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    France

    Garder le cap ou se rassembler pour gagner, la gauche dans l’impasse

    media Jean-Christophe Cambadélis s'apprête à annoncer les résultats des élections départementales, au siège du Parti socialiste, le 29 mars 2015. AFP PHOTO / MARTIN BUREAU

    Le verdict des départementales a confirmé la gifle pronostiquée pour le Parti socialiste. Une cinglante défaite qui met en lumière le besoin criant de rassemblement à gauche en vue des prochaines échéances électorales. Mais avec un couple exécutif déterminé à poursuivre sa politique sans inflexion, le rabibochage avec la gauche de la gauche ressemble à une chimère.

    Les scrutins se suivent et se ressemblent pour François Hollande. Municipales, européennes, sénatoriales et départementales ce dimanche, le président de la République enchaîne les claques électorales.

    Et si les municipales de mars 2014 avaient coûté la tête du Premier ministre de l’époque, le fusible Jean-Marc Ayrault, et donné un coup de fouet au train des réformes, le chef de l’Etat et son Premier ministre Manuel Valls avaient d’emblée prévenu, bien avant la sanction des urnes, que quelque soit le verdict, ils ne changeraient pas de cap.

    Une annonce que n’a pas manqué de ressortir Nicolas Sarkozy, dimanche à l’annonce des résultats. « En annonçant il y a quelques jours que votre vote d’aujourd’hui, mes chers compatriotes, ne changerait rien à ses choix et à sa politique, le président de la République a délibérément choisi d’ignorer le message des Français. Ils sauront se souvenir de cette marque de mépris pour leur vote lors des élections régionales de la fin de l’année », s’est régalé le patron de l’UMP face aux militants.

    Manuel Valls a lui commenté les suffrages en réaffirmant sa politique. S’il entend les « attentes » et la « colère » des électeurs, le chef du gouvernement y répond avec cette promesse : « Mon gouvernement redoublera d’énergie, avec comme priorité l’emploi, l’emploi, l’emploi ». Il annonce également pour les prochains jours de « nouvelles mesures en faveur de l’investissement privé et de l’investissement public ».

    « Les résultats des urnes montrent qu'il n'y a pas de demande de plus d'aile gauche. Il y a des résultats positifs mais pas assez tangibles, et donc le gouvernement va poursuivre les efforts », décrypte son entourage.

    Cambadélis à la manoeuvre

    La véritable cause de la déroute de la gauche selon Valls n’est pas à chercher dans la politique menée, mais est la conséquence d’une gauche « trop dispersée », « trop divisée ». Une analyse que partage le patron des députés PS Bruno Le Roux : « Nous avons perdu par bêtise politique, par division factice. Nous avons perdu des départements et donc des services de proximité pour nos concitoyens, sur une logique qui était beaucoup trop politicienne ».

    Si les Français ont voté ce qu'ils ont voté à quatre échéances successives, c'est parce qu'ils veulent que quelque chose change

    Emmanuelle Cosse

    Secrétaire nationale d'EELV

    30/03/2015 - par RFI Écouter

    Des velléités de rassemblement traversent la gauche. Le Parti socialiste est à la manœuvre pour renouer les liens avec ses partenaires avec des réunions « au sommet », dont la première a eu lieu ce lundi avec la patronne d'Europe Ecologie-Les Verts. Le secrétaire général du PS Jean-Christophe Cambadélis entend ainsi engager « la construction d'une alliance de gauche et des écologistes » pour les régionales. « Le dialogue est renoué », a annoncé Cambadélis après son entrevue, indiquant que « quatre groupes de travail [ont été] mis en place ». De son côté, Emmanuelle Cosse était moins affirmative : « On ne peut pas continuer sur le discours "rien ne change". »

    Le retour des écologistes dans l’équipe gouvernementale est donc dans l’air, mais François Hollande n’est pas dans une logique de débauchage individuel et ne compte pas changer de ligne. Le président attend que les résultats économiques viennent lui donner raison. « Le cap sera maintenu », insiste son entourage, « avec deux accélérations : le soutien à l'investissement public et privé pour amplifier la reprise et la lutte contre les injustices en favorisant le travail ».

    La patience des Français ne suffira pas, disent les frondeurs

    A l'aile gauche, les frondeurs montent au créneau et réclament un « contrat de rassemblement » de toute la gauche, « pour soutenir des politiques nouvelles ». « J'espère qu'on n'adoptera pas une position de déni à l'égard des raisons profondes de cette défaite », a déclaré l'ancien ministre Benoît Hamon sur RTL. « Si la seule leçon qu'on tire c'est d'adresser aux électeurs quelques conseils supplémentaires de patience parce que la croissance va revenir (...) je pense que ça ne suffira pas honnêtement. »

    Pas sur la même longueur d’onde donc. Une impasse formulée ainsi par la maire de Lille Martine Aubry : « On ne peut pas se réunir, si l'on n'est pas d'accord sur le fond ».

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