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    France

    Congrès du PS, des militants entre apaisement et doutes

    media Le Premier ministre Manuel Valls à son arrivée au congrès du Parti socialiste à Poitiers, le 5 juin 2015. REUTERS/Regis Duvignau

    On l’a compris après le discours de Carcassonne il y a deux semaines : le président de la République veut reprendre la main. François Hollande est entré en campagne, mais même auprès des siens, le chemin de la reconquête va être long. Selon un sondage Opinionway publié ce vendredi, les sympathisants socialistes sont 42% à préférer Manuel Valls comme candidat contre 27% pour François Hollande. Et même chez les militants, la candidature du président n’est pas une évidence.

    L’ombre du doute plane sur les militants qui ont fait le chemin jusqu’à Poitiers où se tient le congrès du Parti socialiste. Ce sont souvent des légitimistes, mais même pour ceux-là, il n'y a pas forcément de prime au sortant pour 2017. « Quel est le meilleur ? Je n’ai pas vraiment d’avis là-dessus », botte en touche l’un d’eux. « On a Manuel Valls qui est très énergique et Hollande qui est un peu derrière », lâche un autre.

    L’énergie, la volonté, c’est ce qui permet à Manuel Valls de faire la différence, disent les enquêtes d’opinion. Mais dans sa famille, le Premier ministre divise toujours : « C’est incohérent de la part des Français qui veulent à la fois qu’on soit plus à gauche et à la fois qui trouvent que Manuel Valls est mieux placé que d’autre pour être notre candidat à la présidence de la République. Donc je ne comprends pas toujours ce que les gens attendent », s’interroge une militante socialiste.

    Manuel Valls facteur de division avec son étiquette de social-libéral contre François Hollande, plus rassembleur. Mais un tel écart de popularité entre les deux têtes de l’exécutif, c’est aussi et surtout le signe pour les socialistes que François Hollande a du pain sur la planche. « C’est au président de faire en sorte d’avoir une crédibilité aussi au niveau national et pas qu'à l’international », explique un militant.

    Le congrès déminé sans jeu d’appareil, sans intérêt, disent même certains élus, François Hollande a désormais devant lui un autre obstacle de taille : avant de prétendre convaincre les Français, il va lui falloir rassurer les socialistes.

    Apaisement

    La journée d’ouverture du congrès du PS à Poitiers a été néanmoins marquée par une volonté partagée des uns et des autres de ne pas donner de coup de canif dans le contrat de l’apaisement. Manuel Valls a souvent joué les trublions au Parti socialiste. Mais ça, c’était avant. Lorsque la provocation était son mode de fonctionnement pour exister au PS.

    Il semble qu’aujourd’hui, alors qu’il est Premier ministre, son objectif est bien différent. Au congrès de Poitiers, Manuel Valls a tout intérêt à adopter la posture du chef de la majorité rassembleur, après le vote des militants socialistes qui ont apporté leur soutien à la politique du gouvernement.

    Autrement dit, il devrait éviter de redonner du grain à moudre aux frondeurs ou pire à Martine Aubry qui, elle l’a redit hier, attend que les engagements pris par le gouvernement soient respectés. Par exemple, celui de redistribuer une partie des sommes allouées aux entreprises dans le pacte de responsabilité.

    Dans un congrès aseptisé, c’est la seule question : y aura-t-il un débat Valls-Aubry à Poitiers ? Le Premier ministre a pris soin de ne pas faire monter la pression avant son discours. Il n’a pas parlé à son arrivée. Un silence prudent et stratégique. Manuel Valls est venu pour s’adresser aux militants socialistes d’abord, aux Français ensuite. Et surtout ne pas commenter le sondage qui, une fois encore, le présente comme le meilleur candidat de la gauche pour 2017. Un sondage qui est tout de même tombé à pic.

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