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    France

    Amedy Coulibaly: une vidéo postmortem et des éléments nouveaux

    media Vidéo de propagande publiée après la mort d'Amedy Coulibaly, dimanche 11 janvier. REUTERS/Social Media via Reuters TV

    Une vidéo, qui était en cours d'analyse dimanche 11 janvier, a été postée sur les réseaux sociaux le jour de la marche de Paris. Sur les images, on voit Amedy Coulibaly, le tueur de Montrouge abattu vendredi, lors de l'assaut des forces de l'ordre dans l'hypermarché casher où il s'était retranché avec des otages, porte de Vincennes. Il se revendique du groupe Etat islamique. Les autorités tombent peu à peu sur les traces du meurtrier, qui a peut-être sévi plus qu'on ne l'imaginait.

    Article mis à jour en fonction des avancées de l'enquête

    Amedy Coulibaly, 32 ans, est soupçonné de plusieurs attaques en Ile-de-France. On savait déjà que l'auteur de la prise d'otages de la porte de Vincennes, vendredi, était le même que celui de la fusillade de Montrouge, jeudi. L'ADN d'Amedy Coulibaly avait déjà été isolé sur le lieu de la fusillade. Mais l'homme âgé de 32 ans tué pendant l'assaut du GIGN vendredi pourrait être responsable d'une autre attaque, perpétrée contre un joggeur grièvement blessé à Fontenay-aux-Roses mercredi dernier. La police aurait établi un lien entre des armes retrouvées dans l'épicerie de Vincennes et celles utilisées contre ce joggeur.

    A ces faits sanglants, s'ajouterait un attentat à la voiture piégée assez mystérieux, jeudi soir. C'est en tout cas ce qui est affirmé, par texte, dans une vidéo postée dimanche matin sur Internet. Dans cette vidéo d'environ sept minutes, vite retirée, Amedy Coulibaly se fait appeler Abou Bassir Abdallah al-Ifriqi. Il est présenté comme un soldat du califat du groupe Etat islamique, auquel il prête allégeance. Le texte en blanc sur fond noir lui attribue les attaques de Montrouge et de la porte de Vincennes, ainsi que la possible explosion en question. Il est écrit qu'il a « posé une charge explosive sur le réservoir d'une voiture qui a explosé à Paris ».

    Des vérifications sont en cours

    Aucune voiture n'a explosé ces derniers jours dans la capitale même, mais le parquet de Créteil a ouvert une enquête au sujet d'un véhicule Kangoo, qui a explosé jeudi soir à Villejuif, juste au sud de Paris. La section antiterroriste s'en est saisie dimanche pour effectuer des vérifications, assure l'Agence France-Presse. L'explosif utilisé n'était pas une énorme charge, selon le parquet. Mais on sait qu'Amedy Coulibaly était, entre autres pistolets Tokarev et kalachnikovs (deux de chaque), en possession de substances explosives. Des bâtonnets ont été découverts dans le supermarché de la porte de Vincennes après l'assaut.

    La vidéo regroupe en fait trois enregistrements différents, dans des lieux différents et avec un Amedy Coulibaly portant des tenues différentes. Une partie de ces enregistrements a, de toute évidence, été réalisée après l'attaque de Montrouge puisqu'il y fait référence. Il fait également référence aux frères Kouachi, dont il ne cite pas le nom. Il affirme avoir travaillé avec eux de manière « synchronisée ». Dans cet enregistrement, Amedy Coulibaly justifie ses actes. RFI a choisi de vous faire écouter une seule partie de cette vidéo dans laquelle le terroriste explique pourquoi la France est visée en s'adressant directement aux Français.

    Voix attribuée à Amedy Coulibaly: «Vous et votre coalition, vous bombardez régulièrement là-bas, vous tuez des civils» 11/01/2015 - par RFI Écouter

    Les autorités retrouvent sa « planque »

    La vidéo était en cours d'analyse dimanche. Mais d'ores et déjà, « nos informations, et la confirmation de son ancien avocat, Me Damien Brossier, nous permettent de certifier que l'homme qui s'exprime sur ces images est bien Amedy Coulibaly », écrit Le Monde, alors que les enquêteurs en apprennent chaque jour un peu plus sur Amedy Coulibaly, dont ils ont découvert une « planque » à Gentilly (Val-de-Marne), lors de perquisitions nocturnes, grâce à l'étude de ses relevés téléphoniques et des bornes activées par son téléphone, ainsi qu'au tuyau d'un témoin qui l'avait aperçu.

    Il s'agit d'un appartement. Les enquêteurs y ont trouvé une carte vitale, une carte d'identité à son nom, quatre pistolets Tokarev supplémentaires, un revolver, des munitions, des téléphones, des bombes lacrymogènes, un gyrophare, un gilet tactique et des jumelles. Mais aussi un Coran et des bannières semblables à celles du groupe EI. Restent néanmoins des questions : pourquoi tirer sur un joggeur à Fontenay-aux-Roses, par exemple. Ou encore : quelle aide a-t-il reçu, pour publier sa vidéo et pour le reste ? Ce lundi matin sur BFMTV et RMC, le Premier ministre français a affirmé qu'Amedy Coulibaly avait « sans doute un complice ».


    ■ A l'instar de Merah, Amedy Coulibaly aimait la GoPro

    Plusieurs médias annoncent, notamment sur la base de témoignages, que le tueur et preneur d'otages Amedy Coulibaly avait, au moment de prendre un supermarché casher d'assaut, une caméra de type GoPro avec lui. « La caméra a été retrouvée, la carte mémoire est en cours d'exploitation. On ne sait pas si des images ont été tournées ni si ces images ont été diffusées sur Internet », écrit le quotidien Le Monde sur son site.

    « Je me suis rendu compte qu’il avait une caméra GoPro sur lui et un ordinateur : il a sorti la carte mémoire de la caméra, l’a mise dans l’ordinateur et a semblé manipuler ses images sur l’écran », assure un otage dans les colonnes de Libération. Une GoPro avait également été retrouvée dans le véhicule Citroën abandonné par les frères Kouachi après le massacre de Charlie Hebdo, mercredi. En 2012, Mohammed Merah en avait une aussi, attachée sur le torse, au moment de sévir.

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