GRILLE DES PROGRAMMES
Monde
Afrique
Vendredi 2 Décembre
Samedi 3 Décembre
Dimanche 4 Décembre
Lundi 5 Décembre
Aujourd'hui
Mercredi 7 Décembre
Jeudi 8 Décembre
    Pour profiter pleinement des contenus multimédias, vous devez avoir le plugin Flash installé dans votre navigateur. Pour pouvoir vous connecter, vous devez activer les cookies dans les paramètres de votre navigateur. Pour une navigation optimale, le site de RFI est compatible avec les navigateurs suivants : Internet Explorer 8 et +, Firefox 10 et +, Safari 3 et +, Chrome 17 et + etc.
    France

    Après les drones, voici l’antidrone

    media Des drones ont été aperçus à Paris dans la nuit du mardi 24 au mercredi 25 février 2015 entre l'Assemblée nationale et les Invalides. REUTERS/Gonzalo Fuentes

    Durant six mois, fin 2014 jusqu’en mars 2015, des drones de provenance inconnue ont effectué en France des survols de sites sensibles. Centrales nucléaires, palais de l’Elysée ou sites militaires ont ainsi été approchés en toute illégalité. Un système mis au point par Airbus devrait à l’avenir empêcher ces incursions.

    La multiplication des drones civils dans notre espace a conduit les autorités à s’interroger sur la possibilité d’identifier les propriétaire de ces objets volants au-dessus de sites interdits. Entre septembre 2014 et mars 2015, des centrales nucléaires, une base militaire abritant des sous-marins et même le palais de l’Elysée ont été survolés à plusieurs reprises. En tout, avait indiqué le ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve, au moins 60 survols interdits de sites sensibles ont été signalés dans l’Hexagone. 

    Bredouilles
     
    Les services de sécurité ont bien mené des enquêtes pour savoir qui étaient les « pilotes » de ces drones, mais sans succès jusqu’à ce jour. Seuls trois étudiants ont été repérés au moment où ils allaient faire décoller deux de ces appareils aux abords d’une centrale nucléaire. Mais il s’est avéré que le trio n’était que des passionnés de modélisme… Les pistes suivies autour des organisations militantes pro-environnementales n’ont conduit nulle part.
     
    Bredouilles, les services de sécurité n’avaient pas l’intention d’en rester là. Trois entreprises spécialisées dans la détection ont été contactées par le Secrétariat général de la Défense nationale et l'on apprend dans Le Parisien daté du 29 septembre qu’un projet est déjà en phase de test de finalisation simultanément en France et en Allemagne. Développé par Airbus Defence and Space, le dispositif antidrone en question est un radar capable de détecter à longue distance et de brouiller les ondes radio qui commandent les drones.
     
    Le système d’Airbus, qui vient d’être présenté au salon de la défense et de la sécurité de Londres, pourrait être opérationnel au second semestre 2016.  « Notre procédé permet de détecter l’intrusion d’un drone dans l’espace aérien, de calculer son cap, sa vitesse, son altitude. En fusionnant toutes ces données dans un calculateur, on obtient une cartographie instantanée, explique le constructeur. Ainsi le système permet de repérer, grâce à un radar Spexer 500 et une caméra infrarouge, le drone à 5 à 10 km de distance avant qu’il n’atteigne un lieu à protéger ».
     
    Localiser le pilote à un mètre près
     
    Très efficace, il repère un objet de 20 cm2  à 10 km et de plus, fait très bien la différence entre un oiseau et un drone en l’occurrence. Une fois qu’il a localisé le drone suspect, le système qui n’a pas encore reçu de nom, en prend le contrôle. Il brouille l’onde radio grâce à laquelle le drone est piloté à distance et au choix, le récupère ou le précipite au sol. Le brouilleur agit sur des longueurs d’onde bien précises de façon à ne pas interférer avec les téléphones portables, les alarmes ou les pacemakers, ajoute Airbus.
     
    Autre volet du dispositif, il permet grâce à un radiogoniomètre de localiser précisément la position du pilote qui commande le drone, à un mètre près jusqu’à 10 km de distance. Si l’engin volant évolue sur un site interdit de survol, les forces de l’ordre n’auront aucun mal à interpeller le pilote en infraction. Mais le drone n’est pas toujours téléguidé ; dans bien des cas, il est programmé et donc autonome.   

    Selon toute vraisemblance, les vols de drones qui ont ému la population comme les services de sécurité durant six mois en France étaient pour la plupart des défis lancés par des amateurs sur Internet. De nombreux propriétaires de drones civils ne sont pas au fait des restrictions de survol. Pour ceux-là, le fait de pouvoir être suivis à la trace à l’approche des périmètres interdits sera suffisamment dissuasif. Pour ceux qui pourraient avoir des intentions moins ludiques, les pouvoirs publics veulent pouvoir les neutraliser. Le système actuellement à l’essai a pour objectif d’y parvenir.

    Chronologie et chiffres clés
    Sur le même sujet
    Commentaires
     
    Désolé mais le délai de connexion imparti à l'opération est dépassé.