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    France: prendre le pouls de l’agriculture

    media Des milliers d'agriculteurs venus avec 1 500 tracteurs convergent vers la place de la Nation pour alerter sur la crise de leur secteur, à Paris, le 3 septembre 2015. REUTERS/Charles Platiau

    Plus de 1 500 tracteurs et des milliers d’agriculteurs et d’éleveurs se sont donné rendez-vous à Paris ce jeudi. Objectif de cette mobilisation hors-norme : faire réagir le gouvernement face à la détresse abyssale de l’ensemble du secteur. Pour les producteurs, l’enjeu est à la mesure de leur souffrance.

    La souffrance des agriculteurs est profonde. A travers cette manifestation, ils souhaitent attirer l’attention du gouvernement et de la population sur ce qui est en jeu pour eux : leur vie, leur famille et leur avenir. Si rien ne change, les agriculteurs craignent de ne plus pouvoir subvenir à leurs besoins. Des frais de scolarité pour leurs enfants en passant par l’essence ou l’électricité nécessaires au fonctionnement des exploitations.

    Ce sont aussi les familles qui sont menacées. Dans sa grande majorité, l’agriculture française est encore largement familiale. Les fermes se transmettent souvent de père en fils. Daniel Leborgne, 61 ans, est le père d’un producteur de lait dans les Côtes-d’Armor. Il a commencé à travailler à 14 ans et touche aujourd’hui 1 000 euros de retraite par mois. Sans l’aide de son fils, il reconnaît que ce serait très compliqué.

    Enfin, l’avenir de la profession est également en jeu. Les enfants d’éleveurs et d’agriculteurs ne veulent plus reprendre les exploitations. Ils voient les difficultés quotidiennes auxquelles sont confrontés leurs parents et se tournent donc vers d’autres métiers. La conséquence est sans appel : de plus en plus de fermes familiales mettent la clef sous la porte. Les plus chanceux sont rachetés par des capitaux privés qui n’avaient jusque-là rien à voir avec le monde agricole.

    Une moisson de difficultés

    L’ensemble du secteur agricole connaît aujourd’hui une crise sans précédent. Certains s’en sortent mieux, mais ils ne représentent qu’un faible pourcentage de la France rurale. C’est le cas des céréaliers et de leurs immenses exploitations de plusieurs milliers d’hectares. Les prix du blé et de l’orge restant relativement élevés, pour eux la crise est moins sensible. Ils sont d’ailleurs souvent considérés comme les bourgeois de l’agriculture. Les petites et moyennes exploitations d’éleveurs qui représentent la majorité de la France agricole subissent, elles, la crise de plein fouet. Pour l’instant les plus touchées sont celles du grand-ouest.

    Chaque mois de nouveaux producteurs sont obligés de piocher dans leur épargne pour survivre. De plus en plus d’entre eux travaillent à perte, car le prix de vente de leur production ne couvre même plus les dépenses nécessaires à sa création. Tant que les banques suivent, ils vivent en sursis, mais avec le stress permanent que les crédits ne se tarissent.

    Un secteur ignoré

    Face à leur détresse, les agriculteurs ont la désagréable impression de ne pas avoir d’interlocuteur qui les comprenne et se sentent terriblement seuls face à leurs problèmes. En France, c’est la profession qui compte le plus de suicides. Un par semaine, en moyenne. L’Hexagone est le pays du monde dans lequel les éleveurs se suicident le plus.

    Depuis les années 1980, tous essayent d’attirer l’attention des gouvernements successifs, mais aucun n’a su apporter de vraies réponses. Préférant fermer les yeux. Aujourd’hui, c’est donc cette cocotte minute sous pression qui menace d’exploser violemment.

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