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    France

    Marche en soutien à Charlie Hebdo: l’exclusion du FN fait débat

    media La présidente du FN Marine Le Pen a dénoncé «une manoeuvre politique minable». REUTERS/Philippe Wojazer

    Pour rendre hommage aux victimes de l’attentat contre Charlie Hebdo, une grande marche républicaine est organisée dimanche à 15h à Paris à l’initiative des partis de gauche. Cette manifestation rassemblera également les formations de droite. Seul le Front national n’a pas été convié, ce que dénonce le parti d’extrême droite.

    Manuel Valls a annoncé la couleur dès ce jeudi matin en expliquant que l’unité nationale se faisait autour de valeurs. « Des valeurs profondément républicaines, de tolérance, de refus d’amalgames », a-t-il dit. Hors de question dans ces conditions d’inviter à ce rassemblement un parti qui, aux yeux, de nombreux élus de gauche, jette de l’huile sur le feu, en dressant notamment un parallèle entre immigration maghrébine et terrorisme islamique. Marine Le Pen était d’ailleurs passée à l’offensive dès mercredi soir. Il faut « nommer les choses, libérer notre parole face au fondamentalisme islamique », avait-elle déclaré.

    Le parti d’extrême droite a aussitôt réagi à l’annonce de son exclusion. La présidente du FN a dénoncé « une manœuvre politicienne minable ». « Il n’y a plus d’union nationale », a-t-elle affirmé. La députée du Vaucluse Marion Maréchal-Le Pen a quant à elle estimé que cette absence d’invitation n’était « pas un comportement digne ». « Ils parlent tous d’unité nationale, mais c’est juste un slogan ! S’il y avait vraiment unité, nous serions invités. Pour eux, c’est une façon de tenter de nous faire taire », a-t-elle déclaré. Et de dénoncer : « La vérité, c’est que l’UMP et le PS ont une part de responsabilité dans ces événements. C’est eux qui ont laissé l’islamisme radical grandir sur le territoire français ». Sur France Info, le vice-président du Front national, Florian Philippot, a pour sa part considéré que sans le FN, ce rassemblement « ne serait pas une manifestation pour l’unité nationale, mais une banale manifestation "UMPS", du système, qui exclurait donc de fait des millions et des millions de Français. »

    La classe politique divisée

    Au sein de la classe politique, cette décision de ne pas inviter le parti d’extrême droite divise. A la sortie de l’Elysée où ils étaient invités par le président François Hollande pour une série d’entretiens, les responsables des groupes parlementaires ont manifesté une certaine gêne. Tous le monde a appelé à un rassemblement digne, silencieux. Républicain. C’est le mot qui a été le plus répété. Alors, le Front national est-il un parti républicain ? « Non, je ne le pense pas », a tranché le député centriste Jean-Christophe Lagarde. « On a parlé de valeurs républicaines, vous nous avez compris », ont esquivé, plus prudents, le communiste Pierre Laurent et l’écologiste Emmanuelle Cosse.

    « Tous ceux qui se sentent concernés doivent pouvoir participer », a pour sa part estimé le président du groupe UMP à l’Assemblée nationale, Christian Jacob. Une position partagée par le premier secrétaire du Parti socialiste Jean-Christophe Cambadélis. « Vient qui veut et qui se sent concerné », a-t-il déclaré.

    Reprenant les arguments du Front national, l’ancien Premier ministre François Fillon s’est opposé à cette exclusion : « On ne peut pas parler d'unité nationale en excluant plusieurs millions de Français ». Une position partagée semble-t-il par l’ensemble de l’UMP. A l’issue d’une réunion exceptionnelle du bureau du parti, son secrétaire général Laurent Wauquiez a affirmé que sa formation était « unanime » pour s’opposer à l’exclusion du FN. « Il n’est pas acceptable que le Front national soit exclu pour une manifestation d’unité nationale. On ne pourrait pas comprendre que certains Français soient exclus, quelles que soient nos différences », a expliqué Laurent Wauquiez, précisant que cette déclaration avait été faite « à la demande » du président du parti, Nicolas Sarkozy.

    Mais pour le FN, cette exclusion est sans doute au final une bonne nouvelle. Car le parti d’extrême droite va pouvoir se positionner en victime. Un rôle qu’il maîtrise à la perfection.

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