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    France: vote crucial au PS en vue de la présidentielle de 2017

    media Le premier secrétaire du Parti socialiste français Jean-Christophe Cambadélis, en conférence de presse (avril 2015). AFP PHOTO / ALAIN JOCARD

    Ce jeudi a lieu la première étape du congrès du Parti socialiste français, qui se déroulera à Poitiers début juin. Les militants votent de 17 h à 22 h dans toute la France. Objectif : déterminer l'orientation politique du PS pour les mois à venir. En ligne de mire : la présidentielle de 2017. Et la vraie question, c'est de savoir si le président Hollande a le soutien de son parti.

    L’exécutif a affiché la couleur : la motion (texte d'orientation) portée par le premier secrétaire du parti est signée par tous les ministres, mais aussi par Martine Aubry et quelques-uns de ses amis désormais ex-frondeurs. Taxé d'être un « gloubi boulga » par ses adversaires, ce texte mêle savamment soutien au gouvernement et critiques.

    Pour le patron du PS Jean-Christophe Cambadélis, l’enjeu est d'obtenir une majorité forte au-delà des 50%. La motion aura sans doute un peu plus, c'est en tout ce que parient les « solférinologues » (surnom donné en France aux spécialistes du fonctionnement du PS) les plus affûtés, d'autant que le président lui a donné un coup de pouce lors de son dernier discours, prononcé à Carcassonne mardi soir.

    Bien sûr, officiellement, François Hollande ne se mêle pas des affaires du parti. Mais c’est pourtant bel et bien un appel au vote légitimiste qu’il a lancé. « Gouverner, dit-il, ce n’est pas cliquer sur un bouton ou claquer dans les doigts. Ça, c’est pour les prestidigitateurs, il y en a toujours. »

    La fin de la séquence des frondeurs ?

    « Même dans la majorité, explique le chef de l'Etat, je les entends, ceux qui auraient voulu distribuer ce qu’on n’avait déjà pas. » Et de conclure : « Dans cette période où nos voisins adoptaient l’austérité partout, où la fuite en avant aurait été une marche arrière, j’ai fait prévaloir l’intérêt général. »

    Privés du soutien de Martine Aubry, sans surprise, les frondeurs ne devraient pas pouvoir prendre le contrôle du PS et renverser la table. Ils feront peut-être un score proche des résultats classiques de l'aile gauche du parti, entre 25% et 30%. Leur campagne s'est axée sur le refrain désormais bien connu à gauche de la réorientation de la politique économique du gouvernement.

    Pour le député Christian Paul, « il reste deux ans » et « il est absolument nécessaire que pendant cette période, on modifie les politiques menées, pour qu’elles soient plus efficaces et plus justes ». « On le sent bien, la croissance revient, mais c’est une croissance sans emplois. Si on veut attaquer sérieusement le chômage de masse, il faut s’en donner les moyens », plaide l'élu de la Nièvre.

    Le contexte : un PS en partie déserté

    Il y a aussi dans ce congrès deux autres motions, l’une qu’il faut bien qualifier de motion de témoignage et qui recueillera une poignée de voix - un classique dans les congrès socialistes -, l'autre qui devrait en revanche faire une jolie percée puisqu'on l’annonce entre 10 et 15%. Son mot d'ordre, c’est en quelque sorte : ni godillots ni frondeurs, mais socialistes.

    Ce texte veut replacer les militants au cœur du débat et du parti. Pour sa chef de file, la députée Karine Berger, « si nous restons dans ce flou où on a l’impression que les militants ne sont plus partie prenante, que les échecs électoraux que nous avons subis aux municipales et aux départementales n’ont même pas de conclusion importante sur notre mode de fonctionnement, alors oui, on aura un problème. »

    Karine Berger appuie en fait là où ça fait mal, et même très mal : les militants socialistes dépités, désabusés ou en colère, ont déserté les allées du parti. C’est là l'autre enjeu de ce vote : la participation. Quelque 130 000 militants sont déclarés à ce jour au PS, et sans doute à peine la moitié d'entre eux se rendront aux urnes ce jeudi soir. Comme la base électorale de la gauche, la base militante socialiste est aujourd’hui tout simplement aux abonnés absents.

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