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    France

    Une manifestation de soutien à la Palestine autorisée à Paris

    media Dimanche 20 juillet, à Sarcelles, en banlieue parisienne, une manifestation pro-palestinienne non autorisée avait dégénéré après sa dispersion. RFI/Simon Rozé

    Le gouvernement l'avait promis : les interdictions de manifestations pro-palestiniennes seront examinées au cas par cas. Pour preuve, la préfecture de Paris a donné son feu vert à un rassemblement de soutien à la Palestine, ce mercredi 23 juillet à 18h30. Une décision qui fait écho aux interdictions des manifestations de ce week-end, à Barbès et Sarcelles, où de violentes émeutes avaient malgré tout eu lieu.

    La préfecture a d'abord été rassurée par les organisateurs de cette mobilisation. L'appel a été lancé par le Collectif national pour une paix juste et durable entre Palestiniens et Israéliens. Il rassemble de nombreux partis politiques, syndicats et associations, dont la Ligue des droits de l'homme, la CGT, le Parti communiste, Europe écologie-Les Verts et des membres du Parti socialiste. Des organisateurs « sérieux et responsables », estime la préfecture.

    Plus axée sur les questions politiques que religieuses du conflit israélo-palestinien, cette manifestation devrait moins déchaîner les passions. En deux mots, le but de ce rassemblement est d'aboutir à la paix, pas de montrer qui est le plus fort. Des gages de sécurité ont aussi été apportés. En plus de la police, les services d'ordre des organisateurs contrôleront le cortège. Celui de la CGT, notamment, particulièrement connu pour son savoir-faire et sa maîtrise des situations tendues.

    Pour finir de convaincre la préfecture, l'itinéraire a lui aussi été adapté. Reliant Denfert-Rochereau aux Invalides, il n'empruntera que des axes larges et facilement contrôlables, tout en évitant les synagogues et les quartiers où la communauté juive est fortement représentée.

    « Un sentiment de grande injustice »

    « C’est la responsabilité de la préfecture, qui semble considérer qu’il y a une très forte dimension religieuse dans cette histoire, explique Pierre Tartakowski, président de la Ligue des droits de l’homme. Moi, je n’y souscris pas, je pense que le fond du conflit, là-bas, c’est un fond tout à fait classique. Il y a un pays qui occupe le territoire d’un autre pays, et qui opprime une population.»

    Pour le responsable de l’organisation, la traduction de cette situation ici en France, est « un sentiment de très grande injustice. Après, que dans ce sentiment de grande injustice, il y ait des acteurs qui tentent de traduire ça en termes de haine religieuse, c’est leur problème, et il faut évidemment les cantonner, les ignorer, les minorer, et les combattre, estime-t-il. La préfecture a jugé bon de contourner les synagogues, mais je suis absolument persuadé que nous aurions pu passer devant la porte de toutes les synagogues de Paris, sans qu’il y ait le moindre incident. »

    Montée des agressions antisémites

    L'ambassadeur d'Israël en France Yossi Gal ne nie pas une récupération politique de la guerre engagée entre l'Etat hébreu et le Hamas palestinien, mais pour lui, les violences de ces derniers jours ne s'expliquent pas seulement par le conflit actuel, mais sont également à relier à une montée des agressions antisémites. « Bien avant le conflit actuel, nous avons été témoins d’explosions de violence et d’un antisémitisme flagrant, rappelle-t-il. En janvier, des manifestations à Paris, au cours desquelles des slogans tels que "juifs, la France n’est pas à toi", ont été scandés. »

    Il y a deux mois, poursuit également le diplomate « nous avons vu qu’un terroriste avait assassiné deux Israéliens, une Française et un Belge dans le musée juif de Bruxelles. Et bien sûr, qui peut oublier l’assassinat à Toulouse de quatre juifs, dont trois enfants, tués parce qu’ils étaient juifs. Lors des manifestations de ces derniers jours en France, nous avons entendu les slogans : « mort aux juifs ». Nous avons vu des synagogues incendiées et l’attaque d’un poste de police. Et à mon avis, cela constitue une agression contre les valeurs de la République française. »


     ■ Prison ferme dans le dossier des violences de Sarcelles

    Le tribunal de Pontoise a condamné mardi à de la prison ferme quatre hommes âgés de 21 à 28 ans, qui étaient jugés en comparution immédiate pour leur implication dans les violences qui ont éclaté dimanche à Sarcelles, dans la banlieue nord de Paris. Ces violences se sont produites en marge d'un rassemblement pro-palestinien interdit par les autorités. Plusieurs commerces de la ville ont été mis à sac. Les condamnés ont tous déclaré ne pas avoir pris part à la manifestation.

    Les trois premiers jeunes ont été condamnés pour des « violences sur personnes dépositaires de l'autorité publique ». Il leur est notamment reproché des jets de bouteille et de pierres sur les policiers. Leurs peines varient de dix mois de prison, dont six fermes, à six mois de prison dont trois fermes. Ils ont été immédiatement emprisonnés à l'issu du procès.

    Le quatrième homme a lui écopé de 3 mois de prison ferme sans mandat de dépôt. Il n'est donc pas incarcéré et pourra éventuellement bénéficier d'un aménagement de peine. Il comparaissait pour port d'armes prohibées. Un cinquième prévenu de 18 ans a été condamné à 50 jours amende, ce qui signifie qu'il peut éviter la prison, à condition de payer une amende. Le jeune homme comparaissait pour recel de vols après avoir pris quatre paquets de cigarettes lors du pillage d'un bar-tabac dans le centre-ville de Sarcelles. En tout, sur les 18 personnes interpellées lors de la manifestation, 8 étaient jugées ce mardi, et 5 ont été condamnées. Les 3 autres, des mineurs, seront présentés à la justice dans les prochaines semaines.

    → À (RE)LIRE : Violences à Sarcelles après un rassemblement pro-palestinien

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