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    France

    Baccalauréat: un long processus de démocratisation

    media Plus de deux siècles après sa création, le baccalauréat s'est largement démocratisé : 684 734 jeunes (et moins jeunes) essaieront de l'avoir en 2015. AFP PHOTO/FREDERICK FLORIN

    Comme chaque année, le baccalauréat s’est ouvert avec l’épreuve de philosophie ce mercredi 17 juin à 8 h. Les épreuves s’étaleront sur une semaine, et les résultats sont attendus mardi 7 juillet. Plongée dans l’édition 2015 et petit retour dans l’histoire de cet examen à nul autre pareil.

    Ils sont, cette année, 684 734 candidats à plancher sur le bac dans plus de 4 200 centres d’examen en France. Si l’on y ajoute les candidats aux épreuves anticipées, c’est-à-dire les élèves de première qui passent le français et pour certains les sciences, on atteint le million de postulants.

    Cette année, le plus jeune candidat a 13 ans, le plus âgé en a 93. Un peu plus de la moitié des candidats se présente au bac général, près de 29% au bac professionnel et environ 20% ont choisi la filière technologique. Le baccalauréat 2015, ce sont quatre millions de copies à corriger et 170 000 correcteurs et examinateurs.

    Droit d'entrée à l'université

    En 1808, date de création de l'examen, il n'y avait que 31 candidats à ce qui était alors un examen d’entrée à l’université ! Le jury était uniquement composé d’universitaires ayant fait une thèse. En outre, à l’origine, le candidat n’était évalué que sur quelques questions relevant des humanités classiques. Mais les questions étaient préparées à l'avance. Le terme « bachoter » vient du fait que le candidat devait pour chaque question choisir au hasard une boule parmi 100 boules représentant les cent questions possibles.

    C’était un examen exigeant mais, au fil des ans, il va assez vite prendre de l’ampleur car il est très recherché par l’élite qui veut intégrer les professions libérales ou devenir cadre supérieur administratif.

    Un nouveau calendrier des épreuves écrites

    En 2015, les épreuves seront étalées sur six jours au lieu de quatre l'année dernière, cet aménagement a pour but de mettre l'élève dans les meilleures conditions. Au lieu d’enchaîner les épreuves, les candidats auront pour la première fois trois jours d’écrits, un week-end de pause et à nouveau trois jours d’examen.

    Cet étalement dans le temps devrait notamment soulager les candidats bénéficiant d’un tiers-temps à cause d’un handicap, ainsi que les candidats musulmans faisant le ramadan, qui débute jeudi 18 juin.

    Les épreuves écrites apparaissent en 1840

    En 1808, le bac est un examen qui se déroule uniquement à l'oral. L’historien Claude Lelièvre précise que les épreuves écrites n’apparaissent qu’en 1840 « parce qu’on s’avise qu'un bon nombre de candidats au baccalauréat sont mauvais en orthographe. Il fallait que ça cesse ! Pourtant, 1% de la population seulement passait le bac et uniquement des hommes. Il faut attendre le Second Empire pour que quelques femmes puissent accéder au baccalauréat. Et c’est seulement au début du XXe siècle qu’il va y avoir une formation officielle pour préparer les jeunes filles au bac ! »

    La session 2015 marque un anniversaire, celui de l'objectif fixé en 1985 par le ministre de l'Education nationale de l'époque, Jean-Pierre Chevènement : porter 80% d’une classe d’âge au niveau du baccalauréat. En 1945, le taux de bacheliers était de 3%, il est de 30% au début des années 80.

    L’an dernier, 88% des candidats ont été reçus. L’objectif de 80% de bacheliers dans une classe d’âge est donc atteint mais l’historien Claude Lelièvre émet des réserves : « Le taux de réussite des bacs généraux est toujours autour de 35% , donc c’est une fameuse légende de dire qu’il y a une massification depuis ces 25 dernières années parce que c’est stationnaire. En revanche, il y a la création du bac technologique en 1967 qui représentent 20% de ceux qui sont titulaires du bac et surtout la création du bac professionnel en 1985. 30% des élèves aujourd’hui obtiennent un bac professionnel, ce sont eux qui font monter le pourcentage global de réussite ! Je précise donc qu’il n’y a pas un bac mais des bacs très différents. Il s’agit d’une fusée à trois étages, alors ces trois étages sont-ils unitaires ? J’ai des doutes là-dessus. »

    Le bac professionnel n’est pas un diplôme au rabais

    Florence Robine, directrice générale de l'enseignement scolaire au ministère de l'Education nationale défend, elle, le baccalauréat professionnel : « Il a trouvé sa place depuis longtemps dans le paysage français puisqu'un tiers des jeunes sont des bacheliers professionnels. Ces élèves sont de plus en plus jeunes du fait de la réforme de la voie professionnelle et qui fort légitimement aspirent pour un certain nombre d’entre eux à poursuivre des études. Pour nous, c’est un enjeu très important : comment faire en sorte que le fait de poursuivre des études dans l’enseignement supérieur soit une voie de réussite pour ces jeunes. »

    Ainsi depuis 2013, la volonté du ministère de l'Education nationale est de réserver des places dans les sections de techniciens supérieurs c'est-à-dire les BTS ou les DUT à ces bacheliers professionnels. L'idée étant que ces filières ne soient pas uniquement prisées par les diplômés de bacs généraux.

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