GRILLE DES PROGRAMMES
Monde
Afrique
Dimanche 25 Septembre
Lundi 26 Septembre
Mardi 27 Septembre
Mercredi 28 Septembre
Aujourd'hui
Vendredi 30 Septembre
Samedi 1 Octobre
    Pour profiter pleinement des contenus multimédias, vous devez avoir le plugin Flash installé dans votre navigateur. Pour pouvoir vous connecter, vous devez activer les cookies dans les paramètres de votre navigateur. Pour une navigation optimale, le site de RFI est compatible avec les navigateurs suivants : Internet Explorer 8 et +, Firefox 10 et +, Safari 3 et +, Chrome 17 et + etc.
    Urgent

    L'Inde annonce avoir mené des «frappes chirurgicales» au Cachemire. «Des équipes de terroristes s'étaient positionnées dans des bases le long de la Ligne de contrôle pour rentrer clandestinement et perpétrer des attaques terroristes (en Inde). L'armée indienne a mené des frappes chirurgicales la nuit dernière» contre ces positions, a déclaré un haut responsable de l'armée indienne à New Delhi. Ces frappes ont fait «un nombre significatif de victimes», selon lui. «Les troupes pakistanaises ont répondu à des tirs indiens non provoqués sur la Ligne de contrôle», a pour sa part indiqué l'armée pakistanaise dans un communiqué, précisant que les échanges de feu ont duré entre 02h30 et 08h00 du matin et ont coûté la vie à deux soldats pakistanais.

    France

    France: le projet de loi sur le renseignement devant les députés

    media Les députés examineront à partir de lundi la loi sur le renseignement. REUTERS/Jacky Naegelen

    En France, l'Assemblée nationale examine en première lecture, à partir de ce lundi, le très controversé projet de loi sur le renseignement. Un projet de loi qui suscite de nombreuses craintes de la part des associations de défense des libertés publiques. Le projet porté par le gouvernement rendrait en effet possible la surveillance massive des citoyens français.

    Si les attentats de Paris du mois de janvier ont provoqué l'examen de ce projet de loi en procédure accélérée, la loi sur le renseignement n'est pas une loi antiterroriste. Elle vient apporter un cadre aux activités de renseignement, qui ne sont toujours pas délimitées par une loi, en France. Un manque qui aurait pu provoquer la colère de l'Union européenne et exposer le pays à des sanctions.

    Le texte pose ainsi sept motifs justifiant l'utilisation de moyens techniques par les agents du renseignement lors de leurs enquêtes. De la défense des intérêts de la nation à l'antiterrorisme, en passant par la lutte contre le crime, leur formulation est jugée trop large par les détracteurs de la loi qui craignent un recours trop fréquent à des moyens techniques jugés liberticides.

    Outre les techniques « classiques » comme la mise sur écoute, le texte prévoit par exemple la possibilité d'installer des « boîtes noires » sur les infrastructures du réseau internet. Celles-ci vont récupérer une énorme quantité de données, de tout un chacun, et repéreront automatiquement ce qui peut sembler comme des comportements suspects. Un dispositif qui a suscité une levée de boucliers d'un grand nombre de personnalités et d'associations de défense des libertés publiques, qui y voient une surveillance en masse des citoyens.

    Parmi ces associations, Power Foule, un mouvement citoyen, lance une pétition en ligne pour mobiliser le grand public sur le danger que représente cette loi pour les libertés individuelles. « Il donne énormément de pouvoir aux pouvoirs publics sans même passer par l’autorité judiciaire, qui selon la Constitution est protectrice pourtant de nos libertés individuelles, souligne François Chemillier, président de Power Foule. Il y aura une surveillance de masse, de tous les moyens de communication par internet, par téléphone, quel que soit l’individu et on rentre vraiment dans une ère du soupçon alors que le pouvoir public devrait cibler davantage les personnes à risque. »

    Une nouvelle loi sur le renseignement qui donne les outils efficaces pour lutter contre le terrorisme est bien nécessaire, estime François Cheimillier. « Mais on parle bien de lutte contre le terrorisme qui utilise internet de manière massive pour véhiculer des messages et recruter un maximum de personnes. Il faut le faire de manière intelligente et sans heurter les populations et sans les priver de leurs libertés individuelles. »

    Pour Michel Tubiana de la Ligue des droits de l'homme (LDH), cette loi est nécessaire, mais il faut davantage de garde-fous. Selon lui, il faudra « indiquer l’étendue des motifs pour lesquels on pourra utiliser un certain nombre de renseignements. » Car les motifs peuvent aller du terrorisme aux engagements internationaux de la France qui sont extrêmement vastes. « Cela peut concerner à partir de là des ONG qui s’opposent au gouvernement », prévient-il, en évoquant également la question les méthodes utilisées et les « recours illusoires qui sont confiés, contre toute attente au juge administratif alors que la Constitution le dit bien, c’est le juge judiciaire qui est le garant des libertés individuelles. »

    Chronologie et chiffres clés
    Sur le même sujet
    Commentaires
     
    Désolé mais le délai de connexion imparti à l'opération est dépassé.