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France: la COP 21 au cœur de la «Semaine des ambassadeurs»

media Laurence Tubiana, l’ambassadrice chargée des négociations sur le changement climatique, est revenue lundi 24 août lors de la «Semaine des ambassadeurs» sur les préparatifs de la COP 21. AFP PHOTO / MIGUEL MEDINA

Lundi 24 août a débuté la «Semaine des ambassadeurs», rendez-vous de rentrée de la diplomatie française. L'occasion de préparer la 21e conférence des Nations unies sur le changement climatique, la COP 21, qui se tiendra à Paris en décembre prochain. L’objectif de cette rencontre est de trouver un accord juridique contraignant sur le climat afin de réduire le réchauffement climatique.

La première journée de la «Semaine des ambassadeurs» a permis de débattre librement avec les ambassadeurs de France, en direct ou via Twitter. Plusieurs centaines de citoyens ont écouté attentivement les retours d'expérience de diplomates en poste dans des pays stratégiques : l'Iran, l'Ukraine, les Etats-Unis, Israël... Mais au-delà de la diplomatie des crises, ce qui intéresse le public, c'est de savoir comment Paris prépare la Conférence sur le changement climatique.

Lors de l’un des ateliers thématiques ouverts au public, l’ambassadrice chargée des négociations sur le changement climatique, Laurence Tubiana, a expliqué ce qu’on pouvait attendre légitimement de la COP 21.

« On ne va pas tout régler à Paris. On est en train de travailler sur une trajectoire collective qui est faite de plein de trajectoires nationales où chacun doit à se battre avec ses conditions. L’Inde, la Chine, en Europe… Alors oui, on peut se mettre d’accord sur un objectif de long terme, sur le fait que tout le monde reconnaît qu’il faut changer. Et chacun va changer à son rythme. Et ce qu’on va faire ensemble c’est rendre les technologies de changement beaucoup moins chères et rendre ces technologies disponibles le plus vite possible. Et c’est ça qui fait l’aller-retour entre les situations spécifiques de chacun et en même temps monter en régime sur d’autres énergies renouvelables », a détaillé Laurence Tubiana.

Et précisément, face à toutes ces disparités, comment convaincre 195 pays de signer un accord ? Comment contraindre les pays industriels à appliquer un éventuel accord ? Les questions fusent.

Laurent Fabius, le ministre français des Affaires étrangères, préfère garder un certain optimisme. « Copenhague, c’était en 2009 et ça passe pour l’échec absolu. Donc nous avons tiré ses leçons. Le phénomène du dérèglement climatique s’est aggravé et donc la prise de conscience est plus forte. Donc, il faut à la fois écouter, écouter, être ambitieux pour ne pas avoir un accord au rabais et il faut avoir un esprit de compromis... De très grands pays ont évolué, et comment voulez-vous faire un accord s'il n'y a pas d'accord avec la Chine, les Etats-Unis et beaucoup d'autres ? Tout ça pour dire que même si c'est extraordinairement difficile - parce que sur un sujet difficile mettre d'accord tous les pays du monde, c'est une difficulté au carré - nous n'avons pas le choix, il faut réussir ».

L'implication des pays africains

Et pour obtenir le meilleur accord possible, il faut que les pays africains se mobilisent aussi, estime Laurence Tubiana. « Le travail de ces pays qui ont moins de poids économique que les autres, c’est de se faire entendre, d’être cohérents et combattifs. Pas seulement pour se présenter comme des victimes du changement climatique, ce qu'ils sont et c'est un point important, mais aussi pour exiger des pays émetteurs qu'ils soient sérieux sur le travail qu'ils ont à faire chez eux. »

Mais il faut également, selon la principale négociatrice pour la COP 21, que ces pays aillent plus loin et évitent de répéter les erreurs du passé. « On attend aussi que les pays africains réfléchissent à leur propre modèle de développement puisque presque tous ont besoin de davantage d’énergie et sont confrontés au fait qu’il y a une pauvreté énergétique dans tout le continent qui est très grande. Et donc réfléchir de comment on va donner l’accès à l’énergie à tout le monde en choisissant un modèle de développement qui soit beaucoup plus propre. Et donc ne pas refaire les erreurs du passé ».

Signe de cet intérêt pour cette question, Ban Ki-moon, le secrétaire général des Nations unies, assistera à cet événement ce mercredi.

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