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    La France toujours réticente à frapper en Syrie

    media Des peshmergas regardent la fumée s’élever de la ville de Makhmur, dans la région d’Erbil, au nord de l’Irak, après des frappes américaines. REUTERS/Azad Lashkari

    Au lendemain de l’assassinat d’Hervé Gourdel par un groupe jihadiste algérien, la France a mené jeudi 25 septembre de nouveaux bombardements, en Irak, sur des positions tenues par l’organisation Etat islamique. Les autorités françaises refusent toujours cependant de s’attaquer à l’organisation jihadiste du côté syrien de la frontière - à l’inverse des Etats-Unis qui multiplient depuis mardi les raids aériens dans le nord-est de la Syrie. Une position qui pourrait évoluer « si la situation l’exige », précise-t-on toutefois au sein du gouvernement français.

    C’est d’abord un obstacle juridique qui explique l’attentisme français et les réticences du gouvernement de Manuel Valls à suivre l'exemple américain, et à mener des raids aériens du côté syrien de la frontière. En effet, la France répond à une demande explicite du gouvernement irakien, ce qui ne serait pas aussi clair en Syrie. « La grande différence c'est que les frappes menées sur le territoire irakien ont été réclamées par le gouvernement, explique Thomas Snégaroff, de l’Institut de relations internationales et stratégiques (Iris). Rien de tel en Syrie, où le gouvernement de Bachar el-Assad n’a pas demandé que ces frappes aient lieu. »

    Cet obstacle juridique, avancé il y a encore une semaine par les autorités françaises pour écarter l’idée de frappes en Syrie, pourrait cependant être facilement levé par le gouvernement français si celui-ci décidait de changer de cap et d’étendre au territoire syrien le champ de son intervention contre l’Etat islamique. La France pourrait ainsi recourir à l’article 51 de la charte des Nations unies, et invoquer la notion de « légitime défense collective » : intervenir en Syrie serait alors justifié par la menace que font peser sur l’intégrité territoriale irakienne les agissements de l’Etat islamique de l’autre côté de la frontière. C’est cet argument qu’ont d’ailleurs utilisé les Etats-Unis pour « légaliser » les bombardements effectués en Syrie dans un courrier adressé par Samantha Power, l’ambassadrice américaine à l’ONU, à Ban Ki-moon, le secrétaire général des Nations unies.

    Arguments stratégiques

    Cependant, depuis mardi et les premières frappes américaines en Syrie, ce sont surtout des arguments politiques et stratégiques que les autorités françaises avancent pour justifier leur position. Au premier rang, le refus de s’aligner, même indirectement, aux côtés du régime syrien. « Bachar el-Assad ne peut être un partenaire dans la lutte contre l’Etat islamique », expliquait ainsi aux députés français le Premier ministre Manuel Valls, lors du débat organisé le mercredi 24 septembre à l’Assemblée nationale.

    La crainte de la diplomatie française, d’ailleurs partagée par une partie de l’opposition syrienne, serait de voir le régime syrien sortir renforcé des frappes menées contre l’organisation de l’Etat islamique. Il est vrai que les conséquences de ces bombardements sur le conflit syrien sont à ce jour impossibles à anticiper. Mais le premier bénéficiaire, tant sur le plan politique que militaire, pourrait bien être Bachar el-Assad : le président syrien voit confortée sa « lecture » du conflit (une lutte contre le terrorisme) et son armée pourrait se retrouver en position de force pour reprendre les portions de territoire abandonnées par l’organisation de l’Etat islamique.

    Partage des tâches

    Ultime argument avancé par la France pour justifier ce refus d’intervenir en Syrie, la répartition des tâches au sein de la coalition anti-EI. « On ne peut pas tout faire, et il convient de bien faire, expliquait ainsi jeudi 25 septembre François Hollande, le président français, lors d’une conférence de presse en marge de l’Assemblée générale de l’ONU, à New York, et nous avons ce devoir d'être d'abord en Irak dans le cadre du partage des tâches qui ont été décidées avec nos alliés. »

    Pour la France, la priorité en Syrie sera donc d’apporter une aide matérielle plus importante à la rébellion « modérée » - dans l’espoir que celle-ci puisse profiter, dans un avenir pas trop éloigné, d’un éventuel affaiblissement de l’Etat islamique. Consciente de la fragilité stratégique et politique de ce positionnement, la France semble toutefois se réserver la possibilité de changer de cap – et donc de rejoindre en Syrie la coalition formée par les Etats-Unis et leurs alliés arabes. C’est sans doute le sens qu’il faut donner aux déclarations de Jean-Yves Le Drian ce 25 septembre. « C’est une opportunité qui ne se présente pas aujourd’hui, expliquait le ministre de la Défense, mais la question d’une intervention en Syrie reste posée, et l’on verra dans les jours qui viennent comment évolue la situation. »

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