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    France

    Explosions de Berre-l’Etang: Cazeneuve parle d'«un acte criminel»

    media Deux cuves ont été touchées, l’une remplie d’essence, la seconde de naphta, un dérivé de pétrole. Berre-l'Etang, le 14 juillet 2015. REUTERS/Philippe Laurenson

    Il s'agit d'un « acte criminel dont la motivation n'est pas établie ». Les mots sont ceux du ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve après plusieurs explosions, puis un vaste incendie, mardi 14 juillet, dans le complexe pétrochimique de Berre-l'Etang, dans le sud-est de la France. C'est l'entreprise LyondellBasell qui a été ciblée. La thèse de l'accident est bel et bien écartée.

    Avec notre correspondant à Marseille,  Stéphane Burgatt

    La procureur d'Aix-en-Provence, Dominique Moyal, a confirmé les propos du ministre de l'Intérieur, expliquant que la piste d'un incendie accidentel avait été « abandonnée ». D'abord, à cause de la simultanéité de deux explosions, explique la procureure : « Nous avons trouvé une vidéo et recueilli des témoignages qui nous parlent de deux explosions à trois secondes d’intervalles, donc quasiment simultanées, à 500 mètres l’une de l’autre, ce qui exclut la propagation accidentelle. »

    Ensuite, à cause de la découverte mercredi d'un autre dispositif. « Nous avons recueilli sur place un dispositif qui ressemble à un dispositif de mise à feu sur la troisième cuve concernée, un dispositif qui n’a pas atteint le but recherché qui était également, semble-t-il, de créer une étincelle puis l’incendie du liquide qui était dans la cuve », a révélé Dominique Moyal. Le système ne s’est pas déclenché, il est entre les mains des démineurs envoyés sur place.

    Les intentions sont donc clairement criminelles. C’est une certitude, mais cela ne répond pas à toutes les interrogations. La prudence reste de mise. Du côté du parquet, il n’y a pas d’élément qui conforte la piste terroriste : pas de revendication, pas de signature. Autre fait troublant, après inspection des 18 km de clôture du site, aucun trou n’a été aperçu dans le grillage, contrairement à ce qui avait été annoncé un peu plus tôt dans la presse locale. Des gendarmes ont néanmoins relevé un passage possible sous un grillage.

    Alors, par où et comment les malfaiteurs sont-ils entrés ? La théorie d’un acte interne n'est pas exclue. LyondellBasell emploie quelque 900 salariés et environ autant de sous-traitants. Ces derniers auraient été questionnés et leurs fiches « étudiées ». La piste d’un ancien salarié n’est pas non plus à exclure. Le site pétrochimique ayant par exemple « mis en pause » la partie raffinage de son activité, il y a peut-être des mécontentements à sonder. Une soixantaine de personnes se trouvaient sur le site pétrochimique au moment de l’explosion.

    Autre question sensible  : est-ce que l’on peut relier cet incendie à LyondellBasell avec le vol dans la nuit du 5 au 6 juillet de détonateurs et de pains de plastic dans un dépôt militaire, à Miramas, et distant d’une quinzaine de kilomètres à peine ? Certainement pas, selon les enquêteurs. D'après l'étude du système de mise à feu retrouvé près d'une des cuves endommagées, ainsi que le second retrouvé sur une troisième cuve qui n'a pas pris feu, les dispositifs sont trop artisanaux pour être reliés au matériel militaire de Miramas, a affirmé le parquet. Les enquêteurs attendent de nouveaux éléments qui pourraient être tirés de l'étude des dispositifs.

    Le feu n’a apparemment fait aucune victime. Le ministre de l’Intérieur a demandé au préfet de renforcer la vigilance autour des sites industriels sensibles.

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