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    «Charlie Hebdo», l’histoire unique d’un journal satirique

    media Charb, directeur de publication de «Charlie Hebdo», est l'un des cinq dessinateurs assassinés lors de l'attaque terroriste du 7 janvier 2015. Ici, en septembre 2012. REUTERS/Jacky Naegelen/Files

    C’est l’histoire d’un hebdomadaire satirique avec un tirage de quelques dizaines de milliers d'exemplaires qui se trouve aujourd’hui au centre de l’information mondiale après l’attaque terroriste, mercredi 7 janvier, destinée à « tuer Charlie Hebdo » et qui a causé la mort de douze personnes, dont les cinq dessinateurs phares. Depuis la publication des caricatures de Mahomet en 2006, le journal était l’objet de menaces constantes et faisait l'objet d'une protection policière depuis fin 2011. Créé en 1970, Charlie Hebdo est le descendant de publications dans le même esprit, nées au début des années 1960.

    C’est en 1960 qu’est créé Hara Kiri, journal lancé par Georges Bernier, alias le Professeur Choron, et François Cavanna. Ils s'étaient connus au journal Zéro qui était destiné à donner sa première chance aux jeunes talents. Choron dont le pseudonyme vient du nom de la rue dans le IXe arrondissement à Paris où est installé le journal. A l’époque, Choron est le directeur de la publication et Cavanna le rédacteur en chef. Ils rassemblent autour d'eux une équipe où se retrouvent Francis Blanche, Topor, Fred, Reiser, Wolinski, Cabu et Gébé.

    Un journal plusieurs fois interdit de publication

    Le journal est plusieurs fois interdit de publication, notamment en 1961 et en 1966, mais il reparaît chaque fois. En 1969, un mensuel intitulé Charlie voit le jour. Son nom fait référence à Charlie Brown, l'un des personnages des Peanuts, et c'est un journal de bandes dessinées américaines et contemporaines française et italienne. Toujours en 1969, l'équipe réunie autour de Cavanna lance un hebdomadaire intitulé Hara Kiri Hebdo.

    En 1970, le Général de Gaulle meurt et, dix jours auparavant, un incendie dans une discothèque avait fait 146 morts. Le journal titre alors en couverture : Bal tragique à Colombey - 1 mort. Le journal est de nouveau interdit par le ministre de l'Intérieur de l'époque, Raymond Marcellin. Mais l'équipe fait fi de cette interdiction et trouve une parade en changeant son titre, qui devient Charlie Hebdo.

    Malgré cette renaissance en 1970, Charlie Hebdo arrête de paraître en 1981, faute de lecteurs. C’est en juillet 1992 que le nouveau Charlie Hebdo voit le jour, à la suite de la démission de Philippe Val et Cabu de La Grosse Bertha. Gébé et Renaud rejoignent Val et Cabu et ils relancent le journal. Ils créent en même temps une société d'actions et deviennent propriétaires à 80% de la publication, ce qui les rend complètement indépendants. On retrouve alors les signatures vedettes de Cavanna, Delfeil de Ton, Siné, Gébé, Willem, Wolinski, mais aussi celles de Cabu, Charb, Luz et Tignous. Philippe Val dirige la rédaction et Gébé en est le directeur artistique. Ligne politique bien à gauche, articles contestataires, humour corrosif… le nouveau Charlie Hebdo soulève à son tour les polémiques.

    Les caricatures de Mahomet

    Avec la publication des caricatures de Mahomet en 2006 arrive une des grosses polémiques qui a fait date dans l'histoire du journal. Charlie Hebdo reprend la série de caricatures de Mahomet du journal danois Jyllands-Posten, qui avaient déjà suscité des protestations dans plusieurs pays arabes. Des organisations musulmanes françaises ont demandé l'interdiction du numéro, mais la demande n'avait pas abouti. Le journal avait déjà eu affaire aussi à l'extrême droite catholique, qui avait perdu au procès. Les affaires judiciaires et les interdictions ou tentatives d'interdiction font quasi partie du quotidien de Charlie.

    Le 2 novembre 2011 est une autre date clé dans l'histoire de Charlie Hebdo. Ce jour-là, le journal s’affiche avec le titre Charia Hebdo et déclare avoir « Mahomet comme rédacteur en chef » afin de fêter la victoire du parti islamiste Ennahdha en Tunisie. L'info avait filtré avant la sortie du journal. Philippe Val avait quitté à cette époque la rédaction et c'est Charb qui la dirigeait. A la veille de la parution de ce numéro, dans la nuit du 1er au 2 novembre 2011, un incendie criminel au cocktail Molotov cible les locaux de Charlie Hebdo. Le site du journal est piraté par la suite. Et en couverture paraît une photo de La Mecque et des versets du Coran. C'est le premier attentat perpétré contre Charlie Hebdo.

    Se moquer de toutes formes d'extrémismes

    La médiatisation suite à l’affaire des caricatures sur Mahomet fait oublier que Charlie Hebdo a l’habitude de se prendre à toutes formes d'extrémismes. Il a droit à un procès avec les catholiques, il s'attaque aux politiques de droite et fustige aussi ceux de la gauche quand il le faut, même s’il reste un journal de gauche. Autant dire que Charlie Hebdo ne se livre à aucune forme d'autocensure et il le paie cher aujourd'hui.

    Mais même cet attentat ne tuera pas Charlie Hebdo a déclaré Patrick Pelloux dans une interview bouleversante à iTélé ce 8 janvier. Chroniqueur à Charlie Hebdo, Pelloux avait survécu à l’attentat parce qu’il avait ce matin-là un autre rendez-vous important en tant que médecin-urgentiste : « Le journal va continuer, ils n’ont pas gagné ».
     

     

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