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    France

    La mort d’André Bergeron, ancien patron du syndicat Force ouvrière

    media L'ancien leader de Force ouvrière, André Bergeron chez lui à Montrouge en banlieue parisienne, le 27 février 2008. AFP PHOTO / JEAN AYISSI

    André Bergeron, ancien secrétaire général du syndicat Force ouvrière, est décédé dans la nuit de vendredi à samedi à l'âge de 92 ans. Cette figure marquante du syndicalisme français avait participé à la création de FO avant de diriger l'organisation pendant 26 ans.

    « Pour négocier il faut qu'il y ait du grain à moudre », cette expression l'avait rendu célèbre et c'est aussi le titre (Tant qu'il y aura du grain à moudre) du livre qu'il avait publié en 1988. Avec André Bergeron c'est une figure du syndicalisme français qui disparaît, lui qui avait imprimé sa marque à Force ouvrière, comme l'ont fait à la même époque ses contemporains Edmond Maire à la CFDT ou André Krasucki à la CGT. 

    Gréviste à 14 ans

    Né en 1922 dans une famille protestante, d’un père employé de la SNCF (Société nationale des chemins de fer), André Bergeron devient apprenti typographe à 14 ans dans une imprimerie du Territoire de Belfort (est de la France). Malgré son jeune âge, il participe aux grèves de 1936 lors du Front populaire. Dès la fin de la Seconde Guerre mondiale et après des années de travail forcé en Autriche, il est élu secrétaire général du syndicat des typographes CGT de Belfort.

    Mais, réticent à la politisation de la CGT et à la mainmise des communistes sur la confédération, il quitte le syndicat pour participer en 1948 à la création de FO, une scission de la CGT. ll en devient le secrétaire général en1963 et le restera jusqu'en 1989, date à laquelle il cède la place à Marc Blondel lui-même décédé à 75 ans en mars dernier.

    Alors que la France est secouée par les événements de Mai 68, André Bergeron gagne ses galons de popularité auprès des Français : il obtient du patronat que le salaire minimum horaire passe à 3 francs alors que la CGT et le gouvernement de Georges Pompidou s’étaient entendus sur 2,70 francs.

    « Sa conviction était que [les droits des travailleurs] ne peuvent progresser que par le compromis et la négociation » dit de lui François Rebsamen, l’actuel ministre du Travail. Ce sens de la négociation, André Bergeron en a usé d’abord au sein de Force ouvrière où il a accompli le tour de force de maintenir la cohésion entre les militants trotskistes, socialistes, chiraquiens et sans parti qui en composaient l’improbable mosaïque.

    Il a toujours refusé de devenir ministre

    Cet homme simple, presque austère, se tenait aussi loin que possible des mondanités du monde politique. Les plus anciens de FO se souviennent de lui déboulant dès 7 heures du matin, depuis son logement HLM de Montrouge où il a habité une grande partie de sa vie, vêtu de son inévitable costume gris de confection.

    André Bergeron s'était fait le champion d'un syndicalisme réformiste et attaché au compromis plus qu'au conflit. C’est la raison pour laquelle il fut souvent l'interlocuteur privilégié du patronat et de l'Etat. Fermement partisan d'un syndicalisme indépendant des partis politiques et, malgré de nombreuses sollicitations des présidents Valéry Giscard d’Estaing et Jacques Chirac, il a toujours refusé de devenir ministre.  

    Le président François Hollande a salué « un grand syndicaliste ». « Durant toute sa vie, il incarna un syndicalisme offensif et réformiste, et participa à de nombreuses avancées sociales dans notre pays ». André Bergeron a en effet contribué à la création de l’assurance-chômage, de l’Unedic qu’il présidera durant de nombreuses années, et aux accords de Grenelle en mai 1968.

     

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