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    France

    Affaire Tapie: l’étau se resserre sur les proches de Nicolas Sarkozy

    media Claude Guéant, le 22 mars 2012 à Toulouse. Reuters

    L'ancien ministre de l'Intérieur de Nicolas Sarkozy, Claude Guéant, a été placé en garde à vue ce lundi 26 mai, dans le cadre de l'enquête sur l'arbitrage financier controversé de l'homme d'affaires Bernard Tapie. Les enquêteurs s'interrogent sur le rôle qu'il a joué dans la décision de préférer un tribunal privé à la justice ordinaire pour solder le contentieux de Bernard Tapie avec le Crédit lyonnais.

    L’équation est finalement assez simple : Bernard Tapie a-t-il été le simple bénéficiaire de la procédure d'arbitrage ou en a-t-il été l'architecte et, si oui, Claude Guéant secrétaire général de l'Elysée au moment des faits a-t-il pesé dans la décision de ne pas contester la sentence arbitrale qui octroyait à Bernard Tapie plus de 400 millions d'euros ? Les juges d'instruction se sont fait leur religion : ils soupçonnent la sentence d'être le fruit d'un simulacre d'arbitrage organisé avec l'aval de l"Elysée. Pour l'heure, cinq personnes dont Bernard Tapie, son avocat ainsi que l'un des juges-arbitres ont été mises en examen pour escroquerie en bande organisée.

    Entendu depuis lundi 26 mai dans les locaux de la brigade financière à Paris, Claude Guéant va devoir détailler ses relations avec Bernard Tapie et expliquer les raisons des nombreuses visites de ce dernier à l'Elysée en 2007/2008, période cruciale pour l'arbitrage. On ne sait pour le moment si Claude Guéant sera mis en examen, mais cette perspective pourrait inquiéter Nicolas Sarkozy, dont Claude Guéant a toujours été le bras droit, le fidèle exécutant.

    La justice a déjà saisi une partie des biens de l’homme d’affaires

    Cette procédure de saisie des biens de Bernard Tapie était réclamée par les parties civiles, notamment l'Etat qui s'estime lésé par l'arbitrage. Cette procédure de saisie est intervenue le 28 juin 2013, c'est-à-dire le jour même où l'homme d'affaires, au terme d'une garde à vue de 96 heures, a été mis en examen sous le chef d'inculpation d'escroquerie en bande organisée. Ainsi, sa splendide villa qui domine le golfe de Saint-Tropez, « La Mandala », achetée 48 millions d’euros a été saisie, tout comme deux assurances-vies souscrites par le couple Tapie.

    Les parts sociales détenues par Bernard Tapie dans son hôtel particulier de la rue des Saints-Pères, d'une valeur de 69 millions, ont également été gelées. Ce n’est pas tout, les juges ont aussi demandé l'avis du parquet de Paris pour saisir les parts de Tapie dans le groupe de presse Hersant, composé des journaux La Provence et Nice Matin. Concrètement, c'est l'agence de gestion et de recouvrement des avoirs saisis et confisqués qui est chargée de procéder à ces actes. Des biens qui lui seront remis si au terme d'un long parcours judiciaire Bernard Tapie est innocenté.

    Tapie crie au complot

    Bernard Tapie est mis en cause dans l'enquête sur l'arbitrage controversé de son litige avec le Crédit lyonnais dans la vente d'Adidas. Les juges soupçonnent l'arbitrage d'avoir été truqué au profit de l’homme d’affaires. Les juges d'instruction du pôle financier Serge Tournaire et Guillaume Daïeff, considèrent que Bernard Tapie a été le principal bénéficiaire des sommes versées par le CDR, le consortium de réalisation, poubelle du Lyonnais, au terme d'une escroquerie dont il apparait comme l'un des organisateurs.

    Bernard Tapie crie au complot, se dit victime « d’un acharnement médiatique », assure que le dossier est vide. Mais reconnaît cependant à mi-mot avoir participé à une importante réunion fin juillet 2007 à l’Elysée concernant l’arbitrage, en présence notamment de Claude Guéant, alors secrétaire général de la présidence. Y aurait-il eu un conflit d’intérêts ? Certains soupçonnent l’ancien président Nicolas Sarkozy d’avoir favorisé Tapie pour le remercier de son soutien lors de la campagne de 2007.

    Dans ce dossier, quatre autres personnes sont également mises en examen pour escroquerie en bande organisée, il s'agit de l'ex-juge-arbitre Pierre Estoup, de Stéphane Richard, ex-bras droit de Christine Lagarde à Bercy, de Jean-François Rocchi, ancien président du consortium de réalisation - l'organisme sous tutelle de l'Etat chargé du passif du Crédit lyonnais.

    403 millions d'euros versés, après impôt et paiement de ses dettes, il n'est resté dans les poches de Bernard Tapie que 278 millions d'euros et non pas 70 millions d'euros seulement, comme il le martèle depuis des semaines. Prévoyant, Bernard Tapie s'est organisé pour éviter un revers de fortune. Exemple, dans le Monopoly Tapie, l'on trouve un jet privé immatriculé à Malte, d'une valeur entre 17 et 23 millions d'euros, un yacht de 76 mètres, le Reborn, enregistré sur l'île de Man, estimation 40 millions d'euros.

    Surtout, le groupe Bernard Tapie Holding domicilié à Bruxelles affiche une valorisation de 215 millions d'euros. En logeant l'essentiel de ses actifs dans des paradis fiscaux, le sulfureux tycoon s'est mis à l'abri de la justice française.

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