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    France: la facture très salée de l'abandon de l'écotaxe

    media En France, un camion passe sous un portique de contrôle de l'écotaxe à Saint-Sébastien-sur-Loire, près de Nantes, le 29 octobre 2013. REUTERS/Stephane Mahe

    L'accord a été conclu mercredi 31 décembre dans la soirée : l'Etat français va rembourser Ecomouv, cette société qui avait été chargée de récolter l'écotaxe et ainsi financer les infrastructures de transports. Mais le gouvernement a abandonné l'idée et le contrat a été résilié au mois d'octobre. Une résiliation qui coûte cher : 839 millions d'euros.

    Concrètement, l'Etat s'engage à verser la moitié de cette somme à Ecomouv. La transaction se fera normalement au mois de mars. L'autre moitié, ce sera pour reprendre les dettes bancaires : environ 40 millions d'euros par an, et ce pendant 10 ans.

    Sur ce dossier des pénalités, les deux parties avaient jusqu'au 31 décembre pour trouver un accord. C'est ce qui a été fait. Le contentieux a été évité.

    Mais ça ne veut pas dire que tout est réglé. Au contraire, Ecomouv peut très bien demander plus d'argent. C'est en tout cas ce qu'affirme la CGT d'Ecomouv. Car si on suit son raisonnement, ces 839 millions d'euros ne sont « qu'une partie des dédommagements ». Le syndicat chiffre le manque à gagner total à hauteur de 2 milliards et demi d'euros.

    En tout cas, ces indemnités pourront toujours consolider un plan social qui s'annonce difficile. Il y a un mois, Ecomouv annonçait la cessation de son activité et le licenciement de ses 200 salariés. Aujourd'hui, la société n'a plus de contrat, elle est vouée à disparaître.

    Mais sur les routes françaises, les portiques, eux, n'ont pas disparu. Ils appartiennent à l'Etat et il va bien falloir leur donner une nouvelle fonction. Et pour le moment, le gouvernement cherche encore.

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