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    France

    Attaque à Charlie Hebdo: la communauté internationale indignée

    media REUTERS/Regis Duvignau

    L'attaque ce mercredi 7 janvier contre le siège de l'hebdomadaire Charlie Hebdo à Paris a suscité de nombreuses réactions de la communauté internationale.

    Article régulièrement actualisé,

    La Fédération européenne des journalistes (FEJ), principale organisation représentative de la profession en Europe, a exprimé sa solidarité avec les victimes et avec leurs proches sur leur site internet. Quels qu’en soient les auteurs et leurs motivations, la FEJ appelle les autorités françaises à tout mettre en oeuvre pour punir ce crime ignoble. « En s’en prenant à une rédaction, les auteurs de la tuerie ont visé la liberté de la presse. C’est la presse libre et indépendante qui est visée, une presse plus que jamais menacée, en Europe », commente Mogens Blicher Bjerregård président du FEJ.

    Le secrétaire général des Nations unies Ban Ki-moon a déclaré être « consterné » par cette « attaque contre la liberté de la presse .» C'est une « attaque terroriste lâche et babare » pour le Conseil de sécurité de l'ONU.

    Aux Etats-Unis, le président Barack Obama a condamné la « fusillade terrifiante » contre l'hebdomadaire Charlie Hebdo. Dans son communiqué, le président américain a offert l'aide de son pays pour que les « terroristes » qui en sont responsables soient traduits en justice. Barack Obama a demandé à tous les services de renseignements américains de se mettre à la disposition de Paris. Ce qui préoccupe le ministère de la Défense américain est la préparation de l’attentat, les terroristes semblent avoir soigneusement étudié les lieux afin de pouvoir prendre la fuite. « Toute la Maison Blanche est solidaire des familles de ceux qui ont été tués ou blessés dans cette attaque », a déclaré également Josh Earnest, porte-parole du président américain Barack Obama.

    Aucun pays ne sait mieux que la France que la liberté a un prix
    John Kerry Secrétaire d'État des États-Unis 07/01/2015 - par RFI Écouter

    Le secrétaire d'Etat américain John Kerry a tenu à parler en français lors d'une conférence de presse à Washington pour s'« adresser directement aux Parisiens et à tous les Français .»

    Condamnations africaines

    Plusieurs chefs d'Etat africains ont également réagi pour dénoncer l'attentat. Ainsi, le président gabonais, Ali Bongo Ondimba qui recevait les vœux de la nation ce mercredi à Libreville a promptement condamné l’attentat contre le siège du journal Charlie Hebdo. Musulman pratiquant, Ali Bongo affirme que les auteurs de cet horrible attentat, « ont trahi l’islam, déshonoré le prophète Mohamed et tourné définitivement le dos à Dieu. Tout le contraire de ce qu'ils prétendaient faire, de ce qu'ils prétendaient défendre. »

    Le président malien Ibrahim Boubakar Keïta s'est également exprimé pour condamner l'attentat contre Charlie Hebdo. « C'est un crime contre la démocratie, un crime contre le liberté », a-t-il déclaré, sur le perron du palais présidentiel. Avant d'ajouter que « la lutte contre le terrorisme [devait] être une cause mondiale. » Le gouvernement malien condamne aussi l'attaque et réaffirme sa solidarité et son engagement résolu aux côtés de la France et des nations démocrates.

    Dans un télégramme envoyé au président français, le chef de l'Etat ivoirien a condamné un attentat « injustifié ». Alassane Ouattara adresse aussi ses voeux à l'ensemble de la presse « garante de la liberté d'expression ».

    Même solidarité exprimée par le président sénégalais. Macky Sall réaffirme l'engagement du Sénégal dans la lutte contre l'extrémisme violent et le terrorisme sous toutes ses formes.

    Mahamadou Issoufou dénonce un crime odieux qui vise ce que la France a de plus cher, la Liberté. « Ce crime lâche et barbare est aux antipodes des valeurs de la religion musulmane et ceux qui l'ont accompli sont les pires ennemis de l'islam », a déclaré le président du Niger.

    Le gouvernement sud-africain a dénoncé un crime contre l'humanité. Pretoria s'engage à soutenir les efforts régionaux et internationaux pour affronter le fléau du terrorisme sous toutes ses formes.

    Dans un communiqué, le gouvernement de la RDC déplore et regrette « des Cabu, Charb, Honoré, Tignous et Wolinski, ces figures de proue de la liberté d’expression que nous avons appris à connaître depuis de longues années ». Le communiqué ajoute que « la liberté n’a pas de prix. Le gouvernement de la République démocratique du Congo considère les journalistes de Charlie Hebdo tombées sous les balles des ennemies de la liberté de le de la démocratie comme des soldats, et donc des héros morts au front de cette guerre qui demeure plus que jamais d’actualité ».

    L'Europe indignée

    Le Premier ministre belge, Charles Michel, a, quant à lui, parlé de « choc, consternation et effroi », son homologue canadien Stephen Harper se disant « horrifié par cet acte terroriste barbare ».

    Dans un communiqué, le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, condamne un « acte intolérable et une barbarie ».

    Au Royaume-Uni, la reine Elizabeth II adresse ses « sincères condoléances ».

    Le Premier ministre britannique David Cameron a immédiatement condamné l'attentat contre les locaux de Charlie Hebdo et a indiqué que le Royaume-Uni était aux côtés de la France dans le combat contre le terrorisme. « Ces meurtres à Paris sont écœurants. Nous sommes aux côtés du peuple français dans le combat contre le terrorisme et défendons la liberté de la presse », a déclaré le chef du gouvernement britannique sur son compte Twitter.

    La chancelière allemande Angela Merkel condamne un « attentat abominable. »

    « Nous recevons avec horreur les nouvelles de l'acte terroriste vil et lâche perpétré aujourd'hui contre le siège de l'hebdomadaire français Charlie Hebdo à Paris », a déclaré le gouvernement espagnol dans un communiqué. « Le gouvernement, au nom du peuple espagnol, exprime sa condamnation la plus ferme » de cette attaque.

    Le président du Conseil italien Matteo Renzi a réagi sur son compte Twitter : « Horreur et consternation après la tragédie de Paris. Soutien total à Hollande dans ce moment terrible. La violence perdra toujours face à la liberté. » « Nous sommes tous Français », a déclaré Matteo Renzi, en visite à l'ambassade de France à Rome.

    Le Vatican a condamné une « double violence », à la fois contre les personnes et contre la liberté de la presse. Le Pape François condamne avec la « plus grande fermeté »
    l'« horrible attentat ».

    Le président russe Vladimir Poutine dénonce « fermement le terrorisme. »

    Nombreuses réactions dans le monde arabe

    Dans le monde arabo-musulman, les réactions ont également déferlé. En Egypte, la Ligue arabe et Al-Azhar, principale autorité de l'islam sunnite, ont condamné cet attentat « terroriste ». L'université Al-Azhar a dénoncé une « attaque criminelle » et a souligné que « l'islam dénonce toute violence ». L’Egypte appelle à un effort international pour mettre fin au terrorisme.

    En Algérie, dans un communiqué le président Abdelaziz Bouteflika dit mesurer l'émotion du peuple français car le peuple algérien rappelle t-il a lui aussi souffert pendant de longues années. Le ministère algérien des Affaires étrangères met en revanche lui en garde contre toute stigmatisation des communautés musulmanes d'Europe.

    Au Maroc, Le roi Mohammed VI condamne fermement un acte lâche et haineux.

    En Mauritanie, le parti au pouvoir l'UPR condamne un acte barbare qui porte atteinte au « renom de l'islam et à ses préceptes de tolérance et de respect ».

    En Tunisie, le président du parti islamiste Ennahda, deuxième force du pays s'est dit « horrifié ». Dans un communiqué en français, langue que Rached Ghannouchi, se refuse généralement à utiliser, il se dit indigné par un acte « lâche et criminel » et condamne ces auteurs et tous ceux qui les soutiennent.

    Pour le Qatar, accusé de soutenir les islamistes les plus extrêmes en Syrie ou en Libye, « de tels actes visant des civils contredisent tous les principes et toutes les valeurs morales et humaines ». Les Emirats arabes unis, Bahreïn et la Jordanie ont également condamné l'attentat. En Tunisie, c’est le président du parti islamiste Ennahda, qui s'est dit « horrifié et indigné par cet acte lâche et criminel ». Enfin, l'Union internationale des oulémas musulmans, basée à Doha, a qualifié l'attaque de « péché, quels que soient les coupables et ceux qui les soutiennent ». Cet organisme est dirigé par l'influent prédicateur islamiste Youssef al-Qaradaoui, considéré comme l'éminence grise des Frères musulmans.

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