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    France

    France: 1000 réfugiés accueillis en urgence sur la base du volontariat

    media Dans un camps d'accueil temporaire de migrants et réfugiés à Berlin, ce lundi 7 septembre. REUTERS/Fabrizio Bensch

    La France va accueillir 24 000 réfugiés, a annoncé François Hollande, répondant ainsi à la sollicitation de la Commission européenne. Un millier seront accueillis en urgence « pour soulager l'Allemagne », a annoncé le ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve. Ce seront exclusivement des personnes originaires de Syrie, d'Irak et d'Erythrée, a précisé le ministre, qui promet de mettre les moyens à disposition des collectivités locales qui se porteront volontaires pour accueillir ces réfugiés.

    La France va accueillir des réfugiés qui, selon les termes employés par Bernard Cazeneuve, ont un « besoin manifeste de protection ». Il s’agira uniquement de Syriens, d’Irakiens et d’Erythréens. Un millier d’entre eux quitteront l’Allemagne dans les prochains jours pour des centres d'accueil situés en Ile-de-France. Une solution provisoire, a promis le ministre français de l'Intérieur. « Dès que le statut de réfugiés aura été obtenu, comme c’est généralement la règle pour les ressortissants de ces pays, des offres de logement sur le territoire national, en lien avec les communes volontaires, seront proposées », a précisé le ministre.

    Un coordinateur national nommé

    Plusieurs villes de France ont déjà fait part de leur souhait d'accueillir des réfugiés. Des communes qui, selon Bernard Cazeneuve, auront le soutien de l'Etat français. « Il s’agira très précisément pour l’Etat de mettre à dispo des collectivités l’ensemble des outils et financements nécessaires de telle sorte de réunir, dans des conditions dignes, l’accueil des réfugiés persécutés », a-t-il expliqué. En vue d’organiser l'arrivée de ces personnes en France, Bernard Cazeneuve a prévu de réunir l'ensemble des maires volontaires, ce samedi à Paris.

    Un coordinateur national a été nommé pour organiser l'accueil des migrants par les différentes villes volontaires. Le préfet Kléber Arhoul, dont la nomination à ce poste a été annoncée ce lundi, occupait le poste de préfet délégué pour l’égalité des chances auprès du préfet de la région Nord-Pas-de-Calais depuis avril 2014.

    Par ailleurs, Manuel Valls a annoncé que la question ferait l’objet d’un débat à l’Assemblée nationale, le mercredi 16 septembre. La veille, les députés français débâteront de la question de l’éventuel engagement militaire de la France en Syrie.

    Des maires qui ne veulent que des chrétiens

    Cet appel au volontariat des villes françaises du ministre français de l’Intérieur, publié dès dimanche dans le Journal du dimanche, fait directement écho à l’appel lancé par le Parti socialiste jeudi dernier. Parmi les villes qui se sont d’ores et déjà portées volontaire à ce réseau de villes solidaires, on compte Lille, Lyon, Rennes ou encore Strasbourg.

    L’appel est diversement perçu par les élus locaux. Deux maires Les Républicains ont d’ailleurs signifié qu’ils étaient volontaires à l’accueil de réfugiés, mais uniquement s’il s’agit de chrétiens. « Ce que je souhaite c'est qu'on puisse avoir l'absolue certitude que ce ne sont pas des terroristes déguisés. C'est la raison pour laquelle demander à ce que ce soit des chrétiens peut représenter une garantie suffisante », a expliqué le maire (LR) de Roanne, dans le centre de la France. Le maire (LR) de Belfort, Damien Meslot, est sur la même ligne. « Je ne fais pas de tri, je choisis d'accueillir ceux qui sont le plus persécutés », affirme-t-il.

    Un tiers des demandeurs d'asile ont un logement

    De son côté, la Fédération nationale des associations d'accueil et de réinsertion sociale (FNARS), qui regroupe près de 900 associations, rappelle qu’à l’heure actuelle, « seul un tiers des demandeurs d’asile a accès à une place en centre d’accueil pour demandeurs d’asile en France, comme le prévoit pourtant la loi ». Dans un communiqué, la FNARS « réitère sa demande de création d’au moins 20 000 places supplémentaires en CADA, d’un renforcement des plateformes de premier accueil des demandeurs et de nouvelles capacités d’accompagnement pour répondre à la crise de manière concrète et durable ».

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