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    France: le service civique «nouvelle formule» en 7 questions

    media Des volontaires du service civique dans le Languedoc-Roussillon, au sud de la France. facebook.com/servicecivique

    Créé en 2010, le service civique n’a convaincu jusque-là que 85 000 jeunes de 16 à 25 ans. Mais le président Hollande veut faire monter en puissance ce dispositif qui permet à des jeunes d’effectuer des missions auprès d’associations ou de collectivités. Indemnisé à hauteur de 573 euros nets par mois, le service civique vise avant tout à améliorer la cohésion nationale.

    A quoi sert le service civique ?

    Dans l’esprit de ses concepteurs, le service civique est censé favoriser l’engagement citoyen des jeunes et le brassage social. Facultatif, il permet aux jeunes de 16 à 25 ans d’effectuer une mission au sein d’associations, de collectivités locales ou de services publics pendant une durée de six à douze mois.

    Les missions peuvent cibler l’aide aux sans-abri ou aux personnes âgées, ou encore l’accompagnement pour les devoirs d’écoliers… Quel que soit leur domaine d’intervention, elles sont indemnisées à hauteur de 573 euros nets par mois et les jeunes bénéficient également d’une couverture sociale, le tout pris en charge par l’Etat.

    Combien de jeunes sont concernés ?
     
    En 2011, quinze mille missions ont été réalisées, un nombre qui grimpe à 35 000 en 2014. Une belle progression, mais le nombre total de missions menées en cinq ans (85 000) est nettement insuffisant. François Hollande s’était engagé comme candidat à la présidentielle de 2012 à atteindre le chiffre de 100 000 volontaires en 2017.

    Un objectif revu à la hausse par le président Hollande lui-même qui, à l’occasion du 5e anniversaire du dispositif, assure que ce seront 150 000 jeunes qui seront en service civique d’ici à 2016 et 200 000 en 2017. Selon François Chérèque, le président de l’Agence du service civique, il faudra entre 600 et 650 millions d’euros pour réaliser les nouvelles ambitions présidentielles. Une montée en puissance sera perceptible dès cette année où 70 000 à 80 000 jeunes devraient être accueillis fin 2015.

    Faut-il un diplôme pour être retenu ?
     
    Dans sa forme actuelle, seul un candidat sur quatre est accepté. Moins à cause d’une formation inadéquate que par manque de financement. Avec l’extension de son budget, le service civique devrait devenir « universel », c’est ce que souhaite le chef de l’Etat, autrement dit chaque jeune qui se portera volontaire se verra proposer une mission, et ce, à partir du 1er juin prochain. Ainsi, François Hollande veut inverser le cours des choses et faire en sorte que « le service civique soit un droit et non un privilège ».

    Que « les nouveaux services civiques soient en priorité donnés aux jeunes des quartiers », c’est l’objectif visé par le ministre de la Jeunesse, Patrick Kanner. Une déclaration qui fait écho au rapport de la Cour des comptes qui, en février 2014, soulignait justement qu’en termes de mixité sociale des progrès restaient à accomplir : « Le service civique compte environ 17% de jeunes des quartiers, comparé à un objectif de 25% ».  

    Quels sont les domaines d’intervention des missions ?
     

    François Chérèque, président de l'Agence du service civique. RFI

    Il suffit de jeter un œil sur le site du service civique pour se rendre compte que les missions touchent tous les secteurs. En ce moment des missions sont proposées pour favoriser la solidarité entre générations, participer à des actions autour de l’écologie, ou encore concevoir et animer un jeu…

    De la Martinique, au Pas-de-Calais, en passant par Mayotte, les lieux de missions couvrent toute la France. Il existe aussi des missions à l’international (18 ans minimum requis). En ce moment le Sénégal, la Chine, le Burkina Faso, la Tunisie, le Maroc… offrent des opportunités de missions.  
     
    Le service civique peut-il être assimilé à un emploi ?

    Non, l’indemnité versée par l’Etat ne peut en aucun cas être assimilée à une rémunération, dans la mesure où le statut de volontaire du service civique ne relève pas du Code du travail, ni du marché du travail.

    Cela dit, la Cour des comptes avait, dès février 2014, pointé un risque de substitution à l’emploi dans la perspective d’une montée en puissance du service civique, ce qui est précisément le cas avec l’annonce faite par François Hollande. La Cour des comptes attire l’attention notamment sur les secteurs de la santé et du sport et dans des petites associations et collectivités territoriales où la tentation de profiter d’une main-d’oeuvre bon marché peut exister. 

    Une mission peut-elle valoriser un CV ?

    Toute mission constitue un plus dans le parcours de formation que ce soit au niveau du secondaire, du cursus universitaire ou pour la validation des acquis de l’expérience. Ce premier contact avec le monde du travail est d’ailleurs assorti d’une attestation en fin de mission.

    De plus, un document est remis à chaque volontaire du service ; il décrit les activités exercées et les compétences acquises. Il pourra être intégré dans le livret de compétences du jeune et/ou dans son passeport orientation et formation.  Pour les demandeurs d’emploi inscrits à Pôle Emploi, ils conservent leur statut et pour ceux qui touchaient une allocation chômage, celle-ci est suspendue le temps de la mission.

    Le service civique peut-il devenir obligatoire ?
     
    Un récent sondage OpinionWay/Metronews montre que 66% des Français se déclarent favorables à un service civique obligatoire. Mais, assure de son côté le ministre de la Jeunesse, « il n’est pas question de le rendre obligatoire, il va perdurer dans sa forme actuelle, basée sur le volontariat des jeunes ».

    Même volonté de laisser le volontariat en place pour le président de l’Agence du service civique. « La jeunesse a envie de s’engager, donnons-lui les moyens de le faire , ne tombons pas dans une démarche punitive », a insisté François Chérèque.

     

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