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    France: Jean-Marie Le Pen, suspendu, dénonce une «félonie»

    media Jean-Marie Le Pen à son arrivée au siège du Front national, à Nanterre (Hauts-de-Seine) le 4 mai 2015. Reuters/Philippe Wojazer

    Chef historique du Front national pendant près de 40 ans, Jean-Marie Le Pen, suspendu lundi par les instances du parti présidé par sa fille, contre-attaque en dénonçant une « félonie » de la part de cette dernière, et dit n'exclure aucun recours.
     

    Au terme d'un mois de conflit avec sa fille Marine Le Pen, le bureau exécutif du parti, la plus haute instance dont Jean-Marie Le Pen lui-même fait partie habituellement, a annoncé sa décision à 20h30 par un communiqué : M. Le Pen est « suspendu de sa qualité d'adhérent jusqu'au vote d'(une) Assemblée générale extraordinaire » dans les trois mois, qui devrait entériner le souhait de Marine Le Pen et du bureau exécutif, acquis à sa cause, de retirer des statuts du parti le titre du président d'honneur dont Jean-Marie Le Pen a, selon l'avis de sa fille, abusé.

    Une décision qui visiblement n’a pas été simple à prendre, car ce bureau exécutif sans Jean-Marie Le Pen aura duré plus de trois heures. Marine Le Pen avec les 7 autres membres du bureau exécutif, a donc décidé d’employer la manière forte. La présidente du FN pousse clairement son père vers la sortie d'un parti qu'il a cofondé en 1972. En cause, ses propos le mois dernier dans Rivarol mais également son attitude provocatrice lors du défilé du 1er mai.

    La réaction du tribun sulfureux n'a pas tardé et les mots ont été très durs. « C'est une félonie. J'ai exprimé le souhait que Marine Le Pen me rende mon nom », a indiqué Jean-Marie Le Pen dans la soirée auprès de l'AFP. « Elle a la possibilité de le faire en se mariant soit avec son concubin, soit avec quelqu'un d'autre, après tout, pourquoi pas M. Philippot », a-t-il attaqué, visant le compagnon de Marine Le Pen, Louis Aliot, qu'il n'apprécie peu, et le numéro deux du FN, Florian Philippot, qui a été le plus virulent à son égard dans la crise interne.

    A la question d'un journaliste de la radio Europe 1, « vous répudiez votre fille ? », Jean-Marie Le Pen répond : « Tout à fait. Je ne me reconnais pas de lien avec quelqu'un qui me trahit d'une manière aussi scandaleuse. »  « C'est déshonorant d'avoir le même nom que la présidente du FN », a encore lancé le chef historique du Front national, qui a assuré aussi qu'il allait demander à l'administration du parti de lui « renvoyer une partie de (ses) cotisations. Comme j'ai adhéré à 1 000 euros, je trouve que c'est beaucoup. »

    « Ce n'est pas impunément qu'on m'attaque, même dans le dos »

    Va-t-il entamer des recours juridiques contre les décisions prises par le bureau exécutif du Front national ? « Ils doivent s'attendre à tous les moyens », a-t-il poursuivi. « Ce n'est pas impunément qu'on m'attaque, même dans le dos ». D'après lui, « les adhérents vont être indignés par la félonie, en tout cas ceux qui ont le sens de l'honneur ».

    A-t-il le soutien de la base ? « Ça a été vu l'autre jour lorsque je me suis présenté sur la tribune place de l'Opéra, j'ai rassemblé un accueil sans équivoque », a-t-il assuré. Il s'était invité sur la tribune juste avant que sa fille ne s'exprime lors du traditionnel défilé frontiste du 1er mai en l'honneur de Jeanne d'Arc, et avait été applaudi.

    « Je n'ai pas volé ce soutien, je ne l'ai pas reçu en héritage non plus », a-t-il aussi taclé, dans une critique à peine voilée envers sa fille. Jean-Marie Le Pen, que sa fille avait appelé à se retirer de la politique, a promis qu'il irait « au bout de ses mandats ». « Et si on trouve mon cadavre, sachez que je ne me serai pas suicidé », a-t-il lancé en riant.

    En poussant aussi directement son père vers la sortie, la présidente du parti d’extrême-droite a pris un double risque : d’abord, celui de se couper d’une partie de sa base militante et ensuite que le différend politique qui l’oppose à son père prenne un tournant judiciaire. Un scénario qui serait désastreux pour elle à six mois des régionales et à deux ans de la présidentielle.

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