GRILLE DES PROGRAMMES
Monde
Afrique
Dimanche 18 Août
Lundi 19 Août
Mardi 20 Août
Mercredi 21 Août
Aujourd'hui
Vendredi 23 Août
Samedi 24 Août
    Pour profiter pleinement des contenus multimédias, vous devez avoir le plugin Flash installé dans votre navigateur. Pour pouvoir vous connecter, vous devez activer les cookies dans les paramètres de votre navigateur. Pour une navigation optimale, le site de RFI est compatible avec les navigateurs suivants : Internet Explorer 8 et +, Firefox 10 et +, Safari 3 et +, Chrome 17 et + etc.
    Economie

    Mondial de l’auto: la voiture électrique enfin sur la bonne voie?

    media Les voitures électriques (ici la Zoé de Renault) n'occupent pour le moment que 0,5% du marché automobile français. Christophe Carmarans / RFI

    Après avoir connu du retard à l’allumage, la voiture électrique est en voie de trouver un deuxième souffle à l’heure où la transition énergétique redevient une priorité en France. Même si l’on est loin des projections d’il y a cinq ans, des signes encourageants viennent  dégager l'horizon du « zéro émission ».

     C’est le véhicule du futur et ça le restera toujours ». Longtemps, les pronostics sur l’avenir de la voiture électrique en France et dans le monde furent comparables à ce que l’on disait du football aux Etats-Unis, il y a encore vingt ans (« soccer is the sport of the future and always will be* » avait-on coutume d’entendre). Vingt ans ont passé et le « soccer » est devenu une activité profitable outre-Atlantique où il a séduit le public et même les médias. On va arrêter ici le parallèle mais de nombreux signes indiquent que la voiture électrique - comme le foot aux Etats-Unis il y a vingt ans - est en train de convaincre industriels et consommateurs qu’elle a effectivement un avenir, après être partie de très loin.

    Les ventes n’ont pas décollé

    Le niveau de charge de la batterie sur une Renault Zoé au Mondial de l'Auto 2014. Christophe Carmarans / RFI

    Le plus convaincu d’entre tous, c’est sans aucun doute Carlos Ghosn, le PDG de Renault-Nissan, qui a été le premier chez les grands constructeurs à faire le pari du tout électrique, du moins à une très grande échelle [Honda s’y était essayé en Californie dans les années 1990 mais avait fini par renoncer, en partie à cause des lobbies, ndlr]. Encouragé par les promesses du « Grenelle de l’Environnement » de 2009, lors duquel le ministre français du Développement durable Jean-Louis Borloo avait fixé un objectif de 2 millions de véhicules électriques circulant en France en 2020, le patron de l’alliance franco-nippone décida d’investir 4 milliards d’euros pour faire de Renault-Nissan le leader mondial dans le domaine.

    Si la somme était colossale, les chiffres annoncés étaient eux-mêmes extrêmement ambitieux pour ne pas dire déraisonnables : 1,5 million de véhicules électriques par an à l’horizon 2016 avec, pour produits phares, la Zoé de Renault et la Nissan Leaf, ajoutés au rigolo quadricycle Twizy et à l’utilitaire Kangoo dans sa formule zéro émission. Pour Carlos Ghosn, l’avenir s’annonçait radieux : en 2020, la voiture électrique devait représenter, selon lui, 10% du marché mondial. Or, l’année 2014 touche à sa fin et les chiffres sont cruels pour l’audacieux PDG.

    Entre janvier et août, le nombre de véhicules électriques vendus en France - le pays européen ou l’électrique marche le mieux avec la Norvège - s’élevait à seulement 5 500 unités, soit exactement 0,43 % du marché hexagonal. Bien loin des chiffres espérés, Renault n’a écoulé que 2 500 Zoé durant ce laps de temps, ce qui est quand même mieux que le modèle iOn coproduit par Peugeot et Mitsubishi qui n’a, lui, convaincu que 134 acheteurs. Au niveau mondial, l’électrocardiogramme est encore un peu plus plat : à peine 0,3 % des ventes mondiales pour l’électrique en 2013, très loin des 7 millions de véhicules hybrides vendus depuis leur création par le seul Toyota, précurseur sur ce marché de l’hybride qui, lui, ne cesse de progresser.  

    Le public moins réticent

    Les «wallbox» de ce type permettent de recharger une voiture en 4 heures. Christophe Carmarans / RFI

    Alors, on arrête les frais et on change de stratégie ? Pas du tout répondent en chœur les partisans du zéro émission, prenant exemple sur le succès spectaculaire du constructeur californien Tesla Motors qui est en train de faire un malheur aux Etats-Unis (25 000 unités vendues en 2013) avec un modèle certes très cher à l’achat (environ 65 000 euros) mais doté d’une batterie ultraperformante dont l’autonomie garantie est de 500 km, contre guère plus de 150 km pour un modèle type Zoé. L’autonomie des batteries et les bornes de rechargement, c’est bien là le cœur du problème, là que tout se joue et l’on est bien obligé de constater que Carlos Ghosn et ses émules n’ont pas été très aidés dans ce domaine par les pouvoirs publics, si l’on prend le seul cas de la France.

    Car le particulier, lui, serait de plus en plus mûr pour l’aventure électrique, surtout pour l’achat d’une deuxième voiture, s’il n’y avait cette fameuse barrière psychologique à franchir : cette peur de se trouver en rade, en rase campagne, au volant d’un engin qui n’avance plus, isolé à des kilomètres de la première borne de rechargement. L’angoisse absolue pour l’automobiliste lambda ! Si la voiture, c’est la liberté, ce doit surtout être la certitude d’arriver à bon port et, plus ou moins, à l’heure prévue. Il n’empêche que 28 % des Français seraient prêts, selon un sondage Ipsos récent, à acheter une voiture électrique plutôt qu’une voiture à essence.

    Et ce pourcentage devrait encore s’accroître au fur et à mesure que les usagers testent le produit en conditions réelles par le biais des services d’autopartage de voitures électriques en ville comme Autolib' (Paris), Bluely (Lyon), Bluecub (Bordeaux) ou Autobleue (Nice), lesquels rencontrent un vif succès. « Reste ces fameuses réticences sur les recharges et sur l’autonomie. Mais avec un public mieux informé et l’expansion du réseau de bornes, les ventes devraient bientôt s’accélérer » nous affirmait un pilote essayeur de chez Renault jeudi dernier, au Mondial de l’Automobile de Paris, l’événement du genre le plus fréquenté au monde.

    Super bonus et extension des bornes

    Emmanuel Macron

    Ministre de l'Économie, de l'Industrie et du Numérique

    05/10/2014 - par Clémence Denavit Écouter

    Les mentalités sont donc en train de changer petit à petit et certains chiffres sont effectivement encourageants pour le secteur, notamment celui-ci annoncé par le coordonnateur chez Renault-France pour les véhicules zéro émission, Julien Cotteverte : « 87 % des automobilistes européens font quotidiennement des trajets de moins de 60 km », autant d’automobilistes qui, a priori, pourraient ne se servir que d’un électrique pour déplacements habituels (v. l'interview de Julien Cotterverte dans l’encadré en fin d'article). Conscients du retard pris par la France dans un domaine où elle aurait pu jouer les précurseurs, le ministre de l’Economie Emmanuel Macron et la ministre de l’Environnement Ségolène Royal se sont relayés samedi sur les stands de la Porte de Versailles pour proposer des mesures susceptibles de donner un coup de pouce au véhicule électrique.  

    Segolène Royal

    Ministre de l’Écologie, du Développement durable et de l’Énergie

    05/10/2014 - par Clémence Denavit Écouter

    Premier coup de pouce : la possibilité de bénéficier d’un super bonus écologique de 10 000 euros pour tout acheteur d’un véhicule électrique qui se débarrasserait d’un diesel vieux de plus de 13 ans à condition de résider en zone urbaine (donc polluée). Cette offre, certes assez restrictive, s’inscrit dans la lignée du bonus de 6 300 euros déjà accordé aux acheteurs de véhicules électriques. Plus important sans doute, ce deuxième coup de pouce : l’engagement pris par Bercy d'ajouter dans les quatre ans 16 000 unités au parc des bornes de recharge actuel qui compte environ 10 000 bornes en service. Voyant plus grand et plus loin, Ségolène Royal a pour sa part avancé le chiffre de 7 millions de bornes de recharge à l’horizon … 2030.

    La BMW I3 sortie cette année, les Allemands aussi se mettent à l'électrique. Christophe Carmarans / RFI

    L’année 2030, c’est loin et, d’ici là, les bornes ainsi que les batteries auront gagné en performance, un élément crucial pour le développement du véhicule électrique. A l’heure actuelle, il n’y a pas réellement de modèle standard de bornes mais plutôt une multitude de solutions avec des performances qui vont de 30 mn à 8h00 pour une recharge complète suivant la voiture, la marque de l’appareil, l’ampérage et l’installation, de quoi perturber un peu plus l’acheteur éventuel. Pour remédier à ces tracas, chaque marque amène ses solutions.

    Ainsi la nouvelle BMW I3 , première « béhème » à propulsion électrique (environ 30 000 euros à l’achat, taxe déduite), propose en option un « Rex », ou Range expander (comprenez un extenseur de distance), sorte de petit moteur qui vient en option pour la « modique » somme de 4 700 euros. L’intérêt ? Il permet de faire passer l’autonomie de la batterie de 150 à 300 km. La Zoé de Renault, elle, peut se conduire en mode économique avec un limiteur de vitesse à 90 km/h qui permet de diminuer la consommation en énergie et aussi de mieux la récupérer… Encore très perfectible en terme de performances, la voiture électrique ne s’adresse pas pour le moment, à tous les publics. Mais les progrès techniques en cours et les incitations mises en œuvre sont en train de lui dégager l’horizon.

    * Traduction : Le football est le sport du futur et le restera toujours 

     

    «Un cercle vertueux est enclenché»
    Christophe Carmarans / RFI

    Julien Cotteverte est coordonnateur chez Renault-France pour les véhicules zéro émission. Même si les ventes sont pour le moment loin de justifier les lourds investissements de la marque, il est optimiste quant à l’avenir de la voiture électrique. La meilleure preuve est que la concurrence commence à sérieusement s’y mettre.

    Renault n’a-t-il pas pris un risque en misant 4 milliards d’euros sur le tout électrique ?
    Il y a deux ans, on aurait pu penser ça. Il y a deux ans, au Mondial de l’Automobile, il n’y avait quasiment que Zoé en véhicules 100 % électrique. Deux ans plus tard que voit-on ? Les constructeurs allemands sont arrivés : Volkswagen est là, BMW est là. Même les Coréens arrivent, j’ai vu tout à l’heure une Kia électrique. Et il y a l’Américain Tesla bien entendu. Plus il y a d’acteurs et plus cela légitime nos stratégies. Plus il y a d’acteurs et plus le grand public va en entendre parler. Plus il y aura de conducteurs et de véhicules qui vont rouler et plus il y aura de bornes. C’est donc un cercle vertueux qui est maintenant enclenché.

    Vous partez quand même de très loin. Il faut changer complètement les mentalités et vous avez également besoin d’une impulsion du monde politique, que ce soit à l’échelon national ou local …
    Exactement. Déjà, sur la voiture, il y a un bonus écologique qui n’est pas neutre : 6 300 euros, et maintenant 10 000 euros si vous vous séparez d’un diesel vieux de plus de 13 ans. Cela veut dire qu’aujourd’hui une Zoé - qui est à peu près de la taille d’une Clio - c’est 15 000 euros, donc c’est approximativement le prix d’une Clio. Après, il est vrai qu’il faut des bornes de recharge. D’abord il y a des initiatives au niveau de l’Etat. Une enveloppe de 50 millions d’euros vient d’être débloquée. Il y a aussi des régions, comme le Nord-Pas de calais ou la Vendée, qui ont des projets de bornes vraiment très concrets qui sortent de terre aujourd’hui. On se rend compte qui’il y a donc des collectivités qui « se bougent ». Et puis il y a aussi des enseignes privées comme Leclerc qui se disent « aujourd’hui j’ai un parking, des clients qui sont garés sur mon parking pendant une heure et je vais rendre leur stationnement utile ». On voit donc progressivement des Auchan, des Leclerc, des Ikea etc. qui nous mettent des bornes. Certes, ce n’est pas encore assez mais on se rend compte que c’est en train de s’accélérer assez vite.

    Et l’on peut également se brancher à présent sur des bornes type Autolib’ ?
    En Région parisienne, les bornes Autolib’ sont effectivement accessibles à un véhicule tiers. Cela veut dire qu’un véhicule non-Bolloré [le fabricant et exploitant des Autolib’ ndlr] peut se brancher sur une borne. Il faut juste payer un abonnement, qui coûte 15 euros. C’est le ticket d’entrée mais après, la carte, vous la gardez à vie. Et quand vous vous rechargez avec une Zoé, vous êtes stationné et vous rechargez pour 1 euro de l’heure. C’est même plus compétitif qu’un parking Vinci [le coût de recharge est de 0,30 euro de l’heure chez Vinci …en plus du coût du stationnement qui lui est élevé, ndlr]. Ce service existe aussi à Bordeaux avec Bluecub, à Lyon avec Bluely et à Nice avec Autobleue. De plus en plus d’agglomérations investissent dans l’auto partage électrique. Et comme les bornes sont également accessibles aux véhicules électriques, tout le monde peut en bénéficier.

    À quel type de clientèle vous adressez-vous ?
    Le véhicule électrique est un véhicule urbain, mais pas que … Je vais vous prendre un exemple : moi, j’habite à 30 km de Paris. Tous les jours, quand je vais travailler, je fais 30 km aller, 30 km retour, soit 60 km par jour. Or, 60 km par jour, cela fait 1 200 km dans le mois ce qui équivaut à peu près deux pleins d’essence. Je n’habite pas en plein Paris, j’habite en campagne. Les gens qui vivent à 30, 40, 50 km de leur travail et roulent beaucoup en électrique s’évitent les pleins d’essence mais aussi les vidanges, le changement de la courroie de distribution etc. Donc plus on roule, en fait, plus on s’y retrouve économiquement. Ce n’ est donc pas nécessairement un véhicule urbain. On vend d’ailleurs actuellement trois véhicules électriques sur quatre dans des villes de moins de 50 000 habitants. Il y a, à l’heure actuelle, 20 000 Renault électriques qui roulent. Et elles marchent bien dans les villes de très grande banlieue ainsi que dans les villes moyennes, notamment chez les gens qui l’ont en deuxième ou troisième voiture et qui vivent généralement en maison.

    Et à l’export ?
    Pour le moment, c’est essentiellement français et européen. Mais on se rend compte qu’on a des pays nouveaux qui arrivent comme l’Argentine et le Brésil. Ce sont encore de petits marchés mais néanmoins ils achètent des véhicules tout doucement. Il y a des installateurs et des fabricants de bornes qui commencent aussi à entrer dans ces marchés-là. Tout doucement c’est un véhicule qui s’internationalise.

    Revers de la médaille : pour les opposants à l’énergie nucléaire, la demande en électricité risque de favoriser l’expansion du nucléaire au lieu de la freiner …
    On essaie de prôner une gestion intelligente de l’électricité. Une Zoé, vous la branchez chez vous un soir en plein hiver et vous pouvez acquérir un matériel intelligent qui va vous permettre de programmer la recharge à 22h30 ou 23h00, quand le pic de consommation est passé. Le véhicule se recharge quand vous dormez et quand les gens ne consomment pas d’électricité. Et recharger en heure creuse vous fait également réaliser des économies. Il y a comme cela des petits systèmes intelligents qui permettent d’optimiser la recharge. Les gens qui utilisent l’électrique rechargent en moyenne tous les deux jours, ce n’est pas non plus un pic quotidien. On estime le coût de la recharge mensuelle entre 15 et 20 euros.

    Je veux acheter une Zoé de base, cela me revient à combien ?
    Une Zoé coûte à peu près 21 500 euros. Il y a un bonus écologique de l’Etat qui fait 6 300 euros donc la Zoé vous l’aurez à peu près à 15 000 euros. Ensuite on propose une formule en location sur trois ans qui marche très bien. On inclut tout dans le package. Ca démarre à 169 euros par mois et dedans vous avez une prise sécurisée installée chez vous. Huit clients sur dix optent pour cette formule-là.

    J’habite dans une résidence de 80 logements avec un parking en sous-sol. Comment se fait l’installation ?
    Il vous faut une prise dédiée dans votre emplacement de parking. C’est mieux en tout cas pour se recharger quotidiennement chez soi. Dans une maison cela ne pose aucun souci. Evidemment en copropriété c’est un peu différent car vous allez être obligé de passer en assemblée générale et faire adopter votre installation par le syndic et les autres copropriétaires. C’est la loi pour le moment mais on espère qu’elle changera dans les mois ou les années à venir. Mais normalement, si c’est vous qui payez l’installation, il n’y a pas de raison qu’il y ait de refus. C’est juste un peu plus long dans les délais. Un client sur dix de Zoé vit en appartement.

    Vos principaux concurrents, ce sont les véhicules hybrides ?
    Non. Le principal concurrent, c’est d’abord la Nissan Leaf électrique qui fait à peu près 20% du marché. Et pour le Kangoo électrique, cela va être le Nissan MV200 ainsi que Peugeot et Citroën qui ont les concurrents au Kangoo électrique. Et puis il y en a plein qui commencent à arriver, notamment Volkswagen qui a une Golf électrique depuis juillet. On voit aussi arriver BMW avec son I3. Après, oui, les hybrides sont des concurrents mais cela concerne surtout une clientèle qui roule trop pour investir dans une électrique.

    À quoi doit-on s’attendre du point de vue de l’entretien du véhicule ?
    Déjà : plus de vidanges ni de courroie de distribution à changer, on l’a vu. L’entretien c’est grosso modo 60% moins cher que l’équivalent thermique. Il reste quand même à changer de temps en temps les pneus, ou les essuie-glaces mais il y a beaucoup moins d’entretien après-vente.

    Et la batterie ?
    Concernant la batterie, chez Renault, nous avons fait le choix de la location. C’est vous qui la louez, à partir de 49 euros par mois [en fonction de la formule et du kilométrage, le loyer peut aller jusqu’à 122 euros, ndlr] Pourquoi ? Parce que c’est la garantie pour le possesseur que la batterie est garantie à vie. Pour faire très simple : imaginez que votre véhicule électrique ait cinq ans et que l’ayez acheté avec la batterie. Malheureusement, on le voit avec les téléphones portables : à la longue, les batteries perdent en performance. Donc si elle perd en performance, votre véhicule devient invendable. On a d’ailleurs des clauses très précises dans le contrat de vente qui stipulent que si votre batterie a des performances qui descendent en-dessous de 75%, on vous la change gratuitement. Ce contrat comprend également une assistance gratuite : vous avez mal jaugé un déplacement et vous tombez en panne car votre batterie est déchargée, on vous dépose chez vous et on vous dépanne dans un rayon de 80 km. C’est un service qui fonctionne 24h sur 24, 7 jours sur 7.

    On prend un cas de figure, je pars dans le Calvados pour le week-end avec ma Zoé, soit à 200km de Paris, quelles précautions dois-je prendre sachant que l’autonomie de la batterie est de l’ordre de 100 à 150 km ?
    Votre parcours va nécessiter une pause. Une pause sur une borne publique. Il y a les bornes du réseau Renault qui peuvent vous permettre de vous recharger en 1 heure. Vous avez aussi des enseignes comme Auchan ou Ikea qui ont des bornes qui vont encore plus vite, des bornes de recharge rapide qui vous permettent de recharger en une demi-heure. Ce qu’il faut, c’est identifier une borne au milieu du trajet et vous arrêter. Sachez aussi que le GPS de la voiture vous dit instantanément jusqu’où vous pouvez aller. Il vous indique aussi les bornes les plus proches. Cela rassure le client. Mais c’est vrai que, pour les longues distances, on ne va pas se le cacher, la voiture électrique n’est pas encore le mode de transport le mieux adapté. L’électrique n’est pas une solution universelle, du moins pas pour le moment. C’est une solution parmi tant d’autres. On est plutôt un produit urbain ou une deuxième voiture. Mais il y a des passionnés qui font des tours de France, voire même des tours d’Europe avec des électriques.

    Dans combien de temps aura-t-on des électriques qui auront une autonomie suffisante pour faire des trajets plus longs ?
    Il y a un équilibre à trouver. On peut mettre beaucoup d’argent dans les batteries et vendre les véhicules beaucoup plus chers, comme le fait Tesla par exemple. Cela n’a pas été notre stratégie. Je pense qu’il y aura des progrès assez significatifs dans les trois-quatre ans à venir. Je pense que tous les constructeurs vont arriver à proposer des véhicules électriques qui vont augmenter de façon importante en autonomie. Il faut quand même savoir que 87 % des européens roulent moins de 60 km par jour. Donc, il y a encore de la place. Après, c’est une question d’envie, de confiance. On est au début d’une grande et belle aventure. 

     

    Chronologie et chiffres clés
    Sur le même sujet
    Commentaires

    Republier ce contenu

    X

    Vous êtes libres de republier gratuitement cet article sur votre site internet. Nous vous demandons de suivre ces Règles de base

    Le Partenaire s'engage à ne pas porter atteinte au droit moral des journalistes. A ce titre, le Contenu devra être reproduit et représenté par le Partenaire tel qu'il a été mis à disposition par RFI, sans modifications, coupures, ajouts, incrustations, altérations, réductions ou insertions

    Ajoutez cet article à votre site Web en copiant le code ci-dessous.

    Republier ce contenu

    X

    Vous êtes libres de republier gratuitement cet article sur votre site internet. Nous vous demandons de suivre ces Règles de base

    Le Partenaire s'engage à ne pas porter atteinte au droit moral des journalistes. A ce titre, le Contenu devra être reproduit et représenté par le Partenaire tel qu'il a été mis à disposition par RFI, sans modifications, coupures, ajouts, incrustations, altérations, réductions ou insertions

    Ajoutez cet article à votre site Web en copiant le code ci-dessous.

     
    Désolé mais le délai de connexion imparti à l'opération est dépassé.