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    France

    Garde à vue de Nicolas Sarkozy, coup d’arrêt à son retour politique?

    media Nicolas Sarkozy, rattrapé par les affaires. REUTERS/Stéphane Mahé

    La garde à vue de Nicolas Sarkozy, une première pour un ancien président de la République française, tombe au plus mauvais moment. L’ex-chef de l’Etat multipliait en effet ces derniers mois, les gestes et les paroles laissant entendre qu’il préparait son retour en politique. C’était sans compter sur l’enquête en cours pour trafic d’influence présumé qui vient chambouler son programme.

    L'ancien président est arrivé ce mardi soir vers 23h40 (21h40 TU) au pôle financier du Tribunal de grande instance de Paris à la suite de plus de 15 heures de garde à vue dans les locaux de l'Office central de lutte contre la corruption et les infractions financières et fiscales, à Nanterre, près de Paris.

    Son avocat, Me Thierry Herzog, et Gilbert Azibert, avocat général à la Cour de cassation, ont été mis en examen ce mardi soir dans le cadre de cette information judiciaire pour trafic d'influence présumé et violation présumée du secret de l'instruction, selon l'AFP. 

    Nicolas Sarkozy était arrivé à 8 heures précises au siège de l’Office central de lutte contre la corruption et les infractions financières et fiscales (Oclciff) de la police judiciaire de Nanterre, près de Paris. Dans l’affaire sur laquelle enquête la PJ, il s’agit de savoir si l’ex-président a tenté d’obtenir des informations auprès d’un magistrat de haut rang sur des procédures judiciaires pouvant le menacer.

    Placé en garde à vue, Nicolas Sarkozy pouvait rester sous le feu des questions des policiers de l’Oclciff durant 24 heures, une période éventuellement renouvelable une fois. A l’issue de la garde à vue, l’ex-président pouvait soit être relâché sans poursuites, soit être présenté à un juge d’instruction qui décide alors de sa mise en examen ou non.

    Confrontations au plus haut niveau

    Thierry Herzog, ami et avocat de l'ancien président de la République, Nicolas Sarkozy. AFP/FRED DUFOUR

    Dans cette affaire, l’avocat et ami de l’ancien chef de l’Etat, Me Thierry Herzog était en garde à vue depuis lundi 30 juin, tout comme le magistrat Gilbert Azibert et Patrick Sassoust, avocat général à la Chambre criminelle de la Cour de cassation. Leurs gardes à vue ont d’ailleurs été prolongées ce mardi, ce qui permettra aux enquêteurs de confronter leurs versions avec celle de Nicolas Sarkozy.

    Les soupçons qui valent à Nicolas Sarkozy cette mesure coercitive, sont apparus lors de l’ouverture d’une information judiciaire concernant le financement par la Libye de Kadhafi de la campagne présidentielle de 2007. Lors de l’enquête sur ce dossier, plusieurs protagonistes proches de l’ancien chef de l’Etat ont été placés sur écoute.

    Au vu de ce que les enquêteurs découvrent, ils décident de placer Nicolas Sarkozy lui-même sous surveillance téléphonique. A-t-il été prévenu de ce développement ? Toujours est-il qu’il utilise pour communiquer avec Me Herzog un téléphone dont l’abonnement a été pris au nom d’un certain Paul Bismuth…

    Certains échanges entre l’ancien président et Michel Gaudin, ex-patron de la police nationale et ex-préfet de police de Paris, laissent supposer que les deux hommes ont cherché à obtenir des informations en contactant Gilbert Azibert en échange de la promesse d’une promotion de prestige à Monaco. Si cela est avéré, ces faits constitueraient une violation du secret d’instruction doublée d’un trafic d’influence. Pour cette dernière infraction, l’ex-président encourt jusqu’à dix ans de prison et 150 000 euros d’amende.

    Désir de retour de tous les instants

    Si jamais Nicolas Sarkozy était mis en examen à l’issue de sa garde à vue, ce ne serait pas une première pour lui. Il a en effet déjà été sous le coup d’une telle mesure dans l’affaire Bettencourt ; une procédure qui s’était soldée en 2013 par un non-lieu. Mais la multiplication des affaires autour de l’ancien chef de l’Etat compromet un peu plus à chaque étape son retour dans l’arène politique. 

    Nicolas Sarkozy a beau dire comme il l’a déclaré récemment à ceux qui le poussent : « Il va falloir que je m’y colle », en parlant de la présidence de l’UMP, étape incontournable avant celle de la France, chacun sait bien que pour lui c’est bien moins une obligation qu’un désir de tous les instants. Mais pour le moment, chaque jour qui passe le rend plus difficilement réalisable. 
     


     
    ■ RÉACTIONS

    Si pour le porte-parole du gouvernement, Stéphane le Foll, « la justice doit aller jusqu’au bout », parce que Nicolas Sarkozy « est un justiciable comme les autres », cette sérénité est loin d’être partagée par ses amis. Mesurant à quel point la situation de l’ex-président est délicate, Valérie Debord (UMP) dénonce « une instrumentalisation de la justice contre un homme, contre le retour d’un homme ». Tout aussi offusqué, le maire UMP de Nice, Christian Estrosi sur son compte Twitter assure que : « Jamais on n’aura affublé un ancien président d’un tel traitement, d’un tel déferlement de haine. »

    Il y a une forme d'acharnement vis-à-vis de lui. Il y a au sein de la magistrature des gens qui veulent la peau politique de Nicolas Sarkozy

    Sébastien Huygue

    Député UMP

    01/07/2014 - par Pierre Firtion Écouter

     Les partisans de Nicolas Sarkozy peuvent toujours soutenir que sa garde à vue « ne change rien à son calendrier de retour », il n’en reste pas moins que leur champion n’est pas encore au bout de ses peines. Fichés en travers de sa route il y a l’arbitrage Tapie, les sondages de l’Elysée, les soupçons de financement libyen de sa campagne électorale en 2007, sans oublier l’affaire Karachi. Et comme si cela ne suffisait pas, la récente affaire Bygmalion et ses fausses factures qui viennent encore plomber un peu plus l’avenir politique et judiciaire de l’ancien chef d’Etat.   

    La justice fait son travail et nous avons tous intérêt à la laisser faire

    Claude Bartolone

    Président de l'Assemblée nationale

    01/07/2014 - par RFI Écouter

    Nous attendions de connaître le contenu de l'ordinateur de M. Azibert pour savoir qui l'avait contacté. On peut donc déduire du fait de la mise en garde à vue de Nicolas Sarkozy que l'ordinateur à parlé... et qu'il y a quelques explications à fournir de la part de l'ancien chef de l’Etat

    Eva Joly

    Eurodéputée Europe Ecologie-Les Verts

    01/07/2014 - par Béatrice Leveillé Écouter

     

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