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    France

    Des détenus de la prison des Baumettes s'affichent sur Facebook

    media Plusieurs détenus de la prison des Baumettes se sont affichés à visage découvert sur une page Facebook . G. Korganow pour le CGLPL

    Se prendre en photo en vacances ou dans sa vie quotidienne est devenu, pour de plus en plus d'internautes, une habitude. Les clichés se retrouvent ensuite sur les réseaux sociaux. Cette mode a même atteint les prisons françaises. En théorie, appareils photo et téléphones portables sont interdits en milieu carcéral mais dans les faits, les prisonniers aussi postent les photos de leur vie sur la Toile.

    Facebook est, en la matière, un vecteur de communication que les prisonniers semblent privilégier. Dans la prison des Baumettes, à Marseille, certains détenus avaient même créé, le mois dernier, une page entière qui leur était dédiée. Cette page Facebook était nommée « MDR o Baumettes », comprendre « Mort de rire aux Baumettes ». Sur plusieurs photos publiées sur la page, on voyait les prisonniers à visage découvert dans les coursives, la cour de promenade ou encore dans leurs cellules, seuls ou en groupe.

    Des détenus de la prison des Baumettes exhibant argent et drogue sur leur page Facebook. Capture d'écran/ Facebook

    Drogue, argent et selfies

    Dans certains cas, il s'agissait de simples scènes de la vie quotidienne mais dans d'autres, les détenus exhibaient des éléments interdits en détention comme une chicha (pipe à eau), des stupéfiants ou encore des liasses de billets, soulignant ainsi l'ampleur du trafic qui existe entre les murs de leur prison. Une page embarassante pour l'administration pénitentiaire qui a obtenu sa fermeture, quelques jours plus tard, le 31 décembre.

    Braver les interdits

    Ces détenus marseillais n’étaient pas les premiers à poster des photos d'eux en prison. Il y a quelques mois, un détenu de Roanne, dans le centre de la France, avait posté des photos de lui, exhibant aussi des objets interdits tels que des téléphones portables ou même un couteau. Mais le prisonnier avait publié ces clichés sous un pseudonyme et apparaissait cagoulé la plupart du temps. Sur l'une de ces photos, il apparaissait toutefois à visage découvert et c'est ainsi qu'il avait pu être identifié.

    Avant lui, d'autres détenus avaient mis en ligne des vidéos sur la plateforme Youtube. Et si les détenus de la prison des Baumettes n'étaient pas les premiers à avoir posté des clichés sur Facebook, ils ne sont pas non plus les derniers. Hier, des détenus de Nice ont aussi posté des photos d'eux sur les réseaux sociaux.

    Provocation

    Il s’agit là d’une façon de braver les interdits de l'administration pénitentiaire car les téléphones portables ne sont pas autorisés en milieu carcéral et les détenus ne sont pas censés avoir accès à Internet, du moins pas à un accès qui ne soit strictement contrôlé par l'administration. C'est donc une double - voire une triple - provocation puisque les détenus exhibent d'autres objets interdits et qu'ils le font à visage découvert.

    A droite et à l'extrême droite, certains élus réclament des explications à la garde des Sceaux, Christiane Taubira. Dans le cas de Marseille, des enquêtes administratives et judiciaires ont été lancées. Ces événements ne devraient pas inciter l'administration à assouplir sa position sur les téléphones portables en milieu carcéral, alors que le contrôleur général des lieux de privation de liberté avait proposé de les autoriser.

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