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COP 21: Ban Ki-moon veut un accord ambitieux et universel

media A Paris, Ban Ki-moon a évoqué mercredi 26 août avec le président Hollande les préparatifs du sommet sur le climat de décembre. REUTERS/Philippe Wojazer

Ban Ki-moon est à Paris. Le secrétaire général de l'ONU s'est exprimé mercredi 26 août devant les ambassadeurs français réunis au ministère des Affaires étrangères. Ban Ki-moon a surtout parlé climat à trois mois de la conférence COP 21 et à quelques jours d’une nouvelle séance de négociations intermédiaires à Bonn. Le but est donc d'avoir un engagement ferme des 195 Etats qui participeront à cette rencontre. Y compris des pays africains, fortement affectés par les effets néfastes des dérèglements climatiques.

Ban Ki-moon veut que la COP 21 accouche d’un accord ambitieux et universel. Devant les ambassadeurs français, ce mercredi, le secrétaire général des Nations unies a exprimé le souhait d'obtenir des engagements irréversibles et à long terme. C’est important pour les entreprises qui investissent dans les énergies renouvelables. Ban Ki-moon a également insisté sur l’équité, sur les mesures de solidarité avec les pays du Sud, principales victimes du changement climatique et sur des financements crédibles pour financer cette transition vers une société décarbonisée.

Fonds vert pour le climat

Ban Ki-moon a d'ailleurs évoqué l'épineux dossier du fonds vert pour le climat. Ce projet date de 2009, à l'issue de la conférence sur le climat qui s'était alors tenue à Copenhague. Le principe est tout simple : mobiliser à l'échelle internationale 100 milliards de dollars par an pour aider les pays en développement à réaliser leur transition énergétique. Mais dans la réalité, c'est plus compliqué. Aujourd'hui, on en est à un peu plus de 10 milliards rassemblés mais sur une période de plusieurs années, et non pas par an. On est donc très loin de l'objectif annoncé.

Dans cette histoire, il y a beaucoup de mauvaise volonté : les Etats-Unis, par exemple, sont pour l'instant les premiers contributeurs à hauteur de 3 milliards mais, encore une fois, étalés sur plusieurs années. D'autres pays comme la France essaient de trouver des ficelles pour y échapper. Sur le milliard de dollars apporté par Paris, une bonne partie n'est en réalité que prêtée, ce qui limite donc la contribution française. Le financement du fonds vert pour le climat sera donc un enjeu de la COP21. Se posera aussi la question de son utilisation. Il n'est pas exclu qu'il puisse servir notamment à financer des projets de centrales nucléaires, certes moins polluantes que des centrales à charbon par exemple, mais qu'on peut difficilement qualifier de renouvelables.

100 milliards de dollars par an

Pour l'heure, seulement six Etats africains ont communiqué leurs engagements pour lutter contre le réchauffement climatique. Il s'agit du Gabon, du Bénin, du Kenya, de la RDC, de l'Ethiopie, de la RDC et du Maroc. « Nous avons considéré que le changement climatique était une opportunité pour nous de changer de paradigme, explique Hakima el-Haite, la ministre marocaine de l'Environnement, le Maroc, qui s'engage à promouvoir le développement durable. Nous avons investi dans les énergies renouvelables, nous avons apporté notre contribution. 32% d’’émissions (en moins) dont 13% sur le budget de l’Etat, parce que c’est créateur de valeur ajoutée. La croissance verte est créatrice de valeur ajoutée. »

Selon les organisateurs de la COP 21, les pays industrialisés doivent verser 100 milliards de dollars par an pour financer la transition énergétique des pays en développement.
Mais l'egyptien Khaled Fahmy, qui a présidé la conférence africaine sur l'environnement en mars dernier, semble sceptique sur ce projet : « Nous devons maintenir le cap sur une croissance à 7%. Mais cette croissance ne doit pas contribuer aux dérèglements climatiques, on est censé avoir une économie verte. Mais comment vont réagir mes concitoyens, qui vivent pour plus de 50% en dessous du seuil de pauvreté, à toutes ces propositions ? Ca ne doit pas être une campagne de levée de fonds. Nous pensons que les pays développés peuvent entièrement financer cet accord

Sur cette lancée, ce ministre suggère d'élargir cette levée de fonds au secteur privé des pays industrialisés.

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