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    France

    France et alcool: un duo ruineux qui finit mal en général

    media Deux millions de Français seraient dépendants à l'alcool. DR

    Bien que les Français aient réduit leur consommation, l’alcool reste une des premières causes d’hospitalisation dans le pays, révèle une étude publié ce 7 juillet. La France consacre ainsi, quelque 2,64 milliards d’euros, selon une évaluation de 2012, à la prise en charge des malades dépendants à l’alcool.

    Selon une étude publiée ce 7 juillet par l’Institut de veille sanitaire (InVS) dans son Bulletion épidémiologique hebdomadaire (BEH), l’excès de consommation d’alcool coûte d’autant plus cher en France qu’on attend trop pour mettre en place une vraie prise en charge précoce des alcoolodépendants. 

    Le travail que publie le BEH et qui est signé par deux addictologues, les professeurs François Paille (CHRU de Nancy) et Michel Reynaud (Hôpital Paul-Brousse de Villejuif), montre en effet que les complications liées à la surconsommation d’alcool occasionnent cinq fois plus d’hospitalisation (246 000) que le traitement de la dépendance (48 000).

    Prise en charge trop tardive

    Autrement dit, en France on attend trop longtemps pour prendre à bras le corps le problème. Les deux spécialistes soulignent qu’à peine 20 % des hospitalisations liées à l’alcool concernent des sevrages alcooliques. Le reste, c’est-à-dire, 580 000 séjours est justifié par les complications découlant de l’excès d’alcool. Au total, l’alcool est en cause dans un peu plus de 10 % des journées d’hospitalisations en France.  

    Cirrhoses, troubles neurologiques, cardiovasculaires, accidents, cancers et atteintes psychiatriques confirment chez les alcooliques « l’insuffisance de la prise en charge des comportements d’alcoolisation excessive et du sevrage, d’abord aux urgences puis, au cours d’hospitalisation pour ivresse », insiste le Pr Michel Reynaud, président du Fonds actions addictions, et cosignataire de l’étude.  
     
    L’étude estime également que les 2,64 milliards dépensés pour soigner les malades de l’alcool sont sous-estimés. Ses auteurs se sont attachés à démontrer aux autorités le poids majeur de l’alcool dans les hospitalisations en France. Ils ont ainsi noté par exemple que dans les cas de cancers (gorge, foie, œsophage, etc.) qui sont la première cause de mortalité due à l’alcool avec 15 000 décès par an, l’alcool n’était pas mentionné dans les statistiques faute d’être correctement signalé lors du séjour.

    Chaque année, l’alcool tue officiellement, 49 000 personnes en France et demeure la deuxième cause évitable de décès après le tabac. A ce chiffre, il convient d’ajouter 8 % de la mortalité cardiovasculaire, soit 12 000 décès par an, évalue l’étude de l’Institut de veille sanitaire. On est encore plus près de la réalité du poids de l’alcool sur la santé en intégrant également les coûts sociaux représentés par la perte d’emploi, la délinquance associée et les accidents du travail comme de la circulation. Pour le Pr François Paille, le chiffre de 20 milliards d’euros par an semble correspondre au constat dressé dans l’étude qu’il cosigne.

    Les Français dans le trio de tête des buveurs

    Malgré le phénomène de binge drinking (défonce à l’alcool) en hausse chez les jeunes de moins de 24 ans, leur nombre d’hospitalisations est resté stable entre 2006 et 2012. Par contre, relève l’étude, l’alcoolisation aiguë a concerné davantage d’adultes (43 ans en moyenne). C’est, selon les spécialistes, à ce moment-là que devraient intervenir les soignants pour éviter l’alcoolisation chronique, puis les pathologies graves qui en découlent.

    Même si des progrès ont été accomplis il reste encore beaucoup à faire insistent les Pr Paille et Reynaud. Et notamment améliorer la formation en alcoologie des services qui sont en première ligne pour accueillir ces patients, comme les urgences ou la neurologie. Ils recommandent également des actions ciblées en direction des régions les plus touchées comme le Nord, la Basse-Normandie, la Picardie, la Réunion…

    Malgré sa baisse de consommation, la France reste, selon l’OCDE, aux côtés de l’Estonie et de l’Autriche dans le trio de tête des consommateurs d’alcool des 34 pays de l’Organisation. Deux millions de Français seraient ainsi dépendants à l'alcool et 92 % d’entre eux ne sont pas traités pour leur alcoolisme.
     

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