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    France

    Ex-otages: après la libération, le récit puis le retour à la vraie vie

    media L'ex-otage Didier François racontant au président de la République son expérience sur le tarmac de l'aéroport militaire de Villacoublay, le 20 avril 2014. REUTERS/Gonzalo Fuentes

    Nicolas Hénin, Didier François, Edouard Elias et Pierre Torres, les quatre journalistes détenus pendant dix mois en Syrie par le groupe jihadiste EIIL (Etat islamique en Irak et au Levant), et libérés dans la nuit du vendredi 18 avril, commencent à raconter leur captivité. Après ces moments terribles, l'heure est venue pour eux de revenir à une vie normale.

    Après le retour en France et la joie des retrouvailles, les premiers récits des ex-otages décrivent des conditions de détention particulièrement éprouvantes. Nicolas Hénin, Didier François, Edouard Elias et Pierre Torres ont été enfermés dix mois complets dans des caves, sans voir le jour. Parfois, quand les néons étaient cassés, ils se retrouvaient dans le noir complet. Pendant un mois et demi, ils y sont restés attachés les uns aux autres avec des menottes et des chaînes. Didier François, grand reporter à Europe 1, a évoqué sur l'antenne de son employeur l’énorme pression à laquelle il a été soumis, notamment les simulacres d’exécution que ses geôliers lui ont infligés :

    « Il y a un moment, un mois et demi, pendant lequel nous étions entravés en permanence, menottés, avec les chaînes, etc., explique-t-il. Mais pas tout le temps. Il y a des périodes, c'est variable. J'ai eu des simulacres d'exécution, des pistolets posés sur la tempe ou sur le front... Ca fait partie, entre guillemets, des exercices de base et des gammes. » Et de préciser : « Quatre jours sans manger, sans boire ; au quatrième jour on commence vraiment à être mal, menottés à un radiateur avec, oui, des coups. C'est fait pour casser les velléités de résistance. [...] On n'a pas toujours eu des douches, on n'a pas toujours été propres et on n'a pas beaucoup mangé. On était dans des sous-sols, des caves avec des portes en fer, des barreaux sur tous les interstices. »

    « Quand ces troubles persistent, une psychothérapie est indispensable »

    Nicolas Hénin, journaliste de l’hebdomadaire Le Point, précise pour sa part que les quatre journalistes sont passés par une dizaine de lieux de captivité. Ce dont il a souffert le plus, c’était le manque de nourriture pendant toute la première période de la détention. Mais aussi le froid et, comme il le dit, « un peu de maltraitance physique ». Avant d’ajouter : « Tous les prisonniers syriens y passent. La Syrie a toujours été un grand centre mondial de la torture. »

    Après l’exaltation des retrouvailles avec leurs familles, amis et collègues, viendra donc le temps du retour à la vie normale et de la reconstruction psychologique. Selon le docteur Gérard Lopez, psychiatre et fondateur de l'Institut de victimologie de Paris, ce parcours n’est pas toujours simple et il nécessite souvent des soins psychologiques adaptés :

    « Le retour, c'est merveilleux, analyse-t-il. C'est un accueil, une forte reconnaissance des autorités de la République, du président de la République, de la presse, etc. C'est un moment d'euphorie de quelques jours. Après l'euphorie, ça dépend totalement des gens, il n'y a pas de règle générale. Tout dépend de ce que l'on a pu vivre pendant la détention ; il y a des moments extrêmement durs qui ont pu se graver dans le cerveau émotionnel. Et ce sont des choses que l'on risque de revivre sous forme de pensées, sous forme d'images, sous forme de cauchemars. Quand ces troubles persistent, c'est là qu'une psychothérapie est absolument indispensable. Une fois ce processus terminé, on tourne la page et, Dieu merci, beaucoup d'otages ont tourné la page. »

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