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    France

    Au café où Jaurès a été tué, happy hour de 17h à minuit

    media Située au 146, rue Montmartre, à Paris, la Taverne du Croissant accueille essentiellement une clientèle de bureau. RFI / François-Damien Bourgery

    C’est là que Jean Jaurès a été assassiné le 31 juillet 1914. Mais la Taverne du Croissant, située en plein cœur de Paris, n’a pas grand-chose d’un temple à la mémoire du dirigeant socialiste.

    Même son nom a changé. Le Café du Croissant, situé à l’angle de la rue Montmartre et de la rue du Croissant, a été rebaptisé il y a quelques années « Taverne du Croissant ». De l’assassinat de Jean Jaurès, il ne reste plus guère que quelques coupures de presse sous vitrine et deux plaques commémoratives.

    Sur l’une, une imposante stèle de pierre fixée à la façade, il est gravé : « Ici, le 31 juillet 1914, Jean Jaurès fut assassiné ». Juste à côté, une ardoise annonce dans une écriture ronde à moitié effacée : « 17h-00h. Happy hours. Pinte de blonde 2,90€ ». L’information est attractive, mais elle n’est pas du goût de tout le monde. Elle a valu à la patronne, Déborah Ferri, de se faire « enguirlander » par un client. Il jugeait que cela faisait insulte à la mémoire du grand homme.

    « C’était il y a 100 ans, plaide Déborah Ferri. On essaie de vivre avec notre temps ». La Taverne du Croissant est effectivement une brasserie dans l’air du temps, avec son mobilier faussement rustique et ses plats simples au dressage soigné. Ce midi, sur le coin d’une nappe à carreaux en papier, un jeune cadre dynamique en chemise blanche fait défiler un document Powerpoint devant ses collègues. « Les clients viennent comme Jaurès venait : en voisins », indique Déborah Ferri.

    Un menu « Jaurès » pour le centenaire

    S’ils sont loin de représenter la majorité de la clientèle, beaucoup, tout de même, se rendent ici en pèlerinage. Un groupe de personnes âgées originaire du Nord est passé la veille. Il faisait le tour des lieux marquants de la Grande Guerre. Déborah Ferri se prête de bonne grâce aux questions. A force d’échanger avec des passionnés, elle a fini par retenir quelques détails sur les circonstances de la mort du dirigeant socialiste. « C’était un habitué. Il venait ici parce qu’on avait le téléphone », nous apprend-t-elle. « Il a été emmené dans l’arrière-salle où il a rendu son dernier souffle ». Mais connaître l’histoire de la mort de Jean Jaurès ne constitue pas pour autant un critère de sélection pour le recrutement du personnel de l’établissement. Ce serait même le contraire. « Etre serveur et passionné de Jaurès, c’est un peu bizarre », confie-t-elle.

    Il y a beaucoup de choses qui traînent sur internet, qui disent par exemple qu'on a l'impact de balle, ce qui est complètement faux. Il y a une histoire comme quoi on aurait le chapeau ; c'est pareil, on ne l'a pas. La table, on ne l'a pas non plus.

    La Taverne du Croissant, un endroit mythique

    Reportage

    31/07/2014 - par RFI Écouter

    A l’occasion du centenaire de sa mort, la Taverne du Croissant a prévu un menu « Jaurès » pour le dîner, avec en dessert une tartelette aux fraises. C’est ce que le dirigeant socialiste aurait été en train de manger quand il a été abattu d’une balle dans la tête. « Mais tout le monde n’est pas d’accord », précise la patronne. Dans son livre Il a tué Jaurès, consacré au parcours de l’assassin, Raoul Villain, le journaliste Dominique Paganelli évoque pour sa part une poire au kirsch.

    De nombreuses associations ont également téléphoné pour lire des textes devant le café. Déborah Ferri appréhende un peu. « Ils vont déposer plein de fleurs. Qu’est-ce que je vais en faire ? Il y a la terrasse ! », s’inquiète-t-elle. Faire de la place en retirant des tables ? « Ah ça, pas question ! » A quelques mètres de là, au 142 de la rue Montmartre, dans un bel immeuble en pierre de taille, se trouvait le siège du journal L’Humanité, fondé par Jaurès en 1904. C’est également là qu’Emile Zola écrivit en 1898 son vibrant « J’accuse » dans les colonnes de L’Aurore en soutien au capitaine Dreyfus. L’endroit abrite aujourd’hui un supermarché discount. Les lieux historiques parisiens connaissent parfois d’étranges destins.

     

     


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