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    La préfecture du Bas-Rhin a révisé à la baisse le bilan de l'attaque de Strasbourg. Les derniers chiffres donnent deux morts et 14 blessés, dont sept graves. La préfecture faisait état jusqu'à présent d'un bilan de trois morts et 13 blessés, dont huit graves.

    France

    Raid français en Syrie: le gouvernement réfute le bilan de l'OSDH

    media Un Rafale de l'armée française part effectuer un vol de reconnaissance en Syrie, le 9 septembre 2015 AFP PHOTO / ECPAD

    Le premier raid français effectué dimanche en Syrie aurait coûté la mort à 30 jidhadistes, dont douze enfants soldats, affirme l'Observatoire syrien des droits de l'homme, une ONG basée à Londres qui se base sur un réseau d'informateurs sur le terrain. L'information a ensuite été démentie par les autorités françaises, qui reconnaissent que le raid a eu lieu, mais qui réfutent le bilan présenté ce mercredi par l'OSDH.

    C'est dimanche dernier que ce premier raid aérien français en Syrie a eu lieu, dans la province de Deir Ezzor. L'attaque a visé un camp d'entrainement du groupe jihadiste dans une ferme située près du village de Salkha, au nord de Boukamal et au sud de la ville d'al-Mayadeen, un fief de l'Etat islamique dans la province de Deir Ezzor, à l'est de la Syrie.

    Selon les informations de l'OSDH et de son directeur Rami Abdel Rahmane, près de la moitié des combattants tués étaient des enfants soldats enrôlés par Daech.

    « Nous avions annoncé dimanche dernier que des raids de la coalition avaient eu lieu sur la région de Deir Ezzor, mais nous ne connaissions pas l’identité des avions. Les autorités françaises ont depuis indiqué mener des frappes dans la même région. Nous confirmons, après vérifications, que le raid français a tué 30 jihadistes dont 12 enfants appartenant aux "Lionceaux du califat". Parmi les victimes se trouvent également des jihadistes originaires d'Afrique du Nord qui pourraient être de nationalité française ou européenne, et des jihadistes syriens et irakiens. »

    Interrogé sur ce bilan, le porte-parole du gouvernement français l'a formellement démenti, remettant en cause la fiabilité des informations donnée par l'OSDH. De son côté, le ministère français de la Défense s'est refusé pour l'instant à tout commentaire ne confirmant que le lieu et la nature de la cible visée par le raid aérien.

    La colère des familles, selon des médias arabes

    La mort de ces enfants-soldats du groupe Etat islamique, tués dans des raids aériens imputés à la France par des sources proches de l'opposition et du régime syrien, aurait provoqué la colère des familles contre l'organisation jihadiste, qui recrute des mineurs pour les envoyer dans des camps d'entrainement militaire, rapporte notre correspondant à Beyrouth, Paul Khalifeh.

    La chaine panarabe al-Mayadeen a rapporté que les parents des victimes ont protesté auprès de responsables du groupe Etat islamique après l'annonce de la mort de plusieurs enfants âgés de 14 à 18 ans dans des frappes aériennes menées par des Rafales français, selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme et plusieurs médias.

    Si l'OSDH avance le bilan de 30 jihadistes tués, dont au moins 12 enfants, la chaine al-Mayadeen parle, elle, de 50 enfants-soldats morts dans les raids.

    L'organisation avait lancé un vaste programme de recrutement de mineurs, souvent enrôlés sans le consentement des parents. Les enfants, appelés les « Lionceaux du califat », sont soumis à un entrainement militaire et à un endoctrinement religieux, avant d'être envoyés au front. Un contingent de 140 enfants-soldats, âgés de moins de 16 ans, avait participé à la bataille de Kobané, à la frontière syro-turque, début 2015. Au moins une dizaine d'entre eux avaient été tués dans les combats contre les forces kurdes.

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