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    France

    Conférence sociale: quatre syndicats claquent la porte

    media A gauche, Thierry Lepaon, secrétaire général de la CGT. A droite, Pierre Gattaz, président du Medef. Face à eux, Manuel Valls et François Hollande, lors d'une réunion d'ouverture de la conférence sociale, le 7 juillet 2014 à Paris. REUTERS/Kenzo Tribouillard/Pool

    La grande conférence sociale pour l'emploi a débuté lundi 7 juillet au palais d'Iéna, à Paris. C'est la troisième du genre dans le quinquennat. Après une séquence introductive sur les enjeux de la France dans dix ans, François Hollande a prononcé le discours d'ouverture. Le climat est tendu. Après la CGT et Force ouvrière, la FSU, principale fédération de l'Education nationale, a quitté la conférence, en dénonçant la méthode du gouvernement. Solidaire aussi.

    Avec nos envoyées spéciales au palais d'Iéna

    La Confédération générale des travailleurs (GGT) et Force ouvrière (FO), deux des cinq syndicats représentatifs en France, ont décidé de boycotter une partie de la conférence. Une décision inédite. Leurs leaders respectifs, Thierry Lepaon et Jean-Claude Mailly, ont bien assisté lundi à la réunion à huis clos de trois heures avec le président et les responsables patronaux et syndicaux, mais la CGT et FO ne participent pas à la seconde journée de la conférence sociale, ce mardi. FSU et Solidaires leur ont emboîté le pas.

    Ils n'assisteront donc pas aux sept tables rondes consacrées à l'emploi, ni au discours de clôture de Manuel Valls, le Premier ministre, qui tracera la feuille de route du gouvernement. A l'issue de la réunion avec François Hollande, lundi, M. Mailly a dénoncé ce qu'il appelle des « bugs » du dialogue social. M. Lepaon regrette qu'aucune des principales revendications de la CGT ne soit à l'ordre du jour des tables rondes.

    Pour les syndicats, les motifs de mécontentement s'accumulent . La CGT et FO fustigent notamment les concessions de Manuel Valls au patronat. Le chef du gouvernement a accordé un report partiel du compte pénibilité et ces derniers, après une première menace de boycott de la conférence formulée par les organisations patronales. « Je pense que le gouvernement pratique le dialogue social avec le Medef, considère M. Lepaon. Il y a quelques jours seulement, sur le compte pénibilité, autrement dit le droit de partir plus tôt à la retraite quand on a travaillé très tôt et qu'on a occupé un métier pénible, le gouvernement a été sensible, c'est le moins que l'on puisse dire, aux revendications du patronat. »

    Le président Hollande à la tribune de la conférence sociale, au palais d'Iéna à Paris, le 7 juillet 2014. REUTERS/Benoit Tessier

    Dans son discours inaugural, François Hollande a tracé une feuille de route pour les mois à venir. Au cœur de sa démarche : l'apprentissage des jeunes et le chômage de longue durée. Le chef de l'Etat a fixé comme objectif d'accueillir d'ici la rentrée 2016 quelque 10 000 apprentis dans la fonction publique, où ils ne sont actuellement que 700. Quant à la lutte contre le chômage de longue durée, elle doit devenir « une cause nationale ». « Cela pourrait être une contrepartie au pacte de responsabilité », a dit le président.

    Le pacte de responsabilité reste une ligne directrice de la lutte pour l'emploi. Les branches professionnelles doivent s'emparer du pacte de manière urgente et aboutir à de vrais résultats en matière de créations d'emplois. Un groupe d'évaluation des négociations devrait se réunir en septembre. Mais au-delà du sujet, le chef de l'Etat a beaucoup insisté sur sa méthode, porteuse selon lui de « performance économique et sociale », à certaines conditions. François Hollande :

    « Cette méthode, elle n'a de sens que si les parties prenantes vont jusqu'au bout de leurs engagements. Elle ne peut pas être une perpétuelle surenchère, avec des demandes unilatérales qui, forcément, ne peuvent pas trouver d'interlocuteur s'il n'y a rien à gagner. Cette méthode, ce n'est pas un discours incantatoire. C'est une pratique effective, et c'est à cette condition que le dialogue social peut être un facteur de performance économique et sociale pour les entreprises et pour le pays. »

    Et le président d'envoyer un message à son (ou ses) prédécesseur(s) : « Nous avons suffisamment de souvenirs en commun (de) ces aventures-là : tout décider d'en haut, légiférer tout de suite, ignorer le passage par la concertation et la négociation. Chacun sait quel est le résultat de cette démarche si tant est qu'elle mérite ce mot. Et aussi les conséquences de telles aventures : le blocage, le refus et en définitive l'échec. »

    Palais d'Inéa, ouverture de la conférence sociale le 7 juillet 2014, à Paris. REUTERS/Benoit Tessier

    A l'issue du discours présidentiel, la Confédération générale des petites et moyennes entreprises (CGPME), notamment, s'est dite « globalement satisfaite ». « La feuille de route est bonne », considère son président, Jean-François Roubaud. « Pour l'instant, le président de la République a confirmé la trajectoire que nous attendions depuis le 31 décembre. Ca nous a été confirmé par le Premier ministre la semaine dernière par un courrier ; maintenant c'est officiel, on a les dates exactes des baisses de charges, donc tout cela va dans le bon sens. »

    Et de préciser : « L'autre problème que l'on a vu, c'est que sur la pénibilité, on a un an supplémentaire pour travailler sur l'assouplissement pour que ce soit acceptable. C'est une loi qui a été votée par la République, donc on s'y soumettra, mais on va pouvoir en discuter encore pendant un an. Ensuite, sur l'apprentissage, il y a 8% de moins d'apprentis en France en 2013, et il y en a déjà depuis le 1er janvier 13% de moins ; donc il faut bien mettre ce sujet à plat, pour qu'on retrouve cet apprentissage. »

    Son de cloche dissonent du côté de la Confédération française de l'encadrement - Confédération générale des cadres (CFE-CGC), dont la présidente Carole Couvert craint que cette conférence sociale soit « un grand bluff ». « Nous y allons avec une priorité : obtenir du pouvoir d'achat pour les classes moyennes », explique-t-elle, avant d'égrainer ses demandes :

    « Que le gouvernement ramène le forfait social, c'est-à-dire les prélèvements sur l'intéressement et la participation à 8%, parce que c'est le gouvernement de François Hollande qui l'a passé à 20% - et donc les salariés ont perdu douze points de pouvoir d'achat avec cette mesure - ; et que le gouvernement mette en place une fiscalité beaucoup plus incitative sur l'intéressement, la participation et l'actionnariat salarié, parce que c'est vraiment pour nous la pierre philosophale du pacte de responsabilité. »

    La journée de discussion, ce mardi, sera aussi la dernière. Elle sera marquée par une prise de parole de Manuel Valls.

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