par les mêmes mains. On sait alors également que les quatre Français sont en bonne santé et, qu’a priori, ils ne sont pas maltraités. La DGSE va donc œuvrer à leur libération.

    Une rançon, « cela peut prendre plusieurs formes »

    Dans cette affaire, il est certain, aux yeux d’un ancien agent des services extérieurs contacté par RFI, que la France a payé une rançon. « Cela peut prendre différentes formes. Cela peut être de l’argent, des libérations de prisonniers, du matériel de guerre. Il y a toujours une contrepartie », affirme cet ancien agent, pour qui les pays amis de la zone ont certainement dû favoriser ces libérations, en particulier le Qatar et l’Arabie Saoudite (Lire ci-dessous les informations de notre correspondant à Beyrouth).

    Lors de chaque libération d’otages, la même question revient, lancinante. La France a-t-elle payé une rançon ? Pour Alain Marseau, député UMP des Français de Syrie et ancien juge antiterroriste, cela ne fait guère de doute. « Il ne faut pas prendre les Français pour des imbéciles. On sait très bien que si ce n’est pas le gouvernement français qui paye, il y a toujours quelqu’un qui paye. C’est le cas, notamment, de la libération de notre prêtre. Il y a tellement quelqu’un qui a payé que le chef de la police a détourné l’argent, d’ailleurs. Il y a toujours quelqu’un qui paye », a affirmé le député au micro de RFI. Il semble que la France soit en effet parvenue à faire libérer le père Georges Vandenbeusch, fin décembre 2013, grâce à un transfert d’argent. Une rançon avait également été versée quelques mois plus tôt, lors de la libération des quatre otages d’Arlit, au Niger.

    La doctrine officielle reste : « Pas de rançon »

    Pourtant, à l’Elysée comme au Quai d’Orsay, on ne veut pas admettre que la France a dû mettre la main à la poche, comme le rappelait Laurent Fabius, le ministre des Affaires étrangères à l’Assemblée nationale, en octobre dernier, au lendemain de la libération des otages d’Arlit. « La France a été fidèle à ce qui est son message, la France, mesdames et messieurs les députés, ne paye pas de rançon. C’est clair et c’est net », affirmait alors le ministre. Officiellement, donc, depuis 2012, la France ne paie plus de rançon. Mais difficile de croire aujourd’hui que cette doctrine soit véritablement respectée.


    ■ Au Liban, des sources sécuritaires évoquent le soutien actif du Qatar

    Avec notre correspondant à Beyrouth, Paul Khalife

    Les circonstances qui ont aboutit à la libération des quatre Français restent mystérieuses. Les quatre journalistes français ont été abandonnés par leurs ravisseurs dans la nuit de vendredi à samedi dans le no man's land frontalier, entre la Turquie et la Syrie. Ils ont été retrouvés par des soldats turcs ligotés et les yeux bandés. Au Liban, les milieux sécuritaires, diplomatiques et militaires qui suivent les dossiers des personnes enlevées en Syrie faisaient état, depuis plusieurs jours de progrès dans les négociations avec les ravisseurs. C’est à Beyrouth que les preuves de vie des quatre journalistes, dont une vidéo, auraient été remises aux parties chargées des négociations.

    Le rôle facilitateur joué par le Qatar est évoqué, encore une fois. Doha a en effet déjà usé de son influence dans des affaires similaires. C’est grâce à une médiation qatari que les 13 religieuses syriennes et libanaises enlevées en décembre dernier ont pu être libérées le 10 mars. L’émirat aurait versé des millions de dollars au Front al-Nostra, proche d’al-Qaïda, pour obtenir la libération des religieuses enlevées dans la ville chrétienne historique de Maaloula. C’est aussi une médiation du Qatar qui a permis, en octobre 2013, la libération de neuf chiites libanais, détenus par des rebelles syriens dans la région d’Alep.

    Une trentaine de journalistes étrangers, deux évêques syriens et de nombreux prêtres sont toujours détenus par les groupes armés, sans oublier les dizaines de milliers Syriens, disparus depuis le début de la guerre.

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