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    Les généraux et les leaders de la contestation au Soudan ont formé mardi un Conseil souverain de onze membres qui dirigera le pays au cours de sa transition de trois ans et trois mois vers un pouvoir civil.

    France

    Le projet d’attentat de Mehdi Nemmouche en trois questions

    media Mehdi Nemouche voulait faire «cinq fois Merah au défilé du 14-Juillet». DR.

    Le tireur présumé du Musée juif de Bruxelles aurait projeté, selon le journal Libération, qui se base sur les procès verbaux d’auditions d’ex-otages français en Syrie et dont Mehdi Nemmouche aurait été l’un des geôliers, de commettre un attentat le jour de la fête nationale en France. Le parquet de Paris assure de son côté qu’aucun acte d’enquêtes en lien avec ces séquestrations ne mentionne un tel projet. Explications.

      ■ Quelle est la personnalité de Mehdi Nemmouche ?

    Mehdi Nemmouche, ancien petit braqueur en France, devenu geôlier en Syrie est un personnage extrêmement violent. « Dans ses attitudes, ses paroles, il était extrêmement provocateur, indique le journaliste Didier François, il bouillait en permanence, dans une violence débordante. Il se définissait lui-même comme un jeune criminel transformé en nettoyeur ethnique. »

    Aux yeux du journaliste du Point Nicolas Hénin, le jihadiste de 28 ans est un « paumé, un pervers doté d'un très grand égo », pour lui « le jihad n'est finalement qu'un prétexte pour assouvir sa soif maladive de notoriété ». Et Nicolas Hénin de préciser : « Mehdi Nemmouche n'est probablement pas parti en Syrie pour se battre pour un quelconque idéal mais avant tout sans doute par manque de reconnaissance, pour se réaliser d'une certaine façon et pour réaliser une sorte de cavalcade meurtrière dont il avait fomenté le dessein. »

    Nemmouche, dont le nom de guerre est Abou Omar dit « le cogneur », faisait régner la terreur dans la prison syrienne de Raqqa. Il prenait, témoignent les ex-otages, beaucoup de plaisir à torturer les prisonniers, tout en fredonnant « Douce France, cher pays de mon enfance ». Edifiant.

    ■ Quel était son projet d'attentat ?

    C'est ce qu'indique Patricia Tourancheau, ce lundi matin dans le quotidien Libération. La journaliste cite des procès verbaux d'auditions des quatre ex-otages français en Syrie. Otages qui ont été entendus dès leur retour en France, par la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI).

    Les procès verbaux des auditions de Nicolas Hénin, Didier François, Edouard Elias et Pierre Torres révèlent que Mehdi Nemmouche semblait préparer un projet terroriste d'envergure en France. Son objectif : commettre un attentat à Paris pendant le défilé du 14-Juillet.

    C’est en effet une cérémonie particulièrement sensible. Sur les Champs-Elysées, le président de la République, les chefs d'états-majors des armées, les membres du gouvernement sont particulièrement exposés.

    Evoquant Mohamed Merah, le terroriste toulousain, visiblement son héros absolu, Nemmouche se serait ainsi vanté auprès des ex-otages qu'il allait faire « cinq fois Merah au défilé du 14-Juillet ». D'ailleurs malgré son arrestation le 30 mai dernier à Marseille, les services de police ont, semble-t-il, redoublé de vigilance lors de la fête nationale, craignant que des complices n'agissent sans lui.

     ■ Pourquoi le parquet dit ne pas être au courant de ses intentions ?

    Le parquet de Paris a immédiatement réagi ce lundi matin, dès la parution de Libération : Aucun procès verbal d'audition recueilli dans un cadre judiciaire, ni aucun autre acte d'enquête réalisé à la suite de la séquestration des otages français, ne fait état d'un projet d'attentat sur le territoire national, en particulier le jour du 14-Juillet à Paris.

    RFI a pu joindre Patricia Tourancheau afin de connaître son analyse de cette déclaration. Le parquet est de bonne foi, dit-elle, simplement les auditions des ex-otages sont restées dans le giron des services secrets, ils n'ont pas été transmis au parquet de Paris d'où ce communiqué diffusé ce matin. Pourquoi ce secret ? Uniquement pour protéger les otages occidentaux toujours détenus par l'Etat islamique. Les geôliers l'avaient signifié aux quatre otages français : interdiction formelle de parler de leur condition de détention sous peine de punir ceux qui sont toujours détenus.

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