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    France

    Nemmouche a-t-il eu un projet d'attentat lors du 14-Juillet à Paris?

    media Mehdi Nemmouche, l'auteur présumé de la tuerie du Musée juif de Bruxelles. AFP

    Mehdi Nemmouche, le tueur présumé du Musée juif de Bruxelles, s'est vanté de vouloir perpétrer un attentat le 14-Juillet à Paris devant les journalistes français qu'il a vus pendant leur détention en Syrie, affirmait Libération, ce dimanche 7 septembre au soir. Dans son édition à paraître lundi 8, le quotidien dit s'appuyer sur « plusieurs sources » ayant eu accès aux procès-verbaux d'audition de quatre journalistes français otages en Syrie. le parquet de Paris dément, cependant cette information, tout comme le ministère de l'Intérieur.

    L'auteur présumé de la tuerie du Musée juif de Bruxelles en mai 2014 avait l'intention de commettre un attentat à Paris lors du défilé du 14-Juillet. Ce lundi 8 septembre, Libération cite des procès-verbaux d'auditions des quatres ex-otages français en Syrie libérés en avril dernier. Ces derniers ont été entendus par la DGSI (Direction générale de la sécurité intérieure) pendant la garde à vue de Mehdi Nemmouche. L'un d'eux, Nicolas Hénin a confirmé samedi, que Nemmouche avait été l'un de ses geôliers. Ce lundi en fin de matinée, cependant, le parquet de Paris a indiqué qu'aucun acte d'enquête réalisé à la suite de l'enlèvement en Syrie de quatre journalistes français ne faisait état d'un projet d'attentat en France de Mehdi Nemmouche. Même son de cloche auprès du ministère de l'Intérieur où Bernard Cazeneuve a déclaré qu'il n'avait « jamais eu connaissance » d'un projet d'attentat en France par le tueur présumé du Musée juif de Bruxelles.

    Tuer le maximum de monde, et même faire pire que Mohamed Merah, auteur il y a deux ans de sept assassinats à Toulouse. Voilà ce qui, selon le journal Libération était donc la sordide ambition de Mehdi Nemmouche, qui aurait indiqué vouloir faire du « Merah puissance 5 ». Lorsque le groupe d'otages est relâché en avril, Nemmouche se trouve déjà sur le sol européen. Dès le mois de mars, il est d'ailleurs signalé en Allemagne, mais c'est en Belgique qu'il passe à l'acte. Le 24 mai, le Franco-Algérien vide son arme dans le Musée juif de Bruxelles. Il y a quatre morts.

    Simple contrôle douanier

    C'est par hasard, lors d'un simple contrôle douanier qu'il est finalement interpellé quelques jours plus tard à Marseille, en possession d'un véritable arsenal de guerre: une kalachnikov, un revolver et des dizaines de munitions. Son arrestation, écrit Libération, n'a cependant pas suffi à rassurer les enquêteurs en France.

    Alertés par ce projet d'attentat prévu le 14 juillet, la police a pisté par précaution plusieurs individus, complices hypothétiques de Mehdi Nemmouche qui auraient pu agir à sa place. Preuve que la menace a bien été prise au sérieux : le jour du défilé, la sécurité a été renforcée autour des Champs-Elysées. Autant de révélations sur lesquelles Nemmouche va devoir s'expliquer. Sa première comparution à Bruxelles est prévue dans la semaine. Selon la journaliste Patricia Tourancheau de Libération, interrogée par BFM-TV, Nemmouche s'était vanté devant les otages de vouloir perpétrer un attentat à Paris :

    Il fait état d'un projet de Mehdi Nemmouche de faire une action terroriste d'envergure. Une attaque, selon ses mots, à la Merah puissance 5 sur les Champs-Élysées, le 14 juillet.

    Patricia Tourancheau

    Journaliste à Libération

    08/09/2014 - par BFM Écouter

    Révélateur. Le cas Mehdi Nemmouche semble révélateur d’un phénomène de masse, ces centaines d’islamistes radicalisés qui basculent dans le terrorisme à leur retour du Moyen-Orient. Parfois ils échappent aux radars des services de renseignements européens. La vigilance est grande, explique pourtant l’ancien juge anti-terroriste, Jean-Louis Bruguière, interrogé sur les antennes de BFM-TV : « Le phénomène n’est pas si nouveau que ça. On avait eu avant des jihadistes qui partaient sur des zones de jihad comme l’Afghanistan ou d’autres pays. Mais, incontestablement tout le monde sait que l’ampleur et le retour de ces individus posent un problème de sécurité nationale évident, donc de risques d’actions terroristes sur notre sol. Nos services sont tout à fait conscients de cela, le prennent en compte et tout est mis en œuvre, je crois, parce qu’on a incontestablement des services de grande qualité pour éviter ce type de scénario. »

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