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    La préfecture du Bas-Rhin a révisé à la baisse le bilan de l'attaque de Strasbourg. Les derniers chiffres donnent deux morts et 14 blessés, dont sept graves. La préfecture faisait état jusqu'à présent d'un bilan de trois morts et 13 blessés, dont huit graves.

    France

    Affaire du Carlton: fin du grand déballage pour DSK

    media Ce jeudi 12 février, devant le tribunal de Lille, l'ancien directeur du FMI a été sommé de s'expliquer sur l'appartement qu'il louait à Paris grâce à un prête-nom. REUTERS/Pascal Rossignol

    Dernière journée d’audition pour Dominique Strauss-Kahn, ce jeudi. Il comparait devant le tribunal correctionnel de Lille pour proxénétisme aggravé, au côté de treize autre prévenus. La défense de Dominique Strauss-Kahn a su repousser tous les assauts des parties civiles et éviter les chausse-trapes destinées à le faire passer pour un proxénète.

    Avec notre envoyé spécial à Lille, Franck Alexandre

    Durant deux jours et demi, Dominique Strauss-Kahn s’est comporté face au tribunal comme un véritable joueur d’échecs. Habile, il a su en permanence pousser ses pions, contourner les obstacles et éviter les écueils. Particulièrement à l’aise à la barre, il a toujours donné le sentiment de parler de ses affaires scabreuses comme s'il avait à résoudre une grave crise internationale. En effet, face à ses juges, DSK en impose.

    Alors entre les prostituées Jade et Mounia et l’ancien patron du Fonds monétaire international (FMI), une question : qui ment ? Les jeunes femmes ont expliqué qu’il ne pouvait ignorer leur statut de professionnelles. Jade a précisé qu’il y a des pratiques sexuelles particulières que l’on n’impose pas dans le libertinage. L’économiste prenait certaines libertés, comme si elle n’était qu’une «chose», un « réceptacle ». Et Jade d’ajouter : « Pour un homme aussi intelligent, il a été bien naïf de ne pas voir que nous étions des prostituées. »

    Candide au pays du libertinage

    De son côté, DSK joue avec brio le rôle du candide au pays du libertinage. Il ne dit pas que Jade ment, il dit simplement qu’il n’a pas le même ressenti, qu’il a vécu des soirées agréables, des récréations avec des copines qui, comme lui, ne partageaient que le seul plaisir du sexe.

    Ce matin, le président interroge DSK sur une expression ambigüe qu’il utilise dans un SMS quand il parle de « commerce sexuel ». Peut-être la preuve, pense le président, qu’il savait que les filles étaient rémunérées. « J’utilise le mot commerce au sens de relations », répond Strauss-Kahn. La question était attendue, la réponse était préparée. C’est du travail d’orfèvre.

    Le grand déballage

    Sur le banc des parties civiles, en revanche, on reste persuadés qu’il savait qu’il était le bénéficiaire exclusif de prostituées offertes par ses amis lillois. Mais une conviction, ce n’est pas une preuve. DSK semble donc plus près de la relaxe que de la condamnation.
    Pendant deux jours, cette audition a donné lieu à un grand déballage en des termes plutôt crus. Et si DSK s’en sort bien sur le plan pénal, son image en revanche est un peu plus écornée.

    Jade et Mounia ont raconté dans le détail - une description presque clinique - les rapports imposés, des rapports contre nature, douloureux, entre deux sanglots. Elles ont utilisé les mots « empaler », « enfourcher », « boucherie ». Le président du tribunal Bernard Lemaire avait prévenu, il ne ferait que du droit, il éviterait le grand déballage. Mais il a été débordé par l’audience.

    Un grand déballage qui a provoqué hier la colère de Dominique Strauss-Kahn qui dit en avoir marre d’entendre parler d’« abattage », de « boucherie ». Certes, il avoue : « Je dois avoir une sexualité rude, plus rude que la moyenne des hommes ». Mais lui n’a le souvenir que de relations amicales.

    « Les poissons volants »

    Pressé de questions sur les prostituées, DSK répond sur le ton de la plaisanterie : « Je sais qu’elles existent, mais comme les poissons volants, ça n’est pas la majorité de l’espèce ». Quant à ses comportements, libre à chacun de ne pas les apprécier. Il les a avec toutes les femmes, mais il ne comparaît pas pour pratiques sexuelles dévoyées. Dominique Strauss-Kahn va donc pouvoir quitter Lille et vaquer à ses occupations sans trop d’inquiétudes - il le sait d’ailleurs - sur l’issue de ce procès.
     

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