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    France

    Heure d'été: comment mettre les pendules à l'heure

    media Michel Abgrall, chercheur aux Systèmes de Référence Temps-Espace (SYRTE) devant les ordinateurs qui contrôlent l'horloge parlante à Paris. Christophe Carmarans / RFI

    Comme chaque année, sans interruption depuis 1976, la France va passer à l’heure d’été ce dernier dimanche du mois de mars à 3h00 du matin. L'heure locale aura désormais deux heures de décalage par rapport au Temps Universel au lieu d'une. Voici une liste - non exhaustive  - de réponses aux questions que vous vous êtes peut-être posées au moment du changement d'heure.

    A quand remonte exactement le passage à heure d’été ?
    Pour beaucoup de Français,l’heure d’été remonte à 1976, année lors de laquelle, suite au 1er choc pétrolier, il fut décidé de reculer le temps officiel d’une heure, le dernier dimanche de mars, afin d’économiser l’énergie, en l’occurrence la consommation d’électricité, le soir, après le coucher du soleil. En réalité, le concept est vieux de plus de deux siècles. C’est Benjamin Franklin qui en eut le premier l’idée lorsqu’il séjourna en France entre 1778 et 1785 en tant qu'ambassadeur des États-Unis. Il voulait alors économiser les bougies le soir, autrement dit faire, littéralement, des économies de bouts de chandelle. Jamais appliquée, l’idée de Benjamin Franklin fut reprise en 1916 en Allemagne puis en France, deux nations alors en pleine guerre et décidées à gaspiller le moins possible la lumière et donc, l’énergie. L’heure d’été sera instituée officiellement dans les deux pays l’année suivante en 1917. En 1940, la France passe à l'heure allemande en zone occupée, si bien qu’en été elle est alors en avance, non pas d'une, mais de deux heures sur l’heure solaire (on ne parle pas encore de Temps Universel). A la Libération, le passage à l’heure d’été est supprimé par le Gouvernement provisoire mais la France, dans son ensemble, reste dans le même fuseau horaire que l’Allemagne. Elle l’est toujours aujourd’hui.

    Y a-t-il un moyen mnémotechnique pour savoir s’il l’on doit avancer les aiguilles de sa montre ou bien les reculer ?
    Non mais, pour simplifier, on peut appliquer la théorie du « qui perd gagne ». Au moment du passage à l’heure d’été, on gagne une heure de soleil le soir. On perd par conséquent une heure de sommeil dans la nuit du samedi au dimanche. Il faut donc avancer les aiguilles de sa montre d’une heure avant d’aller dormir. On gagne d’un côté ce qu’on a perdu de l’autre. Et c’est l’inverse au moment du passage à l’heure d’hiver : on perd une heure de soleil le soir. Au jeu du « qui perd gagne », on gagne donc une heure de sommeil la nuit du passage à l’heure d’hiver. Comme on va dormir une heure de plus, il faut alors reculer les aiguilles de sa montre d’une heure. Pour résumer : quand on dort plus, on avance les aiguilles et quand on dort moins, on les recule. Simple, non ? 

    Qui détermine l’heure officielle ?
    L’Observatoire de Paris, situé dans le 14e arrondissement de la capitale. « À l’Observatoire de Paris, on réalise (on détermine, ndlr) la référence nationale pour la France » précise Sébastien Bize, chercheur aux SYRTE (Systèmes de Référence Temps-Espace). « Ces références nationales, explique-t-il, sont connectées à une échelle internationale : le Temps Atomique International (TAI) et le Temps Universel Coordonné (UTC) qui sont l’échelle pour le monde entier ».

    Qui change l’heure sur les pendules ?
    Cela dépend des cas. La SNCF par exemple a besoin d’avoir des temps très fiables et de très bonne qualité car c’est fondamental pour la circulation des trains. Idem pour les compagnies aériennes pour qui c’est encore plus compliqué car tous les pays n’observent pas le passage à l’heure d’été (seulement 70 pays dans le monde s’y conforment). Et certains ne le font pas aux mêmes dates (les Etats-Unis, par exemple, ont changé d’heure le 8 mars cette année). Les systèmes de positionnement globaux (GPS) ont leur propre système de synchronisation. Au moment du changement d'heure, beaucoup d’horloges officielles se connectent donc soit à des signaux radiodiffusés soit à des serveurs via internet pour s’ajuster. Il s’agit là de synchronisations automatiques qui ne sont pas toutes d’une performance à la milliseconde près mais largement suffisantes pour les usages communs. À titre d'exemple, certaines horloges de la société Aéroports de Paris (ADP) sont mises à jour automatiquement par des serveurs mondiaux reliés à internet alors que d'autres horloges de chez ADP changent d'heure via des émetteurs basés en Allemagne qui transmettent un signal par ondes hertziennes. Les horloges des aéroports parisiens (Charles-de-Gaulle, Orly, Le Bourget) ne sont donc pas forcément toutes à la même heure, du moins pas à la seconde près.

    Qui, en France métropolitaine, profite le plus de l’heure d’été le soir ?
    Par beau temps, ce sont les habitants du Finistère, car situés les plus à l’Ouest. Si l’on prend comme référence le 21 juin, jour le plus long de l’année, le soleil se couche à 22h22 à Brest contre 21h57 à Paris et 21h34 à Strasbourg. L’astre du jour se couche donc 48 mn plus tard (et se lève 50 mn plus tard) à Brest par rapport à Strasbourg. Le 21 décembre, jour le plus court de l’année, l’écart est identique : coucher du soleil à 17h25 à Brest, 16h56 à Paris et 16h35 à Strasbourg.

    Pour l’usager moyen, quel est l’outil de référence pour être sûr d’avoir l’heure exacte ?
    L’horloge parlante. On peut la consulter par téléphone en composant le 3699 (coût : 0,56 euros depuis un poste fixe). « À l’Observatoire de Paris, on réalise l’échelle des temps de référence et on a également des automates qui sont connectés à cette horloge de référence » indique Sébastien Bize. « Ce sont ces automates qu’on appelle lorsque l’on compose le 3699. Avec l’horloge parlante, vous êtes connecté à la référence de l’Observatoire de Paris, c’est à dire au temps de référence pour la France, qui est connecté au Temps Atomique International ». Des sites internet donnent également l'heure mais ils ne sont pas fiables à 100%, contrairement à l'horloge parlante.

    Comment se mesure le Temps Universel ?
    Le Temps Universel fait référence au temps connecté au mouvement de la Terre. « Cela veut dire que, pour mesurer le Temps Universel, ou pour se raccorder au Temps Universel, il faut observer le mouvement de la Terre par rapport au soleil et aux étoiles lointaines » précise Sébastien Bize. « Ce n’est pas la même chose que le temps réalisé (mesuré, ndlr) par les horloges atomiques » poursuit-il « Le temps Atomique International, c’est le temps qui est réalisé par un ensemble d’horloges atomiques correctement comparé et coordonné. Il est indépendant du mouvement de la Terre ». Donc invariable. C’est en analysant de façon régulière une quarantaine d’horloges atomiques à travers le monde qu’est défini le Temps Atomique International.

    Qu’est-ce qu’une horloge atomique ?
    C’est une horloge qui, en fait, ne ressemble en rien à une horloge classique. Une horloge atomique (v. photo dans le diaporama en fin d'article) ne fonctionne pas avec un mécanisme d’horlogerie mais utilise les propriétés physiques de l’atome. Lorsqu’un électron passe d’une orbite stable à une autre orbite, il émet une onde extrêmement stable. La fréquence du rayonnement électromagnétique émis par cet électron sert à mesurer avec exactitude la durée d’une seconde. Pour être plus précis, il a été défini lors de la 13e Conférence générale des poids et mesures en 1967 que la seconde était la durée de 9 192 631 770 périodes de la radiation correspondant à la transition entre les deux niveaux hyperfins de l’état fondamental de l’atome de césium 133. Vous n’avez rien compris ? Rassurez-vous, nous non plus. Mais les scientifiques savent ce qu’ils font.

    Quelles sont les autres mesures de temps ?
    Le Temps Sidéral qui fait référence au mouvement de la Terre par rapport à un ensemble d’étoiles lointaines et le Temps Solaire qui fait référence au temps réalisé par la rotation de la Terre, observé par rapport au soleil. Mais le temps le plus exact est le temps réalisé par les horloges atomiques. Leur marge d’erreur est estimée à 1 seconde pour 500 millions d’années alors que le Temps Universel doit être régulièrement ajusté d’1 seconde intercalaire pour tenir compte du ralentissement de la rotation de la Terre sur elle-même. Cela sera encore le cas le 30 juin prochain, date à laquelle on rajoutera 1 seconde au Temps Universel Coordonné (UTC).

     

     

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