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    Olivier Py: «Chaque spectateur dit: Je suis l’autre»

    media Olivier Py, le directeur du Festival d'Avignon, le 4 juillet 2015, quelques heures avant la première de sa mise en scène du Roi Lear de Shakespeare dans la Cour d'Honneur du Palais des Papes. Siegfried Forster / RFI

    Il est l’homme-clé du Festival d’Avignon, du plus grand rendez-vous théâtral en Europe qui ouvre ses portes ce samedi 4 juillet dans le sud de la France. Olivier Py a conçu pour la deuxième fois la programmation de la cinquantaine de spectacles qui réunit aussi bien Botho Strauss, Lars von Trier, Kamel Daoud ou Shakespeare, ainsi que des troupes venues de Beyrouth, Le Caire, Buenos Aires, Dakar, Berlin, Tallinn ou Valence. Py signe également la mise en scène du « Roi Lear » de Shakespeare dans la prestigieuse Cour d’honneur du Palais des papes, la véritable ouverture du Festival. Quelques heures avant sa première, il a répondu aux questions de RFI. Entretien.

    RFI : Traduire, présenter et mettre en scène Le Roi Lear dans la Cour d’honneur du Palais des papes, est-ce que c’est pour vous une première encore plus importante que d’avoir pris la direction du Festival il y a un an ?

    Olivier Py : C’est la même chose. Je crois que les artistes ne sont pas simplement des producteurs d’objets culturels. Il faut aussi qu’ils organisent le dialogue dans la cité. Je crois que c’est très politique : un artiste, directeur du festival. Il est très important qu’il y ait encore des artistes qui dirigent des grandes institutions et qu’elles ne soient pas simplement dirigées par des technocrates. Le Festival lui-même était l’idée d’un artiste.

    La Grèce va voter ce dimanche. Selon vous, pour un metteur en scène, un comédien ou un spectateur grec, est-ce plus important d’être ce dimanche à Avignon pour jouer ou regarder du théâtre ou d’être en Grèce pour voter ?

    Les deux sont importants. Moi, ce que je voulais dire simplement, c’est que l’Europe sans la Grèce, ce n’est pas l’Europe. Cela n’a aucun sens.

    « Je suis l’autre », votre mot d’ordre pour cette 69e édition du Festival, c’est votre engagement artistique et politique qui parle, mais aussi le petit-fils d’un pêcheur napolitain qui avait pris la barque pour arriver en France. Quelle est votre définition du rôle du théâtre dans l’accueil de l’autre, dans l’accueil de ces réfugiés qui arrivent actuellement en Europe ?

    Même quand le théâtre ne met pas en scène la souffrance d’immigrants – moi, personnellement, je pense que « migrant » et « méditerranéen » sont deux synonymes –, il demande au public de commencer par se dire : « Je suis l’autre ». Quelqu’un qui s’assoit dans une salle de théâtre dit : « je suis l’autre ». Cela s’appelle la catharsis, c’est comme ça que cela fonctionne. C’est comme cela la culture commence, mais aussi la conscience politique.

    France 2 présentera une version enrichie et transmédia de votre mise en scène du Roi Lear. Le Festival Off d’Avignon a pour sa cinquantième édition cette année lancé un Festival-Off-WebTV. En tant que directeur du Festival d’Avignon, quel est pour vous le défi du théâtre dans les domaines de la télévision et du multimédia ?

    Le numérique est extrêmement important pour le Festival pour assurer une modification des rapports avec le public et peut-être avec des œuvres aussi. Il y a une semaine, nous avons obtenu le label French Tech Culture. C’est un label très important, c’est un espoir économique considérable pour un territoire très déshérité. Le Festival a été partie prenante dans ce label. Il a même initié cette idée. C’est un exemple d’une institution culturelle qui s’est battue pour un appel pour un développement économique. C’est une idée complètement nouvelle.  

    ► Accéder à tous nos articles, émissions et reportages sur le Festival d’Avignon

    ► Le programme du 50e Festival Off d’Avignon, du 4 au 26 juillet
    ► Le programme du 69e Festival In d’Avignon, du 4 au 25 juillet

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