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    France

    La justice française veut savoir comment un électricien s’est procuré 271 Picasso

    media Au tribunal de Grasse, Pierre Le Guennec et son épouse Danielle, sont poursuivis pour recel de 271 oeuvres de Picasso, le 10 février 2015. REUTERS/Eric Gaillard

    Comment un simple électricien peut-il se retrouver à la tête d’une fabuleuse collection de 271 œuvres de Picasso ? C’est la question qui est au cœur du procès qui s’est ouvert ce 10 février au tribunal de Grasse, dans le sud de la France. Pierre Le Guennec qui a travaillé un temps pour l’illustre artiste, affirme que ce sont des cadeaux, faux soutiennent les héritiers qui demandent à la justice de faire valoir leur bon droit.

    Pierre le Guennec aujourd’hui âgé de 75 ans, devrait vivre une tranquille retraite au soleil, dans sa coquette maison de Mouans-Sartoux, un peu au-dessus de Cannes et pas bien loin de Mougins. Mougins justement, où résidait Pablo Picasso dans sa villa Notre-Dame-de-Vie, jusqu’à sa mort le 8 avril 1973. Il se trouve que Pierre le Guennec, électricien de son état a travaillé pour le peintre pendant les dernières années de sa vie. 

    « C’est pour vous »
     
    Quand en 2010, le retraité se présente à la Picasso Administration pour faire authentifier quelques dessins, il est reçu par Claude Picasso, le propre fils du peintre. Durant trois heures, Pierre le Guennec tire de sa valise à roulettes des dizaines de dessins, des carnets de croquis dont certains sont inventoriés et bien d’autres, totalement inconnus. Stupéfié par ce qu’il a sous les yeux, Claude Picasso veut bien évidemment savoir d’où le modeste retraité tient ces œuvres datant de 1900 à 1932.
     
    Pierre Le Guennec révèle alors qu’il a reçu les 271 pièces comprenant six petites huiles sur toile, des lithographies, des collages et de nombreux dessins des mains mêmes de Jacqueline Picasso, sa dernière épouse morte en 1986. En quelle année avez-vous reçu ce don, lui demande-t-on aussitôt. Là, l’électricien ne se souvient pas précisément si c’était en 1970, 1971, 1972… en tout cas c’était avant le décès du maître. Tout ce dont il se rappelle c’est qu’un soir, au moment de quitter la villa des Picasso, Madame lui avait remis un carton en lui disant « c’est pour vous ».  
     
    Le paquet en question, dont il découvre le contenu sans imaginer un instant assure-t-il qu’il puisse valoir une fortune, il le met de côté, dans le garage de la maison. Il y restera pendant quatre décennies, sans aucune protection. « Je n’y connaissais rien » dira-t-il plus tard quand les ennuis commencent pour Pierre Le Guennec. Une plainte pour « recel de biens provenant d’un vol » est en effet déposée contre lui et sa femme en 2010 par les héritiers du peintre dont la batterie d’avocats va s’employer à démontrer l’origine frauduleuse des œuvres. « Picasso avait une confiance absolue en moi, c’est peut-être ma discrétion… », a dit d’emblée Pierre Le Guennec à la barre du tribunal de Grasse ce mardi, en guise d’explication.
     
    Embrouillamini
     
    Pour Picasso Administration il ne fait aucun doute que le trésor détenu par l’ex-électricien, estimé au bas mot à 60 millions d’euros, a été subtilisé. Le procès de Grasse ne cherchera pas à désigner un voleur, mais bien à démontrer que le couple savait que les œuvres étaient de provenance inavouable. Et c’est là que vient se greffer une autre affaire de Picasso mis en vente par l’ex-chauffeur de l’artiste, un certain Maurice Bresnu mort en 1991. L’homme que Picasso appelait affectueusement « Nounours » avait vendu plusieurs œuvres sur les 200 qu’il détenait à partir de 1986.
     
    Ces transactions avaient fait de « Nounours » un millionnaire bien que la provenance des œuvres qu’il possédait n’ait jamais pu être établie. Or, il se trouve que lors d’une ultime vente de la collection « Nounours » en salle des ventes à Drouot, on a découvert que Pierre Le Guennec était le cousin par alliance de Maurice Bresnu. 

    Pour compliquer un peu plus cet embrouillamini, les époux Le Guennec avaient contre-attaqué en 2012 en portant plainte à leur tour pour contester la filiation des héritiers du peintre qui les poursuivent et les accuser de « tentative d’escroquerie au jugement ». Le tribunal dispose de trois jours pour tenter de démêler le vrai du faux.

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