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    Après Paris, un sommet antiterroriste à Washington le 18 février

    media Le ministre français de l'Intérieur Bernard Cazeneuve et Eric Holder, ministre de la Justice des Etats-Unis, à Paris, le 11 janvier 2015. AFP PHOTO / MATTHIEU ALEXANDRE

    Afin de renforcer la lutte antiterroriste et prévenir les attentats, les ministres de l’Intérieur européens et le ministre le Justice américain se sont réunis ce 11 janvier à Paris. A l’issue de cette réunion, le ministre américain de la Justice, Eric Holder, a annoncé la tenue d’un sommet pour combattre l’extrémisme. Il se tiendra à Washington le 18 février 2015.

    Les onze ministres de l’Intérieur des principaux pays européens étaient réunis ce dimanche en marge de la gigantesque marche organisée à Paris. Il s’agisssait pour eux et pour le ministre américain de la Justice, Eric Holder d’améliorer la lutte contre le terrorisme. A l’issue de cette réunion internationale, ce dernier a annoncé que les Etats-Unis accueilleront le 18 février prochain un sommet pour réfléchir aux moyens de lutter contre « l’extrémisme violent dans le monde ».

    De son côté, le ministre français de l’Intérieur a déroulé la série d’engagements pris lors de la réunion place Beauvau, à Paris. Bernard Cazeneuve a toutefois précisé que ces mesures se situaient dans un cadre bien défini, de façon à ne pas changer la législation européenne et d’approfondir la coopération.
     

    Bernard Cazeneuve: « nous sommes tous d'accord pour mettre en place des contrôles approfondis sur certains passagers dans le respect des libertés fondamentales...» 11/01/2015 - par Léa Ticlette Écouter

    Amélioration sur deux plans

    En ce qui concerne l’intensification de la coopération, elle va se situer sur deux plans. D’abord les moyens seront accrus afin de contrecarrer les déplacements des candidats au jihad et rendre plus efficace la lutte contre les vecteurs de radicalisation sur internet.

    Pour se faire, Bernard Cazeneuve mise sur l’établissement d’un PNR (Personal Name Record) européen, c'est-à-dire un échange d’informations sur les passagers de l’aviation en Europe comme cela se pratique déjà aux Etats-Unis.

    Cette mesure devrait permettre d’avoir une liste des passagers suspects afin de parvenir à retracer leurs déplacements. Cela doit se faire évidemment dans le respect de la protection des données, a ajouté le ministre de l’Intérieur. Bernard Cazeneuve a aussi annoncé le développement des partages d’informations au niveau d’Interpol, d’Europol (la police européenne) ainsi qu’un meilleur traçage des déplacements de la population dans l’espace Schengen.

    Pas de consignes précises de la part d'al-Qaïda

    Le ministre américain de la Justice, Eric Holder ne fait cependant pas le lien entre les actions menées en France et les organisations terroristes internationales. Le chef d’état-major des armées américaines Martin Dempsey, interrogé par notre correspondante à Washington, Anne-Marie Capomaccio, est sur la même ligne. Selon lui, les terroristes français ont pu s’inspirer des doctrines de réseaux tels qu’al-Qaïda, sans avoir reçu de consignes précises.

    « Ces individus ont été "inspirés" d’une manière ou d’une autre. Ils ne se sont probablement pas radicalisés seuls sur internet, ce qui est une autre voie par laquelle ce genre d’attaque est perpétrée parfois, explique-t-il. Nous avons des indications très claires montrant que l’un des terroristes a reçu un entrainement au Yemen, et il y a un lien entre eux, par l’école ou des relations familiales. Mais ont-ils reçu des consignes d’al-Qaïda ? Je ne pense pas que ce lien puisse être établi. »

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    Antoine Mégie dirige la revue Politique européenne et travaille plus particulièrement sur les politiques antiterroristes du continent. Il était l’invité de RFI ce 11 janvier.

    Que peut-on améliorer pour empêcher les jihadistes de venir commettre des attentats en Europe ?

    A. M. Ce qu’il faut comprendre c’est qu’il y a plusieurs échelon au dispositif antiterroriste, il y a les échelons nationaux et ce qui s’est passé depuis trois jours en France pose la question de l’organisation des services de renseignement, de leur priorité vis-à-vis de certaines affaires de contre-terrorisme. On a pu voir depuis quelques mois que les priorités étaient aussi orientées vers les départs en Syrie et donc peut-être depuis la hiérarchie des dangers et des personnes dangereuses à surveiller, on avait mis de côté des personnes qu’on avait surveillées pendant deux, trois ans et qui semblaient peut-être relativement calmes dans leurs engagements radicaux.

    On sent bien que les pays européens veulent aller plus loin, la Belgique veut une liste des combattants étrangers, l’Espagne veut modifier Schengen, des contrôles aux frontières internes… Actuellement le dispositif n’est pas suffisant ?

    A. M. Cette question du dispositif, qui n’est pas suffisant, il faut bien comprendre qu’il y a le discours politique et le discours pratique. C'est-à-dire lorsque le discours politique explique qu’il faut renforcer et créer de nouvelles instances, on a aussi des gens sur le terrain qui expliquent qu’il faut déjà faire marcher ce qui existe. Et, ce qui existe est une multitude de dispositifs qui ont été adoptés à chaque fois suite à de tels évènements, qui se superposent et qui ne font pas forcément un résultat effectif. Ce qu’il faut comprendre c’est que la France réussit, d’après les chiffres qui sont donnés, à déjouer une dizaine d’attentats par an, ce qui est somme toute assez important comme chiffre.

    Malheureusement, lorsqu’il y a un attentat qui fait des victimes et touche aussi profondément la société française et internationale se pose la question de l’effectivité. Est-ce qu’il faut réduire les libertés publiques ? On a vu dans le cas des Etats-Unis que cela avait provoqué des formes de radicalisation importantes ou au contraire, faut-il créer de nouveaux dispositifs ? Moi je serai plutôt dans l’idée que ce qui existe déjà doit fonctionner. On a une coopération qui existe, cette coopération se fait aussi de façon très bilatérale. Il faut bien comprendre que l’on est sur des questions de renseignement. Le renseignement et son partage est une fonction fondamentale, qui n’a pas toujours existé…

    On annonce un sommet international contre le terrorisme, le 18 février, à Washington. Les Américains ont envie d’agir après les derniers évènements en France ?

    A. M. Les Américains savent pertinemment que la lutte contre le terrorisme passe par une coopération avec l’Europe, cette coopération est d’ailleurs très effective, on l’a vu même après 2001 sur des questions qui ont posé des problèmes en terme de liberté publique. La coopération entre les Etats-Unis et l’Europe, notamment via les services britanniques, est assez importante. Pour revenir sur ce qui a été accepté ce matin, un dispositif PNR (personal name record) au niveau européen, ce dispositif PNR a été adopté par les Etats-Unis, tout de suite après 2001 et a obligé toutes les compagnies européennes a donné toutes les informations sur les listes de passagers. Ce n’est pas parce qu’on fait des listes et des bases de données que l’on peut empêcher fondamentalement les attentats.

    Exemple : la compagne d'Amedy Coulibaly qui serait passée par l'Espagne avant d'aller en Turquie et en Syrie, est le parfait exemple de la porosité des frontières, du fait qu’on n’arrive pas à surveiller tout le monde ?

    A. M. Bien sûr mais est-ce qu’il faut empêcher tout le monde de sortir, c’est la grande question, la circulation ne peut pas être empêchée. On voit très bien que même les personnes qui étaient soupçonnées appartenir à des cellules terroristes circulent en France et vont dans certains lieux. La question est de les surveiller, la question est aussi, et c’est le principal problème, d’anticiper ce qui peut se passer, c’est quelque chose d’assez subjectif. Les services de renseignement ont des listes, ont des priorités qui se dégagent en fonction des contextes, des mouvements internationaux, et les Américains ont eu un rôle très important dans l’organisation de ces priorités depuis 2001, l’Europe en aura une maintenant après 2014.

     

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