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    France

    La Commission de l'océan Indien: quel enjeu pour la France?

    media Lors de ce rendez-vous, le président français tient en effet à mettre l’accent sur l’immigration illégale à Mayotte (photo). AFP/Sophie Lautier

    François Hollande entame ce jeudi 21 août sa tournée dans l’océan Indien. Reportée fin juillet après le crash du vol d’Air Algérie au Mali, cette visite débute par le département français de la Réunion. Demain, le président français se rend à Mayotte, le 101e département français depuis 2011. Pour son dernier jour de tournée, François Hollande participe samedi au 4e sommet des Etats membres de la Commission de l’océan Indien (COI). L’occasion de se pencher sur cette organisation régionale méconnue et sur la place de la France en son sein.

    Née en 1984 avec les accords de Victoria, la Commission de l’océan Indien rassemble cinq pays : Madagascar, les Seychelles, Maurice, l’Union des Comores et la France par le biais de la Réunion. La COI a pour objectif de renforcer la coopération entre les différentes îles dans plusieurs domaines : politique et diplomatie, économie et commerce, culture. Depuis 2005, date du dernier sommet de l’organisation indocéanique, 26 projets ont été menés à terme pour un coût total de 205 millions d’euros. Si chaque Etat membre participe au financement de la Commission, les investissements sont financés par d’autres institutions. L’Union européenne (UE) demeure le principal bailleur de fonds de la COI avec une prise en charge de 70% des projets.

    Des dossiers compliqués

    Mais les programmes les plus importants restent à mettre en place. La ligne aérienne commune n’est toujours pas d’actualité, les liaisons maritimes entre les îles demeurent insuffisantes. Sur ces deux dossiers, la COI se heurte à la volonté des Etats de préserver leur autonomie en la matière. En ce qui concerne les télécommunications, un projet de chaîne de télévision régionale a été abordé un temps, mais la COI parle désormais plus d’une agence de presse pour couvrir la zone. Un renforcement de l’accès à internet est également envisagé.

    Manque de visibilité

    Malgré l’arrivée en 2012 de Jean-Claude de l’Estrac, homme politique mauricien de renom, comme secrétaire général, la COI manque toujours cruellement de visibilité. Même à Port-Louis où siège l’organisation, la presse locale et les habitants s’y intéressent peu. Le seul pays à s’intéresser à cette organisation régionale reste les Comores où va se dérouler le 4e sommet ce samedi 23 août. Pour les Comoriens, cet événement pourrait permettre à leur pays de revendiquer à nouveau l’île de Mayotte, département d’outre-mer français depuis 2011. Ils ont d’ailleurs été nombreux à critiquer le report du sommet du 26 juillet dernier à cause d’absence de François Hollande.

    Contentieux territoriaux

    Les Comores n’ont en effet jamais pardonné à la France de s’être approprié Mayotte. Lors du référendum sur l’indépendance de 1974, trois des îles principales de l’archipel, Grande-Comore, Mohéli et Anjouan votent pour et forment ainsi l’Union des Comores. Mayotte, la quatrième île, vote contre et reste dans le giron de Paris, en violation totale du droit international. En effet, l’ONU n’a jamais reconnu Mayotte comme un territoire français.

    Autre contentieux sérieux avec un Etat membre de la COI, les îles Eparses.  Revendiquées par Antananarivo depuis quarante ans, ces quatre îles situées au large de Madagascar, dans le canal du Mozambique, sont officiellement françaises puisqu’elles font partie des Terres australes et antarctiques françaises. La France n’entend pas abandonner ces îles, d’autant plus que des gisements d’hydrocarbures pourraient être découverts dans le Canal du Mozambique.

    L’immigration à l’ordre du jour

    Samedi, François Hollande sera le premier président à se rendre à Moroni depuis François Mitterrand en 1990. Il va rencontrer les chefs des Etats membres, à commencer par son homologue comorien Ikililou Dhoinine. Mais l’Elysée a tenu à préciser qu’il ne serait pas question des problèmes de souveraineté. Le président français tient en effet à mettre l’accent sur l’immigration illégale à Mayotte. Près de 85 000 sans-papiers, essentiellement des Comoriens, vivent dans le département français, soit 40% de la population de l’île. L’année dernière, 476 embarcations de fortune, les kwassa kwassa, ont été interceptées avec 11 000 migrants à leur bord. Depuis 1995 et l’instauration du fameux « visa Balladur » interdisant la circulation des habitants des autres îles, les soixante-dix kilomètres qui séparent l’île d’Anjouan de celle de Mayotte sont devenus un des principaux cimetières marins du monde avec 3 000 à 6 000 morts.

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