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    France

    Diplomatie: la géopolitique selon François Hollande

    media François Hollande, devant les ambassadeurs de France, le 28 août 2014. REUTERS/Christophe Ena/Pool

    Ce jeudi 28 août, le président français François Hollande s’est exprimé devant tous les ambassadeurs de France réunis à l’Elysée. Ce discours a duré une heure, et le chef de l'Etat a passé en revue toutes les grandes crises qui secouent le monde aujourd’hui.

    Ce 28 août, devant les ambassadeurs de France réunis à Paris, François Hollande, lors de son discours annuel, a souligné que le contexte était aujourd’hui particulièrement lourd, et que si ces crises peuvent paraître disparates, elles sont en fait globales et nous concernent directement, il a - entre autre - pris comme exemple l’avion civil abattu dans le ciel ukrainien. La France ne peut pas rester indifférente a expliqué le président, le sens de sa politique extérieure est donc d’agir pour la paix et la sécurité du monde.

    Premier dossier développé par François Hollande, l'Etat islamique : « Je regrette que la mobilisation internationale pour régler la situation en Syrie ait fait à ce point défaut, et notamment au Conseil de sécurité, et nous en mesurons aujourd’hui toutes les conséquences. C’est pourquoi j’ai lancé une initiative, elle vise à améliorer la coordination, quand je dis améliorer c’est organiser l’action internationale contre l’Etat islamique, sur le plan humanitaire, sécuritaire mais aussi militaire. Une large alliance est nécessaire mais je veux que les choses soit claires, Bachar el-Assad ne peut pas être un partenaire de la lutte contre le terrorisme. C’est l’allié objectif des jihadistes et il n’y a pas de choix possible entre deux barbaries, parce qu’elles s’entretiennent. »

    L'Europe doit faire « pression »

    François Hollande est aussi revenu sur la crise à Gaza. Les engagements pris à l'occasion du cessez-le-feu doivent être « strictement, précisément, rigoureusement » mis en oeuvre, a martelé le président. Mais, au delà de la négociation, pour retrouver le chemin de la paix, il a surtout parlé du rôle de l'Europe : « Le rôle des Etats-Unis est décisif, mais celui de l’Europe ne l’est pas moins. Elle doit agir et utiliser tout le potentiel, par exemple de l’Initiative arabe de paix qui n’a pas été suffisamment prise en compte depuis 2002. C’est l’Europe qui fait beaucoup pour reconstruire, développer la Palestine. C’est l’Europe qui doit aussi faire la pression et sur les uns et sur les autres et ne pas simplement être un guichet vers lequel on s’adresse pour effacer les plaies de conflits récurrents. »

    Pour ce qui est de l'Ukraine, le président n'a pu que faire état de l'échec de la France et de l'Allemagne dans leurs tentatives de médiations entre les présidents russe et ukrainien ; « nous sommes parfois parvenus à renouer les fils du dialogue », s'est-il quand même félicité. Mais parmi toutes ces crises, François Hollande en a isolé une, sa préoccupation majeure aujourd'hui, la Libye : « Si nous ne faisons rien, j’entends rien de sérieux, rien de politique, rien d’international, eh bien, c’est le terrorisme qui se répandra dans toute cette région. Alors, la France demande aux Nations unies, parce que ce sont elles qui doivent prendre leurs responsabilités, d’organiser un soutien exceptionnel aux autorités libyennes pour rétablir leur Etat. Nous devons également être très attentifs par rapport aux voisins de le Libye, l’Egypte mais aussi la Tunisie. Parce que la Tunisie peut être l’exemple de la réussite des printemps arabes, c’était parti de là, il est à craindre que ce ne soit le seul résultat, faut-il encore le préserver. »

    Mali, « réconciliation en cours »

    François Hollande est aussi revenu sur l'intervention française en République centrafricaine, « Nous avons évité le pire, je dis bien le pire » a-t-il insisté, tandis qu'au Mali, « le résultat est là, la démocratie a été rétablie » et « la réconciliation est en cours » même si elle a tardé, a reconnu le président, qui a bien pris garde de souligner que si la France était aux côtés de ces pays amis c'est « sans aucune idée de contrepartie ou d'intérêt mercantile ».

    Le président français a d'ailleurs longuement parlé économie, citant l'Asie pour la première fois dans son discours, en indiquant que c'est là que la France devait aller chercher la croissance, et il a été assez véhément, il a cité tous les pays de la région et annoncé qu'il allait demander à tous les membres de son gouvernement de se rendre sur place.

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