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    France

    France: l’interdiction de la Ligue de défense juive à l'étude

    media Des personnes manifestent à Paris, en 2009, pour la dissolution de la LDJ, devant la librairie Résistances. AFP PHOTO / BORIS HORVAT

    L'interdiction d'une organisation est une mesure forte en France. Le gouvernement étudie cette possibilité dans le cas de la Ligue de défense juive (LDJ), comme indiqué ce jeudi 31 juillet par le journal Libération. En cause : des incitations à la haine ou à la violence pour motifs ethniques ou religieux et son caractère de groupe de combat, voire de milice privée.

    L'interdiction d'une organisation est une mesure assez strictement encadrée par le droit en France : il y a 7 critères qui peuvent justifier une telle interdiction. Or, deux pourraient s'appliquer à la LDJ.

    Tout d'abord, celui de l'incitation à la haine ou à la violence pour motifs ethniques ou religieux : sur les réseaux sociaux, la LDJ tient des propos ouvertement racistes à l'égard des militants pro-palestiniens, les qualifiant notamment de « racailles maghrébines ».

    Et il y a l'aspect groupe de combat. La LDJ ne cache pas qu'elle offre un entraînement physique à ses militants et qu'elle est prête à en découdre avec ceux qui, dit-elle, menacent la communauté juive. En « état de légitime défense », précise-t-elle dans sa charte. Mais en juin 2014, deux de ses militants ont été condamnés à de la prison ferme pour avoir visé avec une bombe artisanale la voiture d'un jeune juif qui avait critiqué la politique israélienne sur son blog.

    Menaces et intimidations

    Numériquement parlant, la LDJ est une petite organisation : 30 à 40 personnes en constitueraient le noyau dur. Mais les policiers estiment qu'elle peut puiser facilement dans les effectifs d'autres organisations juives et ainsi rassembler jusqu'à 200 personnes, 200 personnes mobilisées pour défendre la communauté juive. Et cela inclut la possibilité de donner le coup de poing si besoin, mais en état de légitime défense, précise l'organisation dans sa charte.

    Voilà pour les mots, mais les faits, eux, sont parfois plus flous. Le 13 juillet, la LDJ avait promis sur Twitter un cadeau de bienvenue pour les Palos qui se rendraient à la synagogue de la rue de la Roquette à Paris. Or le terme de Palos désigne les personnes manifestant en faveur des Palestiniens et quelques heures plus tard, des heurts ont éclaté entre les deux camps devant cette synagogue.

    Ces derniers jours, plusieurs personnalités dénonçant les actions de la LDJ ont été menacées ou intimidées. Une personne se faisant passer pour le rappeur Kamelancien a ainsi téléphoné à la police pour expliquer qu'elle avait séquestré et tué un juif. Un journaliste de Libération enquêtant sur l'organisation a, lui, reçu des menaces de mort signées LDJ.

    La Jewish Defense League interdite aux Etats-Unis et en Israël

    La France ne serait d'ailleurs pas le premier pays à interdire une telle organisation. Celle dont la LDJ se revendique, la Jewish Defense League, a été classée « organisation terroriste » par les Etats-Unis. Et sa branche israélienne a aussi été interdite.

    Reste que cette interdiction n'est pas encore prononcée. Le gouvernement veut s'assurer que s'il prend une telle décision, elle ne risque pas d'être invalidée par la justice. « On ne veut pas créer de polémique dans le contexte actuel », explique-t-on dans l'entourage de Bernard Cazeneuve, le ministre de l'Intérieur français. Les services de l'Etat mènent donc actuellement une analyse juridique « la plus fine possible », dit-on place Beauvau. Une analyse qui devrait donner ses conclusions dans les jours qui viennent.

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